Le blog poétique de LUOBER

Retrouvez ici, poèmes, articles et passions culturelles de votre héros,
ainsi que toute la petite histoire de la trilogie et autres anecdotes.

L'arbre de vie



Chaque épreuve nous fait grandir
Mais nous fait parfois un peu mourir
Des profondes racines jusqu'à la canopée
L'arbre de vie s'élève pour nous rappeler
Que nos pieds en cette Terre sont ancrés
Et que nos têtes vers les cieux sont levées
Nous puisons dans le sol, notre nourriture
Pourtant, nous y retournerons, pourriture
Et, tout en gravissant le tronc de l'existence
Pour mener jusqu'aux feuilles la verte substance
Qui par l'énergie lumineuse permet de respirer
Nous aussi, élevons notre âme vers l'éternité



Arbre 1

Le souffre-couleur



Vois, je me shoote à toutes les couleurs
Pour apaiser mes plus grandes douleurs
Je m'injecte parfois des nuances violettes
Pour me souvenir des beaux jours de fête
J'ingurgite de grands verres d'absinthe
Rêves érotiques pour la femme enceinte
Et pour moi, un poison que je m'inocule  
Jaunes ou blanches comme les renoncules
Perdu dans la fusion de mes sensations
Ivre de mes perceptions, de mes émotions
J'avance seul dans cet univers coloré
Graphème de nombres ou d'alphabet
Et les sons sont ronds ou bien carrés
Formes géométriques, notes sucrées
Que je goûte à longueur de journée
Tel un souffre-couleur, émerveillé



Couleur


 

Le temps des autres

 

Le temps des autres n'est pas toujours le nôtre
Dans le jardin de la vie, passent les jours, les nuits
Chaque graine pousse à son rythme et grandit
Selon l'envie ou selon le cycle qui lui est propre

Le temps des autres est un point de vue
Qui court sur l'horloge de nos âmes nues
Chaque heure qui s'écoule, qui passe
Crée entre nous, encore plus d'espace

Le temps sépare ceux qui s'aiment
L'étang se pare de reflets blèmes
En attendant les reflets de lune
Ou des étoiles qu'il vole, une à une

Le temps des autres s'enroule à nos vies,
Nos envies, nos ennuis, nos rêves d'infini
Et ses secondes passent souvent premières
Spirale qui montre que la vie est éphémère



Horloge


 

 

Ani-mots



L'araignée doit avoir confiance en soie
Et pour ne pas choir, faire le bon choix
Le croque Odile fait toutefois le difficile
Quand on ne lui présente que des Cécile


Le lion sot n'apprend pas sa table de trois
Car il sait que malgré cela, il deviendra roi
Et quand Léo part t'acheter de la viande
Toutes les antilopes dansent la sarabande

Du côté des babouins, ça vanne et ça critique
Les singes gris massent leurs zygomatiques
Pour ricaner comme le feraient des hyènes
Sans prendre toutes les mesures d'hygiène

Et le grand cerf pend et s'enroule
Autour de ses bois que l'on moule
Seigneur avec ses grands anneaux
Jouant comme moi avec les Ani-mots



Animaux

  


  

 

Au mieux



Il est chaotique le parcours jusqu'à la sépulture, 
En ces endroits funestes où nos corps reposent 
Et où un jour ou l'autre se finit l'aventure, 
On pose sur nos cercueils quelques jolies roses
La vie n'est plus alors qu'un rivage lointain 
Le souvenir d'un rêve aux contours incertains
Et face à ce corps inerte qui ne vit qu'une fois
Alors notre âme éternelle nous parle tout bas
Comme pour mieux s'alléger d'un grand poids :
"Oui, j'ai fait au mieux ou, du moins, je crois"

Toute vie semble inassouvie et incomplète
Emplie de regrets, de remords dans nos têtes
Riche de cette nouvelle expérience incarnée
Mais encore déchiré par d'humaines pensées
Nous nous en remettons au grand Mystère
Espérant qu'au prochain passage sur Terre
Nous saurons grandir et faire encore mieux
Pour approcher de ce que l'on appelle Dieu



Au mieux
 

Absinthe



Derrière vos mots
Verlaine et Rimbaud,
Paroles qui en rime
Frôle avec les cimes
Ou les profondeurs
De toutes vos douleurs
Noyées dans le spleen
Dégâts de la narine

Au bout de vos nuits
De poètes maudits
Etalant leurs vers
Le coeur à l'envers

Derrière vos écrits
Poussés tel un cri
Un grand bateau ivre
Lentement dérive

Le goût de l'absinthe, délicieuse plainte
Parfum de fée verte, les sens en alerte
Le goût de l'absinthe, cruelle complainte
Tu seras ma perte, mon île déserte


Belles et rebelles
Effeuiller femelles
Leur visage pâle
Toutes ces fleurs du mâle
Laissées en jachère
Chère à Baudelaire
Vont à Montparnasse
Où elles trépassent
 
Le goût de l'absinthe, délicieuse plainte
Parfum de fée verte, les sens en alerte
Le goût de l'absinthe, cruelle complainte
Toi ma belle plante, ma douce mort lente



Absinthe petit
 

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