Articles de luober

Couleur chair

Par Le 2016-06-03


Emportés par foie parfois, elixirs, désirs et faiblesses
Préférant aller à con, fesse, se griser de vin de messe
De mon hardi goupillon dressé, j'agrandirai ta blessure
Voir en couleur chair, mélanger ton huile à ma peinture
Le bien, le mal, la roue, le pal, nos corps et coeur en panne 
Diable d'hommes s'arc-boutant, les anglais avec la Jeanne
Les vents, Gilles de Rais souffle sur nos corans lassés
Et l'habit bleu a versé au fond du ciel ses nuages épais
Tu as tort à relire sans cesse les imparfaites écritures
Ainsi, le temps plié fait au fond de l'espace sa courbure
Religions dont tu n'as cure se nourrissant de la baie mûre 
Jouant avec l'histoire, la vérité, comme autant de ratures
Je serai très franc ma soeur, je ne serai pas franc-maçon
Et nous irons en voyage sur la lune, ensemble à l'unisson​
Alors je te crucifierai à la rose croix du plaisir éternel
Aime-moi, aie foi en moi, tu verras s'ouvrir grand le ciel



Nus enlaces

 

Tous les matins du monde

Par Le 2016-05-31


Tous les matins du monde se ressemblent
Toutes les âmes, brunes, blondes, s'assemblent
Aujourd'hui comme hier mais pourtant différent
Dans la nuit incertaine aux portes du firmament

Tous les cœurs esseulés se souviennent
Quand sur le chemin de la vie ils traînent
Leur chagrin ou leurs moments heureux
La trace d'une peine ou d'un espoir à deux

Tous ces moments où les corps attirés se touchent
Tes suaves senteurs féminines inondant ma bouche
Et le délicieux souvenir de tes yeux qui  m'interrogent
Depuis, le temps de nos amours a tourné sur l'horloge

Tous les matins du monde où j'ai rêvé de toi
A ces instants volés que l'on ne rattrape pas
Ceux où l'on s'est aimé en étant dans le vrai
Ces heures portant en elles, toute l'éternité




Matin

 

Libérez les chevaux de bois

Par Le 2016-05-30


Libérez les chevaux de bois et les otaries du jardin des plantes
Déchaînez le fantôme de ton souvenir si présent qui me hante
Que mille intempéries, la grêle et la foudre s'abattent sur moi 
Si en la force de mon amour, de mes sentiments, tu ne crois pas
Sortir du mauvais rôle de ma vie, ne plus être l'amoureux transi
Et exposer à la face du monde, mes rêves, ma folie et mes envies
Allant si haut que j'aime tes bas sans que je sois collant pour autant
Prenant des risques, électriques, tournant sur ta bobine en t'aimant  
Les pensées créent des ponts invisibles, qui  relient en silence 
Les âmes sœurs, qu'importe le temps, la distance et l'absence
Lis, béret sur la tête, tenant ma baguette et tourne le manège de ma joie
Libérez alors les chevaux de bois comme toute l'énergie que l'on a en soi



Chevaux de bois

Seule la nuit

Par Le 2016-05-28

 

Seule la nuit m'attend, seule la nuit m'apporte du repos
Quand dans le torrent du doute, emportée par les flots
Mon âme tourmentée voudrait, sans cesse, jeter l'ancre
Me voilà, prenant la plume, que je trempe dans l'encre

Seule la nuit fait voyager et ouvre la porte des rêves
Là où je baise les étoiles, sans relâche et sans trêve 
Face à l'éternité, je mets tout mon corps en expansion
Quand je m'offre entier tout l'univers et ses érections

Alors, en file indienne ou en file entropie, tel un céleste mécène
Je donnerai mon corps, puce, à toutes "Nobel" physichiennes   
Qui, avides de prix, le déchireront de leurs crocs acérés 
Pour dans toutes les galaxies, enfin pouvoir m'éparpiller

Observant sans fesse la constellation de la verge, sans I car 
Le sexe du monde pénètre le ciel comme la lumière d'un phare 
Lune qui chute dans mes sons d'âge, perdant la foi et l'hymen 
Seule la nuit saura me faire aller dans la paix du triste, Amen



Lune croissant

 

Au coeur des saisons

Par Le 2016-05-26


J'attends qu'elle veuille se blottir dans mes bras
Quand l'hiver sera là et qu'il fera à nouveau froid
Et même si c'était l'été et qu'elle avait trop chaud
Je ferai alors toujours en sorte d'humidifier sa peau 

J'attends que ce coeur bien lourd s'élève vers les cieux
Que l'automne et ses vents l'emportent avec mes adieux
Et même si seul le printemps devait enfin me la ramener
Ainsi, de toutes les saisons d'elle, ce serait ma préférée
 



Coeur pierre volant

Leçons de sa voix

Par Le 2016-05-25


Le son de sa voix, leçons de sa vie me font du bien
Ce timbre doux comme la rosée et légèrement voilé
Qui fait vibrer en moi tout ce qu'il y a d'humanité
Ô que j'aime entendre ce très troublant refrain

Impression de flâner nus, phare sonore éclairant ma voie
D'une myriade de notes lumineuses aux couleurs d'éternité
Se reflétant sur tout le ciel en nappes mordorées
Mon âme en est apaisée et mon corps est en joie
Quand je l'entends parler et que j'écoute sa voix

Pour ce ramage, je composerai de belles mélodies
Et j'écrirai des chansons aux multiples couplets
Tel le chant des oiseaux qui veulent s'accoupler 
Jouant des musiques célestes empreintes de magie

Tirant sur la corde qui fait vibrer mon diapason
Pour interpréter avec elle de longs concerts tôt
A nouveau, partir à deux, faire des fugues en do
Tentant avec tant d'amour d'accorder nos violons
Ainsi, j'apprendrai par coeur, de sa voix, les leçons

Laissant échapper mon cri douloureux en longue agonie
En servile, autrefois, j'ai bramé pour la biche aux abois
Mais si les avocats lisent que j'ai tiré leçons de sa voix

Je retirerai ma plainte car seul l'amour dirige ma vie


Son voix

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