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Articles de luober

L'homme aux ricochets

Par Le 2015-07-12


 

Je suis l'homme aux ricochets 
Traînant son bien lourd passé
N'ayant pas toujours su rebondir
Et au fil de l'eau devant s'aplatir

Face au cours de la vie et du long ruisseau
Je lance mes espoirs, à la surface de l'eau
Une fois sans munitions, je me sens démuni
Mais, te voilà, sur la berge qui me sourit

Ta main qui m'effleure, douce subtilité
Magnifique sensation, de se sentir aimé
Me choisissant de plats et jolis cailloux
Au creux de ta paume, présentoir si doux

Je suis l'homme aux ricochets 
Et je ne peux donc que t'aimer
De rebond en rebond, en vérité
Vers ton ruisseau, je suis guidé



Ricochet
 

Si j'étais magicien

Par Le 2015-07-12



Si j'étais magicien, alors je te ferais apparaître à la demande 
J'apprendrais les formules pour me coller à ta bouche gourmande
Puis je les oublierais pour que de moi, tu ne puisses t'arracher
Puis je les cacherais pour que le chemin tu ne puisses retrouver
Mais je n'ai que la magie des mots, je ne suis pas très sorcier 
Et je te veux libre de m'aimer, t'en aller et revenir à souhait 

Si j'étais un grand maître, je canaliserais toutes mes émotions 
Mais, je ne peux que souffler sur les braises de notre déraison 
Semblable à un phénomène surnaturel qui tout mon être dérange
Tu es un regard, un rêve, une belle lumière, mon double étrange
Tu es une merveilleuse malédiction et un envoutant sortilège 
Et je vois en toi et en ma vie comme un magnifique privilège

Si j'étais magicien, c'est toi qui tiendrais ma baguette 
Et tu la conduirais fièrement, jusqu'à ta source secrète 
Mais, je ne suis qu'un poète tombé d'un rayon de lune 
Tel le panache d'un Cyrano rêvant à belle fortune
Si j'étais magicien, tes chagrins, je ferais disparaître 
Alors je ferais en sorte que fusionnent nos deux êtres 



Magicien

Coincer la bulle

Par Le 2015-07-10



Chaque seconde qui s'égrène, chaque minute, chaque heure
Je veux les consacrer à bâtir l'immense mur du bonheur
Sur cette construction nul ciment, nul moellon, nul béton 
Car chaque brique y sera légère comme bulles de savon
Le liant en sera l'air, l'air de rien, juste le souffle du vent
Et, cette transparente palissade sera notre paravent 

Chaque jour qu'il me reste, oui, chaque semaine et chaque mois
Je veux les remplir de toi pour ne vivre que des moments de joie
A chaque être rencontré, à chaque homme et chaque femme
Je veux donner le meilleur de moi-même en ouvrant mon âme
Pris dans mes peurs, je n'avais pas eu le courage d'aimer
J'avais voulu me protéger et tout mon amour préserver

Chaque année qui passe, je veux vivre dans cette bulle
De ton coeur aimant, être à jamais le premier consul
Au pied du balcon, tel amant aux abois, jouant mandoline
Tu me déplieras ton échelle de soie et tu deviendras câline
Alors, au clair de ta lune et de ton doux fourreau
Tu m'ouvriras ta porte pour que l'amour soit beau

Un jour notre bulle, doucement envolée, ira se poser
Sur un long fleuve, où ne coule que du miel et du lait
Flots qui nous emporteront loin, si loin de tous tracas 
Cellule, bien plus forte que toi, bien plus forte que moi
Jamais, non jamais, notre bulle de tendresse n'éclatera 
Protégée du temps, à l'ombre de nos coeurs, on la coincera 





Bulle nature 1

Je me souviens de toi

Par Le 2015-07-09


 

Je me souviens de toi, de la trace de tes pas
Ton maintien bien droit et la grâce que tu as
Je me souviens de toi et de tout ce que tu seras
Demain, dans un an, quand vers moi tu viendras

Dans cet horizon infini qui prolonge tes jambes
Qui sous le soleil prennent une couleur d'ambre
Je projette sur le grand écran tendu du bonheur 
la séance du film : "Voilà mes meilleures heures"  

Dans la douceur du soir, au vent léger et parfumé
Des senteurs d'agrumes, notes subtiles et épicées
Affluent et viennent me caresser le bout du néant
Faisant couler en moi, le sirop du chamboulement

Quand les coeurs oubliés retrouvent la mémoire
C'est souvent le début de très belles histoires
Ils battent à l'unisson, retiennent leurs leçons 
Avec force et amour, ils chevauchent des dragons

Je me souviens de toi, hier, demain et maintenant
De ton allure gracile, au bas de ton ventre blanc 
De ton regard indocile à tes sourires éclatants
Je me souviens de toi, tu t'appelais cheminement



Souviens toi coeur

Est-ce donc cela l'amour ?

Par Le 2015-07-07


 

Est-ce donc cela l'amour, cette fièvre qui couve ?
Ce vide, ce manque, cette absence qu'on éprouve
Etrange affection qui peu à peu nous rapproche
Qui nous fait vibrer comme du cristal de roche 
Cette envie de l'autre et de sa tendre présence
Croire qu'on est perdu dans une douce souffrance

Est-ce donc cela l'amour, cette curiosité étrange ?
Moments où nous entendons la musique des anges
Instants où nous osons murmurer des "je t'aime" 
Magie nous faisant préférer l'autre à nous même
Alchimie du coeur, souffle de la providence
Où le besoin de l'autre devient une évidence

Est-ce donc cela l'amour, ce bien curieux mélange ?
Une belle rencontre qui quelque part nous dérange
Ne nous laissant pas sourd à ces appels sauvages,
Nous faisant frissonner et quelque soit notre âge
Cet émoi, cette étreinte, ces regards échangés
Ces mains qui se frôlent, ces corps si enlacés

Est-ce donc cela l'amour, le temps qui s'arrête ?
Ta voix disant tendrement: ça y est, je suis prête
Ton corps s'offrant à moi dans tous nos va-et-vient
Le bonheur de tes yeux se plongeant dans les miens
Est-ce donc cela l'amour, un brasier, une flamme ?
Est-ce donc cela l'amour, l'immortalité de l'âme ?



Mains

J'aimais l'usine

Par Le 2015-07-06


De ma condition ouvrière
J'ai le souvenir d'une sorcière
Qui, à la fabrique de félicité,
M'avait trouvé désoeuvré
Mon coeur était au chomage
Mais j'aimais l'usine sans âge


Je pense souvent à vous 
Magicienne sans tabou
Je fais tant d'incantations
Déclamant mes divagations
Où je pénètre votre antre 
Et le bas de votre ventre

Vous m'apparaissez en songe
En ces rêves qui me rongent
Ma mystérieuse fée Mélusine
Votre corps devient mon usine
Et j'y travaille consentant
Belle fleur de printemps


Ce labeur, je l'ai tant aimé
Que j'y tiendrai bien volontiers
Des cadences infernales
Pour mieux me sentir mâle
Et dans un merveilleux soupir
De votre douce présence jouir  



Melusine


 

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