Le blog poétique de LUOBER

Retrouvez ici, poèmes, articles et passions culturelles de votre héros,
ainsi que toute la petite histoire de la trilogie et autres anecdotes.

Une pincée



Voici une pincée de joie pour assaisonner nos vies
Une pincée de foi pour éclairer quand il fait nuit
Quelques grains de poivre pour relever nos plats
Et mettre du relief quand tout semble au plus bas

Voici une volée de bois vert que l'on reçoit parfois
Comme une leçon à apprendre qui pousse au choix
Quelques miettes dont il faut pourtant se nourrir
Pour avancer et réussir à être soi avant de mourir

Ce sel qui rend tout meilleur
Qui donne le goût du bonheur

Cette pincée d'amour ou d'amitié
Ces rêves à ne surtout pas oublier




Pincee de sel
 

Au-delà du corps



Doux amis, ne regardez pas trop mon corps
Ne le regardez pas trop quand il sera mort
Ne soyez pas effrayé par ce masque figé
Oui, la vie a disparu, la vie s'en est allée
Mais son long voyage n'est pas terminé

Au-delà de mon corps, chut je dors

Cette chair fanée ne fut que le véhicule
De ces humeurs et du sang qui circule
Au-delà du corps et de toutes ses blessures
De la présence ou non d'une belle musculature 
Ne vous arrêtez pas aux rides, aux vergetures


Au-delà de mon corps, chut je sors

Retenez plutôt le souvenir de mon sourire
L'éclat dans mes yeux où mon âme transpire
Même si pour vous sur cette Terre, il n'y a pas pire
Que la Mort et ceux qu'elle nous enlève, cruel martyre
Nous rejoignons ce que, quelque part, l'univers conspire


Au-delà de mon corps, je ne suis pas que mort


Corps 2
 



 

Défaire les nœuds



Sur la corde bien raide de la vie
Où se nouent toutes nos envies
Il y a tant d'espoirs inassouvis
Et tant de rêves que l'on oublie
Que pour en défaire les nœuds
Il faut parfois s'y mettre à deux
De tout temps et en tous lieux 
Cela a été un bien étrange jeu
Où l'on nous dame le pion
Où l'on perd souvent la raison
A vouloir trouver son équilibre
A essayer même d'être libre

Nœud de chaise ou de cabestan
Quand on repousse tout le temps
Les échéances d'après printemps
Comme pétales s'envolent au vent
Nœud de capucin ou nœud de​ huit
Quand il ne reste plus que la fuite
Qui coule et jamais ne s'arrête
Goutte à goutte, goûte la défaite
Les nœuds karmiques et leurs blocages
Montrent que l'on apprend à tout âge
Et si en tant qu'élèves indisciplinés, on surnage​
Toutefois, nous aurons droit à plusieurs passages



Noeud







 

Poème d'octobre

 

Derrière la porte, entends-tu les voix de la forêt qui se déshabille 
Bientôt l'hiver de son souffle glacial caressera les jambes des filles
Mais le vieux bonhomme de froid cheminera quelques mois encore
Avant que la neige recouvre le tapis feuillu d'une nature qui s'endort 

Tout au bout de ce long mois d'octobre, nos défunts nous ouvrent la porte
Sous les gouttes de l'averse monotone, j'écoute le doux chant de l'automne
Sa mélodie est rousse et grise, couverte de mousse et teintée de mélancolie
Et tout ceux qui s'aiment encore se blottissent dans leur lit, dans leur nid

Les oiseaux font leur bagage et rêvent déjà de destinations ensoleillées 
De ces douces contrées lointaines qui ont la saveur des sucres vanillés
Mon âme volage aimerait partir avec eux dans un froid matin de rosée
Sur les brumes d'octobre, oublier que demain la Mort va tout emporter



Feuille 1

 

Fleur de celle



 

Une de mes fleurs. Lune m'effleure.
Seul, elle pousse. Soleil et mousse.
Survivre à l'entrée de la saison sombre.
Sur l'autre rive, c'est la cité des ombres.
Fleur de celle qui se colle à ma bouche
Ce goût qui m'enracine telle une souche



Fleur 1

A la croisée des maux



Pose le vent à mes pieds
Dose le temps par palier
Quelle rose rouge t'a piquée
Quelle mouche t'a enrhumée
Tu te laisses porter, emporter
Par le flot d'une vie trop pressée


L'amour s'engouffre derrière mes mots
Et ressort par la bouche de mes trop
Et même si parfois je n'en fais pas assez
Pourtant ce que j'en fais détonne en vérité
Sur le chemin roux de tous nos automnes
J'écoute le bruit de la chute des pommes
Derrière mes maux, parfois je ris jaune

Et mon attraction vaut celle de Newton

Tant de choses que l'on nous reprend
Faisons des pauses avant d'être grand
Demain, quelle mort sûre nous attend
Traces dans notre chair, notre sang
Remonter le chemin de nos descendants
Y laisser la porte entrouverte du temps


Mais tu verras, derrière mes mots
Le monde te semblera plus beau
Et même si parfois tu en as marre
Ma jolie, jolie fleur de nénuphars
Ecoute au loin la voix de l'univers
Tel un écho, la lumière d'un phare
Rebondit pour éclairer mon propos
Oui, je me cache derrière mes mots

A la croisée des mots, perdu dans les hautes herbes
Je ne suis vraiment pas le meilleur exemple à suivre
A la croisée des maux, oui, j'ai cru six verbes 
Résister, Avancer, Croire, Rêver, Aimer, Vivre




Croisee


 

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