Le blog poétique de LUOBER

Retrouvez ici, poèmes, articles et passions culturelles de votre héros,
ainsi que toute la petite histoire de la trilogie et autres anecdotes.

Soleil d'hiver



Aujourd'hui, tu es entré par la fenêtre
Et de ma peau, tu es venu te repaître
Tel un phénix aux portes de février
Oiseau de feu, sur moi, tu t'es posé

Ta tendre chaleur a été comme une caresse
Baiser m'invitant à encore plus de paresse
Me laissant griser par toi, doux soleil d'hiver
Tu m'annonces déjà qu'au gris succède le vert

Doux soleil, doux soleil d'hiver
Doux sommeil, rêve d'univers



Fenetre

  

Amoureux d'ailes



Elle est rousse comme la feuille d'automne
Sur son visage, les tâches se collectionnent
Elle est aussi brune que le grand corbeau
Sur la neige blanche de mes hivers si beaux
Elle est douce et verte comme le printemps
Quand dans les prés fleurissent les serments 
Elle est parfois blonde et chaude comme l'été
Quand je lui confie parfois toutes mes voluptés

Et même si je t'offre mes bras et mon corps fatigué
Un jour, une nuit, sache qu'avec elle, je te tromperai
Et même si en toute sincérité, je saurai t'aimer à ma façon

Je suis amoureux d'ailes comme tous les êtres libres le sont


Ailes 1

 

Les mots sont l'émotion



Les mots sont l'émotion
Et naviguent à l'horizon
Sur la ligne de démarcation
Cours, cours, beau canasson

Libère-moi de mes tensions
L'amour n'est pas une prison


Laids mots que l'on oublie
Traînant derrière le sulki
Et qui nous désarçonnent
Quand parfois l'impoli sonne
Dans la course que l'on mène
Entre l'amour et la haine


Les mots sont l'émotion
Et réveillent des nations
Qui marchent à l'unisson
Ne cours pas après la dévotion
N'attends pas de l'admiration
Car ce sont de fausses illusions


Les mots font le vitrail
Les lettres sont éventail 
Sentiments qui nous tiraillent
Mettant nos coeurs au travail
Chevaux rentrant au bercail 

Île, étang, que je m'en aille...

Crinière au vent et prière au temps
Vivre à fond, à deux sans pur sang

Enfin trouver la joie sur cette terre Happy 
Tel un Harry Trotteur faisant naître la magie



Mustang



 

La mésange

.

Légère et sautillante boule de plume
Là-bas sur la branche dans la brume
Si fragile, si gracile, tâche jaune et bleue
Joli passereau, au moins es-tu heureux ?
 Et dans ton chant insouciant et mélodieux
J'entends, petite mésange, la voix de Dieu :
"Je peux mourir car j'ai aimé
Je peux vivre car je suis né"



Mesange

Le monde des âmes



Dans le monde des hommes, c'était un couple illégitime
Dans celui des âmes, flammes jumelles, double sublime
Chacun venait de loin et, un jour, chacun y retournerait 
L'un était épris de Liberté, l'autre voulait toucher la Vérité

Dans le monde des hommes, beaucoup d'interrogations
Dans celui des âmes, parcours spirituel empli d'émotions
Sur le chemin chaotique de la vie, ils s'étaient rencontrés
L'un parlait comme un prophète et l'autre vous guérissait


Dans le monde des hommes, ils se remettaient en question
Dans celui des âmes, ils étaient en perpétuelle évolution
A la fois maître et disciple, forme de complémentarité 
Où, selon les jours, selon les nuits, le rapport s'inversait 


Avec eux, dans l'arbre et sa pomme, le ver devenait poésie
Et de leur conscience éveillée naissaient les plus beaux fruits
Ceux de la concorde et d'une forme de paix intérieure retrouvée
Dont les pépins n'étaient pas chagrin mais embryons d'éternité



Ames 

Quand je m'en irai



Quand je m'en irai un jour sur la grand route
Laissant derrière moi tous les derniers doutes
Quand sera venu le temps de faire un bilan
De mes rares amours, mes accomplissements
Je penserai alors aux doux regards croisés
Et aux corps de celles où je me suis oublié
De leurs blancs seins dressés que j'ai caressé
Leur bouche et leurs lèvres que j'ai mordillé

Quand je m'en irai un jour dans la longue nuit
Traversant le tunnel reliant la mort à nos vies
Quand je serai tenu de répondre à mon créateur
De ce que j'ai pu commettre comme jolies erreurs
Alors je me loverai délicatement au sein de ses bras
Et avec tendresse, je n'hésiterai pas à l'appeler Papa
Je dormirai le temps qu'il faudra, de longues années
Blotti et serein sous la belle couverture du ciel étoilé



Etoiles
 

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