Articles de luober
Nue sous sa robe blanche
Souvent nue sous sa robe blanche
J'aime la tenir par les hanches
Son corps est un bel instrument
Et son coeur, jamais ne me ment
Elle est en moi, je suis en elle
Dans nos imbrications sensuelles
Je garde en moi quelques mystères
Afin que jamais, je ne l'indiffère
Apprendre à vivre sans "Pourquoi"
Parce que c'est elle, parce que c'est moi
Et, tout simplement, s'abandonner
Au culte d'Eros, notre petite éternité
De ce somptueux fruit mûr et sucré
Capter le jus exquis pour m'enivrer
Aller au tendre noyau de son coeur
En effeuillant cette bien jolie fleur
Souvent nue sous sa robe blanche
Je défaillis, parfois même, je flanche
Mais pour elle, si entière et si franche
Je déclenche des coulées d'avalanche

Il faut du temps
Longtemps, j'ai refusé d'être heureux
Longtemps, j'ai refusé d'être
Longtemps, j'ai refusé
Longtemps
Maintenant
Maintenant, j'ai accepté
Maintenant, j'ai accepté d'être
Maintenant, j'ai accepté d'être heureux
Avant, j'avais peur d'être moi-même
Avant, j'avais peur d'être
Avant, j'avais peur
Avant
A présent
A présent, je
A présent, je suis
A présent, je suis moi-même
Longtemps, maintenant, avant, à présent
Oui, il faut du temps pour devenir grand
Et pour gagner ce long combat contre soi
Oui, il faut du temps pour faire ses choix

Le chemin de ton coeur
Empruntant ta route vagabonde, j'avoue, tu as su me séduire
Dans le véhicule de nos folles pensées, je me laisse conduire
Quand le jour se lève, que le monde prend vie, je pense à toi
Alors, sur le doux chemin de ton coeur, je guiderai le convoi
Je prends tes courbes sans décélérer avec ton âme à mes côtés
Chauffard de ton corps, sur lequel, je ne fais que passer et repasser
Il vaut mieux franchir la ligne plutôt que mener sa vie en pointillé
Sur le code de la route menant jusqu'à toi, je serai ton hors-la-loi
Il y en a eu d'autres avant moi, les as-tu aimés autant que moi ?
Si peu m'importe, seul compte maintenant, je ne m'en soucie pas
Le destin farceur se mêle souvent de ceux qui ne le regardent pas
En leur rappelant avec insistance, tout ce qui ne les regarde pas
Derrière les pièges du temps, ma mémoire ne gardera que le présent
Inondant notre route d'une belle lumière, je chasserai de toi, Satan
Je ne veux pas d'une autoroute pour l'enfer car il y a eu assez d'essais
Pour que ce joli chemin soit, de passion, de rêve et d'amour, éclairé
Je couvrirai ce sentier de fleurs et le vivrai à cent à l'heure
J'éviterai tous les panneaux de fin de limitation de tristesse
Au péage, je ne serai pas sage, me frayant vers toi, un passage
Relevant une à une toutes les barrières, j'avancerai sans bagage
Si avec mes excès de vitesse, je fais des ravages dans ton coeur
Tu sauras me pardonner car aimer vraiment ne te fait pas peur
Pour que cette vie soit belle, pour qu'elle rit et soit un peu rebelle
Il faudra parcourir ce bout de chemin comme deux âmes jumelles

Une nuque
C'est une nuque sensuelle et magnifique
Juste posée quelques mètres devant moi
Sans visage, sans âge, elle est magique
Noyée, au sein de la multitude, elle est là
Si proche que je pourrais presque la toucher
Je ne vois qu'elle. Elle seule m'interpelle
Sous des cheveux rassemblés et dorés
J'aimerais tant lui dire qu'elle est belle
Et cette nuque me parle maintenant
Parmi ces milliers de gens rassemblés
Sous le feu brûlant du soleil couchant
Et, moi seul ici, sais, que je la connais
Car d'un dos fin, elle est prolongée
Et beaucoup plus bas, dans ses reins
J'ai souvent pioché, ouvert un robinet
Déversant en elle, l'eau de mon moulin
Le moulin de mon coeur, si cher à Legrand
Et qui tourne, tourne pour elle, ma Dulcinée
Moi, le Don QuiChotte aimant et vibrant
Qui, sur cette nuque fragile, pose un baiser

Chut, je suis là !
Sur les eaux calmes que seule la conscience drague
Lorsque mon âme, solitaire, fait de belles vagues
Ou quand une plaie béante pourfend mon coeur
Chut, je suis là, me dit-elle avec sa bonne humeur
Je t'ai cherchée, très délicat exercice
Dans toutes les passions destructrices
Je me suis planté et pourtant je souris
Je me suis trompé, pourtant j'ai grandi
Le pays défait existe,
Je l'ai barré sur ma liste
Voulant toujours croire avant de trouver la foi
J'ai pourtant vu défiler tant de nuits sans toi
Tu t'es largement exposée aux feux de l'enfer
Chut, je suis là, fermé pour cause d'inventaire
Promenant fièrement certaines blessures
Et dans toutes mes phrases faire la césure
Tu vois, je ne me suis pas laissé abattre
Pour cet amour, il nous faut combattre
Le pays des fées existe,
Je l'ai trouvé sur ma liste
J'ai couru une partie de ma vie tel un baroudeur
Faisant parfois preuve de beaucoup de candeur
Je suis ancré en toi, je suis ton bonheur
Chut, je suis là, me dit-elle avec douceur

Je me souviens
Je me souviens avoir passé un été à t'attendre
A regarder le blé mûrir et la terre se fendre
Je me souviens avoir eu le coeur en confiance
A avoir cru en toi et t'avoir aimé en silence
Dans la chaleur écrasante de la belle Provence
Au son entêtant des cigales et de leur stridence
Je me souviens avoir appris de toi, la patience
Comme un nouveau mot, une nouvelle science
Je me souviens avoir attendu ce mois de septembre
La récolte des olives, puis la porte de ta chambre
Je me souviens avoir eu aussi des désirs immenses
J'étais libre de m'envoler mais j'ai su gérer l'absence
Je me souviens cet humour utilisé à outrance
Balayant mes doutes et gérant ma repentance
Rejettant les tentations par ma persévérance
Ce terrain inconnu, véhiculant mille nuances
Je me souviens des premières feuilles tombées
Et de ta simplicité pour toutes les choses vraies
Qui moi me bouleversent et pour lesquelles tu oses
Avancer, malgré toutes les questions que je pose
Je me souviens de l'arrivée des premiers frimas
Quand je me suis réchauffé au creux de tes draps
Et de l'amour que, pour moi, tu avais su garder
Tu ne m'as jamais menti puisque tu m'as délivré
