Le blog poétique de LUOBER

Retrouvez ici, poèmes, articles et passions culturelles de votre héros,
ainsi que toute la petite histoire de la trilogie et autres anecdotes.

Préférences



J'ai toujours préféré la Liberté aux femmes
Les femmes libres aux hommes enchaînés
Les hommes libres à ceux qui sont aliénés
Les fous, les fêlés aux gens sans flamme

J'ai toujours marché loin des sentiers battus
Détestant croiser la violence sur mon chemin
Mais le creux de tes reins, la courbe de ton sein
Restent le meilleur moyen pour toucher les nues

J'ai toujours essayé d'être moi, en vérité
Mais cela a été long et parfois sinueux
Souvent j'ai prié, souvent j'ai fait des voeux
Avant que le ciel ne s'ouvre sur un peu de clarté

J'ai toujours préféré vivre un peu à l'envers
Sans jamais renoncer à toutes mes obscurités
Pour demain, enfin, mieux les faire briller
Je ne suis qu'un rêveur, bâtisseur d'univers

Et pour vivre mes préférences
Comme seule et unique délivrance
Je toucherai les ailes de la liberté
Si fragile, ce grand oiseau bleuté



Liberte





 

Facettes



Quand les gens dorment
Quand les gens d'armes
Avancent dans la nuit 
Avec leurs gros fusils  

Quand les voleurs d'âmes s'enfuient
Après avoir brisé quelques vies
Alors tourne la boule à facettes
Aux couleurs sang si près des fêtes

Au carrefour de L'Europe 
Regarde la violence galope
Comme un cheval devenu fou
Mettant encore la paix à genoux

Et les gentils meurent aussi
Même si les gens pieux prient
Sournoise et invisible terreur
S'alimentant de toutes nos peurs

Est-ce une vie à facettes ?
Fiché S, terrible étiquette
Ton voisin, ce fou furieux
Prêt à tuer pour un Dieu

Quand les gens dorment
Quand les gens d'armes
Chassent les extrémistes
Pour remonter la piste
De ceux qui méprisent la vie
Et qui seront exclus du paradis



Marche




 
 



 

Le petit pin solitaire



Il poussait solitaire
Loin de tous ses frères
Au milieu d'un lac, isolé 
Sur un rocher, il était posé

Ainsi, un petit pin poussait téméraire
Affrontant les froids, affrontant l'hiver

Tous ses congénères de la forêt pouvaient se frôler
Quand au gré du vent, leurs branches se touchaient
Lui, restait seul sur son semblant d'île improvisée
Et, de sa solitude, il avait fait une force indomptée

Ainsi, un petit pin repoussait en lui sa frontière
Entre le ciel et l'eau, il construisait son univers 

Montrant au monde l'être unique qu'il était devenu
Néanmoins parfois, il se sentait seul, il se sentait nu
Un jour où ses branches, plus lourdes, lui semblaient 
Suivant sa ramure, il vit alors dans le lac, son reflet


Ainsi, le petit pin ne sachant qu'il se mirait
Cru alors que son double réellement existait

Voyant cela, la fée de la forêt eut pitié de lui
Et transforma alors l'image en un arbre ami
Ainsi, sur le petit rocher, nos deux conifères
Vécurent ensemble comme deux vrais frères
 


Il poussait solitaire loin de tous ses freres

Tu m'as donné



Père, tu m'as donné un corps pour courir, un corps pour souffrir
Et toi, tu m'as donné ton plus joli sourire et ton corps pour jouir
J'ai aussi un coeur pour aimer, une âme pour traverser l'éternité
Et toi, tu m'as ouvert tes bras, ainsi nous toucherons l'universalité
Apprenons à lâcher-prise, à faire confiance à la vie et ses miracles
Les leçons sont nombreuses et les joies éphémères, drôle de spectacle
Je suis émerveillé par toutes les jolies surprises que la vie m'apporte
Et de ce qu'aujourd'hui comme demain je trouverai devant ma porte

Tu m'as donné la foi en ma lumière intérieure, le centre de mon être
Qui éclaire la nuit et qui me guide sur le long chemin des ténèbres
J'ai eu tant besoin d'amour et j'ai tant besoin d'un "toi" sur ma tête
Peu à peu, mon coeur s'est ouvert à la vie et mon âme se sent prête
Tu m'as tant donné alors tu pourras reprendre ce qui t'appartient
Car nous ne sommes que poussière et cellule du grand corps divin



Imagination

Je veux vivre...



Je veux vivre de belles choses
Je veux sentir de jolies roses
Je veux être ivre de leur parfum
Sentir de l'océan les embruns

Je veux écrire poésie et prose
M'y noyer jusqu'à l'overdose
Serrer dans mes bras l'infini
Et vous l'offrir chaque nuit

Je veux enfin porter le message
Que nous ne sommes que de passage
Et qu'il nous faut apprendre ici bas
A faire, peu à peu, les bons choix

Et, sous le regard des anges
Le doux chant de la mésange
La nature qui m'émerveille
Oui, je veux vivre en éveil


Ange 1



 

Inspiration



Quand le jour se lève et avec lui, le monde 
Et que je m'en remets à mes idées fécondes  
Le ciel alors se dégage et les mots surgissent 
Faisant naître devant moi une étrange bâtisse
Où les apprentis écrivains, poètes et rimailleurs
Partagent l'inspiration dans un même bonheur
Des bouts de ma vie, des bouts de magie se glissent
Par la fente invisible d'une vie où plus rien n'est lisse
Je suis le héros, le héron sur l'eau, le loup qui te croque
Toi, chaperon rouge aux lèvres à la douceur équivoque

Gratter le papier comme une alumette
Pour mettre alors le feu dans vos têtes
Laisser les mots venir à la lueur de la lampe
Telle ma semence jaillissant de ma hampe
Mêler à la fois sang et larmes, transpiration
Être le père, le géniteur, plume de la création



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