Articles de luober
Transformation
Avec le vent de la douleur qui chasse les nuages
Rien ne me cache plus à présent de la lune, l'image
Cherchant en moi tant de grandes réponses
Hier ou aujourd'hui, jamais je ne renonce
Et ici est la symétrie entre l'archer et sa cible
Trouver demain la voie sèche ou humide
Y'a-t-il une danse où les pas coïncident ?
Parfaire toutes les connaissances de soi
Entends-je vraiment de mon âme, la voix ?

La Bête
(14 juillet 2016 - Nice)
La Bête avance, immonde et gluante
Servie par des chiens de la haine
La Bête avance, fielleuse et puante
Répandant partout la Mort et la Peine
De mes yeux tombent des gouttes
Car certains hommes me dégoûtent
Elle ne respecte rien la Bête
Mais un jour, on aura sa tête

Abécédaire
A regarder de très haut la Terre
B attitude d'un monde exemplaire
C pas ration d'éléments chimiques
D couverte que l'on croit magique
E fée misme, à vouloir comprendre
F hors gigantesque pour apprendre
G faim de la vie, et un si bel appétit
H coupe l'envie, et voilà c'est fini
I ci et maintenant dans quatre planches de bois
J mon corps défendant sous cette grande croix
K tu fais de malin, homme à la vie de chien
L m'a fait du bien, quand elle m'a fait sien
M du soir au matin, et ne regrette rien
N à oublier demain, sentiment malsain
O point où on en est ma soeur
P naître profond en mon coeur
Q rative, guérir de façon inédite
R mite, gros insecte troglodyte
S une bonne idée de toujours se cacher ?
T pas un nain visible, petit, tu sais ?
U main à dit : "Dois", alors serre ma pogne, mon gars
V hérité rajoute la foi, couvreur d'église, je crois en toit
W comme ceux contenus dans ViVant
X chromosome de la croix et du sang
Y d'Athènes, civilisation inspiratrice
Z à domicile, chèque emploi sévices

Unité
Comme le tout est chacun et unité en moi
Comme tout un chacun, je vis à un endroit
Mais je préfère souvent me rendre à l'envers
Là où est la lumière, un peu moins de matière
Je suis en complémentarité plus qu'en opposition
Tel le serpent du soleil et de la lune en constriction
De la grâce de l'aigle à l'ardeur du lion
Je poursuis le chemin de mon évolution
Je commande, j'obéis, je suis or et argent
Agissant et sentant, donnant et recevant
Arbitrant ma raison avec l'imagination
A la fois fécondation et longue gestation
Inventer et comprendre, l'esprit écartelé
Derrière l'ombre naturelle, j'ai vu une clarté

Le chant des moissons
Allez, glisse vers moi, sonneur en gerbes fécondes
Quand tout ton désir de moi et ton émoi m'inondent
Alors, au cas par cas, rions, car si vite résonnent les heures
Nous nous devons d'être heureux en attendant le bonheur
Dans les champs de l'amour, tous ces greniers d'abondance
Quand l'on s'aime et que ton ventre recueille ma semence
Que ta voix s'élève vers les cieux en un chant mélodieux
Et que nos corps de chasse s'emballent, mêlés aux dieux
Les moissons du coeur nous donnent tant de grain à moudre
Une douce farine, la poussière de l'âme, si délicieuse poudre

Le vieux assis devant l'âtre
Regardez le vieux assis devant l'âtre
Aussi fragile qu'une statue de plâtre
Aussi blanc et aussi froid que la mort
Il a parfois pleuré à raison ou à tort
Mais il a vécu la vie, cette merveille
Me soufflant tout doucement à l'oreille
Que te rencontrer a été grand privilège
T'aimer, un bonheur et un vrai florilège
Alors réchauffant ses vieux os à la cheminée
Tu restes dans son coeur et toutes ses pensées
Bercé par le tendre souvenir d'avoit été heureux
Il a désormais tout le temps de mourir à petit feu
