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Articles de luober

Une telle évidence

Par Le 2015-08-24




Je suis le vent fait homme, 
Je suis ton blanc fantôme,
J'ai été un feu follet
Un esprit, un possédé 
Je veux couper le boulet
Qui me relie à mon passé
Tu es une telle délivrance
c'est une si belle évidence
j'ai le coeur comme une lune
et j'y tremperai ma plume 



Lune coeur

C'est tout un poème

Par Le 2015-08-21


 

De mon vocabulaire encore incomplet
J'apprendrai à transformer des mots
 Mes hésitations ou mes  soubresauts
Car je ne me conjuque qu'à l'imparfait
 
J'avance en aveugle face à la lumière
Alors du mot jalousie
naîtra la confiance
Et du mot tristesse sortira enfin l'espérance
Je suis homme inachevé et pourtant sincère

La peur devra un jour laisser place
A l'acceptation de mes sentiments
Les trouver beaux, les trouver grands  
Et ne plus les fuir comme une menace

Oui, je ne suis encore qu'une ébauche
Un alexandrin à six pieds sous terre
Une épitaphe déposée au cimetière
L'eau claire contenue sous la roche

Tu ne pourras jamais tout aimer en moi
Et tous mes défauts et mes maladresses
Ne sont qu'expression de mes faiblesses 
Et moi, saurais-je tout accepter de toi ?

Belle satue grecque, pièce d'orfévrerie
Bijou mystérieux, serti dans son écrin 
Qui me malmène, me conduit vers demain  
Somptueux monolithe, si brut de fonderie


Comme l'oiseau dans son nid douillet
Qui ramène des vers à sa progéniture
Afin de les faire rimer avec murmure
De ton bout de ciel, je me nourrirai

Me voilà donc, montant l'escalier pas à pas
Je trébuche et je tombe lourdement parfois
Mais je sais me relever sans cesse et j'y crois
En apprentissage de tout ce qu'il y a en moi

Le plus beau poème du monde
Ce ne sera pas moi qui l'écrirai
Car, dans ton coeur il est caché
Où il se contruit à chaque seconde

Ma vie qui s'égrène dans le sablier blanc 
C'est un long roman, c'est tout un poème
Pourquoi ai-je donc si peur que l'on m'aime ?
Ne plus me trouver d'excuse et vivre au présent




Mains mur

L'enthousiaste

Par Le 2015-08-17


 

Toujours prêt à porter fièrement l'étendard du renouveau
Et à traverser des steppes arides sur de puissants chevaux
Gravissant monts immenses, franchissant fleuves impétueux
Parcourant toutes plaines lointaines pour ne plus dire "je"

Le fleuve de l'amour coulant en moi du Rhin à la Seine
Etre libre à nouveau et présent sur le devant de la scène
Tracer des routes vers mille horizons à la fois
Pour, toujours et encore, me rapprocher de toi

Voguer sur mers et océans et affronter des tempêtes
Te rendre ivre d'amour, puis te faire tourner la tête
Etre passionné, empli de ferveur et toujours partant
Pour vivre de grandes aventures et me sentir vivant

Je clamerai ma douce plainte tel le chant du cygne
En buvant ton rouge sang, comme celui de la vigne
Je remplirai ton sexe avec tous mes désirs
Jouissant de te voir dans tous tes plaisirs

De mes rêves indomptables, je te nourrirai
Et je me complairai dans ce monde d'exalté
De toutes mes utopies, je ferai grand tapage
Insouciant de demain qui ne saurait être sage
 
Le monde à mes pieds ne sera jamais trop grand
Et ni trop beau pour contenir mon coeur aimant
Même si je suis dans l'erreur et que cela m'est néfaste
Laissez-moi m'envoler dans mes élans enthousiastes




Enthousiaste

Sur ce banc

Par Le 2015-08-16



Ce banc en a vu s'asseoir des culs
Siège vermoulu qui a tellement vécu
Vu décuver des dizaines d'ivrognes
Au nez patate et à la rouge trogne
Qu'il pourrait écrire du quartier
Toutes vies s'y étant déroulées
L'histoire des amours d'un soir
Comme celle de nos longs espoirs
Il a entendu des serments avortés
Se souvenant de quelques vérités
Moi j'errais seul, sans aucun but  
Sans argent pour aller aux putes
Un soir où j'étais plus fragile
Je m'y suis assis, malhabile
Et devant moi luisait la lune
Reflet dans une flaque brune
Cramant une ou deux gitanes
Le coeur froid, l'âme en panne
Sans amour, je ne suis rien
A peine l'ombre de demain
Parmi tous les hommes, je suis un
Pourtant plus libre au sens commun
Des ténèbres a surgi alors ma destinée
Brutale, glaciale, telle une lame d'acier
Je l'ai reconnu au premier coup d'oeil
Et, fatalement, j'en ai fait mon deuil
Mon âme inutile, enfin, elle a libéré
Vers toi, doucement, je me suis envolé 
Sur ce banc, sans amour et sans âge 
Sur ce banc, sans regret et sans rage



Banc

Ressentir

Par Le 2015-08-12




C'est un verbe aussi fort que puissant.
Le seul qui nous rend vraiment vivant.
Il dispute la première place à "Aimer",
Détenant bien souvent le haut du pavé.
Porteur de douces chimères et d'émotions 
De champs de fleurs en subtiles vibrations,
De vent léger en magie du soleil couchant. 
Et, de profondes forêts en vagues d'argent,
Il se décline maintes et maintes fois.
Il est mon coeur s'emballant pour toi,
Mon lâcher-prise, plus que mes choix,
Mon ventre se nouant au son de ta voix,
Mon sexe dressé, prêt à te rendre hommage.
Mot appartenant à tous, et qui n'a pas d'âge,
Père, mère, frères, soeurs et enfants,
L'amour filial ou charnel des amants.
Sublimé par l'art qui nous transporte
Et demain, qui frappera à notre porte,
Il est la folie des sentiments et le désir.
Toutes passions que je veux "ressentir".



Ressentir

Prendre le train de l'amour

Par Le 2015-08-11


 


Voyageur esseulé sur le quai de la vie
Dans le froid d'une trop longue nuit
J'ai souvent raté le train de l'amour
Un trajet que j'aurai aimé sans retour

Et un mois de juin, j'ai croisé ta route
De juillet à août, tu as oté mes doutes
Et sur l'éphéméride, j'ai fait mes rides
Evacuant mes jalousies, faisant le vide

Continuant à t'aimer, malgré la distance
Croire en certains signes, vivre de patience
Etre si loin de toi, pour quelques temps encore
Restent doux sentiments comme un sémaphore

Pour prendre le train de l'amour au passage
Oui, j'ai su trouver en toi, tous les courages

Lisant le mot "confiance" sur ton joli visage,
L'appel des fées, des dragons et des mages


Train amour

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