Articles de luober
Aléas
Aléas, allez où ? Aléatoire
Pensées folles, élan vibratoire
Chimie moléculaire, physique quantique
En déclamant le cantique des cantiques
Ouvrir toutes les portes, tous les livres
Avec une seule envie, celle de poursuivre
Pressé comme un citron, il faut faire un zeste
En avançant toujours sans demander son reste
Fin d'aléas, allez où ? Alea jacta est
Les dés sont jetés, direction l'ouest

C'est l'été
C'est l'été qui fait grandir ses épis venant caresser mon coeur
C'est l'été et sa chaleur qui fait s'épanouir les plus jolies fleurs
Aimer, même si c'est tard, lorsque les solitaires unissent leur solitude
Aimer, surtout sans fard, quand le vent porte le parfum des béatitudes
C'est l'été-rrifiant qui réfléchit dans le miroir de ma vie
C'est l'été qui infuse, vert ou noir, qui mon sang perfuse
C'est laid, tes mots me reprochant quelquefois de ne plus faire ton bonheur
Celer tes attentes, comprendre nos décalages et abandonner tes rancoeurs
Dans mes rêves, je me dirige vers le rayon vert depuis ma petite enfance
Nouveau papillon éclos, me voilà guidé par la lumière dans mes transes
C'est l'été-rapie qui soigne, et qui de toi, je le sens, m'éloigne
C'est l'été-rritoires, inconnus, que je pars explorer l'âme nue
J'ai lu des dizaines de livres interdits, donnant davantage de sens à ma vie
J'ai pris le temps de toucher du doigt les étoiles pour mieux éclairer ma nuit
Et au contact d'âmes pures, les chemins de l'Esprit se sont peu à peu révélés
Mon bâton de pélerin en main, désormais, il ne me reste qu'à les emprunter

Pour connaître la rose
Pourquoi donc le temps ?
A qui il rit, à qui il ment
Pourquoi donc la mort ?
Île au trésor où je m'endors
La vie paraît légère
Les ailes en paire
On y passe une journée
Neige tachetée d'un si bel été

La règle du JE
J'ai rencontré des âmes merveilleuses que j'ai aimées
J'ai caressé des corps nus que j'ai tendrement baisés
J'ai découvert des merveilles en chacun, des vérités
J'ai écrit pour vous divertir et pour vous interroger
Y a-t-il un chemin meilleur qu'un autre ?
Derrière les apparences quel est le vôtre ?
Un autre éclairage, percez et vous verrez
Quand l'élève est prêt, le maître apparaît
Le but du Je étant de se délivrer de l'Ego
En se décryptant, se sortant du tombeau
Refaire l'Unité au sein de mon laboratoire
Puis se brûler en travaillant dans l'oratoire
Les frères du feu dans un esprit de continuité
Transmettent la morsure de la flamme d'éternité
En invitant le serpent, les forces de l'uni vert
Rendre la matière transparente à la lumière

Hiérophante
En naissant, apparaît l'effet mère
Pour être au jus, je réagis en père
Et je n'ai pas d'autre alternative
Qu'une expression si figure hâtive
Mais quand l'étang d'art flotte au vent
Je peins ce mon seigneur, si tranchant
Qui sait cambrioler mon âme qui peluche
Même attaché, l'émeu note les autruches
Ainsi vit l'été, au grain des saisons
Des grandes vendanges et des moissons
Incivilité, au gré des folles passions
De mes actes manqués et mes déraisons
Savoir se mettre à l'abri, à demeure
Les bras m'en tombent tel l'empereur
Calé dans un bon appartement chaud
A savourer en lisant cent journaux
Hiérophante, asthme qui m'étouffe
Voyant magique d'un opéra bouffe
Et devin rouge dont ma soif s'étanche
Découvrir l'avenir vers lequel je penche
Portant casque de fer parmi les hommes
Je m'effacerai d'un seul coup de gomme
Afin de pouvoir mieux tout recommencer
Et enfin t'expliquer les mystères du sacré

Intériorité
Dans cette exigence intérieure tendant à nous rendre libre
Qui nous ballote cependant et nous plonge de livre en livre
Nous poussant à emprunter le chemin de la connaissance
Me voilà incertain, face aux fragiles limites de la science
Il m'aura manqué parfois cette toute petite étincelle
Qui met le feu au poudre et peut rendre la vie belle
J'ai touché des bonheurs du bout de mon âme creuse
Quand il était là, l'amour m'a rendu la vie heureuse
Esprit en moi, je serai ton roi
En soleil, je brillerai pour toi
Hécate, je serai la grande reine
J'occuperai ton corps sans peine
Je pénétrerai ta lune chaque nuit
Grâce au Mercure, je fuierai l'ennui
Sans ambivalence, sortant du bain
Je garderai alors mons esprit sain
Sous le regard de la tendre colombe
Se fera cette union d'âmes du monde
