Articles de luober

Notre monde

Par Le 2016-08-14


Notre monde est parfois ainsi fait
Il nous arrive d'en être prisonnier
Bêtement englué par des contraintes
Recherchant du temps par mille feintes
Faut-il encore savoir quoi en faire
Plus la paix, l'amour que la guerre 

Notre monde est parfois aussi fée
Car il nous arrive de nous en libérer
Grâce à nos rêves et nos passions
Bien loin du tumulte des Nations
Ecouter le vent, le chant des sirènes
Sur les mers, veilleuses et sereines 

Notre ronde ici bas est très éphémère
Graine que je porte et qui te fait mère
Repoussant notre propre matérialité 
Âme dans un nouveau corps à élever 
Ainsi vont les cycles où l'on pédale 
Pour sortir un jour du grand dédale



Lune nuages

 

Excuse-moi

Par Le 2016-08-13


 

Excuse-moi si parfois mon esprit vagabonde ailleurs
Il est fort souvent rebelle et court à en perdre haleine
Jouant à saute-mouton dans de très grandes plaines
Excuse-moi si je pose sur un autre nuage mon coeur

Le rêveur rêve, c'est son travail
Les amoureux font l'amour heureux
Et le merle se moque bien d'eux
Il se rit même de l'épouvantail

Excuse-moi si parfois je rêve d'une autre
Elle est comme une brume que je respire
Un vent frais et parfumé qui m'enivre
Excuse-moi si cet amour n'est pas le nôtre

Le pêcheur pêche avec son attirail
L'abeille qui butine en fait son miel
Et la cathédrale s'élève vers le ciel
Pour que la lumière illumine le vitrail

Excuse-moi ou alors exclus moi de tes pensées
Fleurs multicolores et légères de nos printemps
Quand nous croyions encore aux doux serments
Excuse-moi si le temps est parfois meurtrier 

Cet amour qui emprisonne ou bien délivre
Nous emportant comme fétus de pailles
Dans l'attente des prochaines semailles 
Non, on n'apprend pas tout dans les livres



2femmes un homme

Avec de l'amour

Par Le 2016-08-10


J'ai traversé de longues nuits sans aucun rêve
Comme si mon âme, trop lourde, était en grève
J'ai parcouru de très nombreuses années 
Sans serrer dans mes bras un corps aimé

Je me souviens du flux de la mer dans ton ventre
Cette conque accueillante dans laquelle je rentre
Je me rappelle du goût sucré-salé de ta bouche 
De cette place que tu m'as laissée dans ta couche

En effet, avec de l'amour, tout est si différent
Ne pas oublier de dire qu'on les aime, aux gens
Alors, avec beaucoup d'humour, pour compenser
On repart seul dans les longs couloirs de l'éternité

Pour ne pas m'envoler en rajoutant des L à mon âme
Je me dois d'en couper un pour n'avoir qu'une lame
Et, si je suis feu, alors je porte en moi aussi la flamme 
Car avec de l'amour, même la mort n'est plus un drame

Brille, chrome aux hommes, joli brin de fille, diamant
Des amours sans gênes, éthique. Êtes-vous vivants ?
Nos corps en double hélice, perle que j'enfile, amants
Avec de l'amour renaît alors la mémoire des sentiments


Ange coeur

De jolis souvenirs

Par Le 2016-07-18

 

Te souviens-tu quand j'étais heureux ? 
En fait, tu me diras, cela importe peu
Le sens dans lequel on parcourt le chemin
C'était hier ou, même, peut-être demain

Et, depuis toi, depuis moi, chaque jour 
J'ai appris de la vie, j'ai appris de l'amour
Depuis des mois, émoi en moi, chaque fois
Que j'ai un peu faim, que j'ai un peu froid

Ainsi, je me suis très souvent réveillé en sueur
Croyant que je faisais encore battre ton coeur
Tous mes rêves de toi ont été trop courts 
Mais ils m'ont chaviré, merveilleux jours

Te souviens-tu quand j'étais heureux ? 
En fait, cela me parle de nous deux
Ce sont de très jolis souvenirs
De ceux qui nous font grandir



Souvenirs

Septentrion

Par Le 2016-07-16


Avec votre esprit, êtes-vous d'accord ?
L'âme hors du corps ou la mort du corps
Voilà quatre mots-lettres : Aime, Eau, Air, Terre
M.O.R.T quatre cavaliers menant au cimetière
Trépasser dans son lit, ou souffrances du vitriol
Dévorer par le lion vert, ou distiller par l'alcool
Le quatrième élément : Feu, madame Vie qui s'éteint
Coup du sort, est-ce un beau jour, la rosée du matin ?
Être le messager, le porteur d'éther Nitré
Tout corps doit se putréfier pour exister
Souffler sur la braise, la crinière du lion
Regarder l'étoile polaire, le Septentrion 
En sept étapes et trois passages pour trouver l'unité
Apprendre la pas science et être Être de spiritualité 



Septentrion

Affect

Par Le 2016-07-16

 

Affect, thé ou café, versus affliction
Boire la tasse de toutes nos passions
Trouver refuge en nos moi profonds
A l'abri de tous les regards inféconds
Je lis tes ratures sur mon coeur
Et cris si nombreux, par ailleurs
Travaillant encore sur nos esprits
Pour agir sur la matière, tu es jolie

J'ai une vision éculée de l'amour et de ses rites
Mais pourtant je sais bien que la vie passe vite 
Tu m'as fait tant de bien, partout là où tu es passée
Les recoins de mon corps s'en souviendront à jamais
Mon âme a toutefois encore mille secrets
Et que je n'ai point eu le temps de révéler
J'ai en moi un soleil plus brillant qu'un bijou
Je ne suis presque rien et pourtant je suis tout



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