Articles de luober
Dans ses yeux
Dans ses yeux, brillent des soleils
Qui pourraient bercer mon sommeil
Dans ses yeux, passe l'âme du monde
Et de toutes les galaxies, tourne la ronde
Dans ses yeux, un voile de souffrance
Mais aussi, une force, une délivrance
Dans ses yeux, se reflète la forêt
Alors à pas de loup, à pas feutrés
Demain, sans rien demander en retour
Dans ses yeux, juste le reflet de l'amour

Auxiliaire de vie
Toujours hêtre arbre de la forêt
Pouvoir n'être qu'à la maternité
Chemin, je suis vrai ou j'ai froid
Toutes ces actions suivies d'effroi
Tout au bout du long couloir étroit
Droits de l'homme couvert d'un drap
J'étais automne, j'avais tes rangs
Je serai forme, j'aurai Hall blanc
En sainteté comme en soutien-forge
Vu le Quinté, sens du blé ou de l'orge
Occis, lierre de vie, grain plante
Sur les murs rien d'autre ne serpente
J'en appelle à la raison divine
Voix dans la tête qui turlupine
Face à la mer, cure de jouvence
Face contre terre, la décadence
Relever la tête et tous les défis
Pour sonder le fond de la nuit
Poster mes mots dans la boîte à l'être
Et de mon écriture arriver à renaître

Presque
Presque des inconnus face à face
Sucre, thé ou café, tasse à tasse
Une fissure sur la table en bois
En réalité, un abîme un peu froid
Un décalage par le temps creusé
Petites cuillères, couteaux tirés
Un peu de beurre pour faire glisser
Un peu de leurre pour faire oublier
Que le temps et son grand oeuvre
Est derrière tout cela et manoeuvre
Progéniture comme seul ciment
Mais au fond de soi, on se ment
Tout pourrait aller bien ou presque
Être liés l'un à l'autre, arabesque
Mais les liens rendent prisonniers
Et retiennent les rêves de liberté
Alors entre eux, tout y est ou presque
Mais de l'amour ne reste qu'une fresque

Félin
Tes yeux de chat
Ma faim de loup
Ce temps de chien
On est félin pour l'autre

Ces moments...
Ces moments si forts où je suis dans le vrai
Et où des larmes de joie se mettent à couler
Regarde-moi dans les yeux, viens caresser mon âme
L'amour que tu me fais est pareil à une flamme
Ces moments où l'on voudrait vivre à jamais
Où l'on croit que nos corps sont faits d'éternité
Cette magie blanche qui nous sort des abysses
Quand le sort t'allège et que le mal est fils
Ces moments merveilleux où l'on touche les cieux
Et qu'en nous se révèle toute la force des dieux
Que sur les courbes de ton corps, je me sens revivre
Et que du parfum capiteux de ton ventre je m'enivre
Ces mots mentent à ceux qui ont renoncé
Au plaisir délicat de ceux qui savent aimer
Alors que vive ces moments où nos coeurs se raniment
Et que tout, autour de nous, vibre et enfin s'illumine

Aimant
Poète ayant aimé, poète ayant souffert
Souvent, je me suis noyé dans un vers
Au fil de la vie et de mon écriture
De ma peau, aime toutes les griffures
Si je me suis senti mal, senti mental
C'est que mon engagement était total
Sache que je ne peux aimer autrement
Car ceux qui s'attirent sont aimants
Noyaux de fer, l'amour, matin et soir
Sur le champ magnétique de nos espoirs
Mes convictions sont lignes de force
Rester droit dans l'âme, je m'efforce
