Articles de luober
Dame poésie
Sur le ventre si plat de ma muse
Là où de tout son temps, j'abuse
Le nombril du monde est rond
Echassier volage petit patapon
Tu es ma reine en toute saison
Tu es marraine au filleul polisson
Tu es renne au pays des lapons
Tu es mienne de maintes façons
Face aux gens de plume de tous horizons
Qui écrivent juste pour attirer ton attention
Tout mon zèle n'est que moitié d'avion
Attendre le colis sans Nungesser est long
Danger et péril quand ma rime se meurt
Alors dans ma maison tournent les heures
Seules les secondes sont les meilleures
Pour un aède cherchant son bonheur
Mais, voilà que tu me regardes vivre
Provisions au frais qui se dégivrent
Et comme des cons gelés à la dérive
Sexes que je réchauffe de ma salive
Si la femme à poèle est à frire
Que tout l'été, un petit navire
Mais qui n'avait jamais été gai
Et n'est pas si triste en vérité
Il faut hésiter à entrer dans latence
Quand le satellite survole la France
Parabole de tous les faux prophètes
Qui souvent se la jouent, se la pètent
Si l'amour nous donne plusieurs chances
A nous de le vivre en toute indépendance
Car être glamour est plus qu'une aubaine
Et sous le calot du pontife coule la Cène
Me levant endormi et transi au son des matines
Sur les rives romantiques du lac de Lamartine
De Rousseau à Chateaubriand, de Hugo à Prévert
J'ai fait souvent tant de promenades en solitaire
Croire en toute éternité aux rêves des poètes
Croître en vérité malgré ce bout de mal être
En vers libre, en vers lent, je me réserve le droit
Que Dame poésie m'accorde de jouer avec ses lois
Derrière les mots
Face à nos espérances et derrière tous nos mots
Brille comme une lumière à travers des vitraux
Mots reflètant toute la profondeur de notre âme
Folie des sentiments, relation hommes et femmes
De toute vacuité, jusqu'à notre pleine conscience
Belles lettres assemblées porteuses de délivrance
Des phrases nous transportant en belles litanies
Auxquelles on se raccroche assurant notre survie
Mots d'amours, beaux accords, ou mots de haine,
Maux du coeur, maux du corps, porteurs de peine
Transcendant l'amitié ou brisant toutes chaînes
Tels : paix, harmonie, liberté, passion humaines
Lus, prononcés, entendus, une empreinte fragile
Mais qui marque nos esprits de façon indélébile
Mots blessants, émouvants, séduisants ou futiles
Langue de bois ou plus rampante, gluant reptile
Employés à tort, avec force, ou bien justesse
Ils nous font passer de moments de tristesse
A la plus merveilleuse émotion de délicatesse
Je me méfie de vous car vous êtes ma faiblesse
Sans vos envolées lyriques je ne pourrais vivre
Et de toute poésie, de toute prose, je m'enivre
Ainsi de celui qui les reçoit à celui qui les conçoit
Derrière les mots, l'émoi s'envole de toi à moi

Les caprices du temps
Bonjour petite ride, bonsoir petite douleur
Toi qui nous fais vieillir, bien avant l'heure
Salut mon petit bide, ma jolie petite rondeur
Choco-Tablettes fondant comme du beurre
On ne peut pas hêtre et avoir été
Disait l'arbre si solide mais déraciné
On ne peut toujours avoir des feuilles
Disait le dépossédé à l'homme en deuil
Le temps, impérial, dit au sablier : "c'est cool"
Mais ton tempérament fait que tout s'écroule
Car à la moindre petite contrariété qui passe
Les affres de l'âge te mènent droit à l'impasse
Voilà nos corps meurtris qui se flétrissent doucement
Elle nous fait parfois horreur, la morsure du temps
Attablé impuissant au festin bien incertain de la vie
Nous passons dans le monde, ne durant qu'une nuit
Le livre de nos existences est très caractériel
Tournant ses pages comme nuages dans ciel
Nous entraînant au mot fin, inexorablement
Emporté malgré nous par les caprices du temps

Cette lumière en moi
Je te remercie humblement, qui que tu sois
Toi, qui sais faire briller cette lumière en moi
Jour après jour, me montrant la bonne voie
Répondant aux questions, entretenant ma foi
Messages relayés par mes guides et leur douce présence
J'entends battre si fort mon coeur, tel un sixième sens
Mes endormissements chargés de douces prières
M'apportent des réponses, des avant-premières
Mes prémonitions ne sont pas souvent en reste
Et mes rêves chargés de belles musiques célestes
Je ne suis que l'instrument, mais pas le musicien
De l'amour inconditionnel, je cherche les chemins
Et je prends volontiers, tout ce qui m'est donné
Mon éveil, ma mission et quelques belles vérités
Eclairer son prochain au phare de la spiritualité
Aidant chacun à aller vers soi en toute sérénité
D'épreuves de vie en formidables rencontres
J'apprends à avancer sans regarder la montre
J'aide, je soulage, je rassure, je réconforte
Essayant de ne jamais refermer ma porte
Je suis tout à l'écoute et au service de ces dons
Je combats mes doutes, vivante réincarnation
J'essaie de grandir tout autant que mon âme
Merci pour la lumière, merci pour la flamme

A peine plus de trente ans
A peine un peu plus de trente ans,
Et toujours de jolis rêves d'enfants
Il est si dur à monter cet escalier
Pas après pas, dans la vie s'élever
A peine un peu plus de trente ans,
Vouloir avoir devant soi du temps
Du temps pour rêver et voyager
Du temps pour soi et s'apaiser
A peine un peu plus de trente ans,
Et toujours des doutes à chasser
Il nous faut tous un jour, décider
Il nous faut tous grandir et aimer
A peine un peu plus de trente ans,
Voilà, bientôt l'âge d'être maman
Il nous faut aussi nous engager
Sur le grand chemin se retrouver
A peine un peu plus de trente bougies,
A éteindre avec le souffle de l'envie
Il faut apprendre à ne jamais douter,
Se surprendre, et ne pas s'essoufler
A peine un peu plus de trente bougies,
Qu'il faut entretenir jour et nuit
La confiance en soi, c'est la clé
Il faut oser sa propre vie et avancer

Salade de fruits
Souvent tu as ramené ta fraise
Me mettant assez mal à l'aise
Comme tu avais pris le melon
Me laissant un peu à l'abandon
Tu as gagné le prix citron
A force de me faire marron
Et pourtant j'avais la banane
Une telle envie d'être profane
Pour m'occuper de ton abricot
Juteux comme un fruit au sirop
En croquant tes deux cerises
Pointant douces et exquises
Tu m'as pris pour une pomme
Comme le dernier des hommes
J'en ai pris plein la poire
Alors je me suis mis à boire
Cela finira devant un avocat
Séparation de toi et de moi
Je t'ai donc mis à "l'amande"
Car tu es bien assez grande
Renouvelant mon forfait Orange
Et que plus jamais tu me déranges
Ni ne veuilles me casser les noix
Je vais "m'éditer" tout seul en moi
Ecrire un grand livre sur l'Australie
En mangeant, ou plumant, des kiwis
Il faut vraiment que je me dépêche
Et que je retrouve un peu la pêche
Il paraît qu'il faut attendre un peu parfois
Pour avoir à nouveau le gôut de l'ananas
