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Articles de luober

Etre deux

Par Le 2015-10-10



Etre un, être deux, être heureux
Etres de lumière et merveilleux
Etre deux lumières dans la nuit
Etre mis devant la fée, accompli



Etres lumineux2

Revendications

Par Le 2015-10-07


Je revendique le droit d'être fragile
d'être porteur de sentiments futiles 
d'être une chose parfaitement inutile
de n'être qu'un singe évolué et agile

Quand dans nos pauvres vies de chien
Il ne se passe désormais plus rien
Je revendique le droit d'être libre
Et du vin de la nuit me rendre ivre

Je revends Dick et sa mouche Mireille
A un prix folklorique qui m'émerveille
Joan Baez et a franchement raison
Même Bob, dit l'âne, mange le son

J'aimais 68 et ses accents rebelles
Comme 69 et ses humidités sexuelles
Je revendique aussi d'être solitaire
Tout en désirant le contact vulvaire

Je revendique le droit à l'erreur
Et cracher à la gueule du malheur
Je veux tant d'amour pour demain
Que j'en oublierai d'être humain

Alors au chevet du sentiment alité
Ce très grand malade, je veillerai 
Et, face à toutes mes revendications
Attendre que vienne la cicatrisation



Homme descend du singe
 

Je me suis tant de fois oublié

Par Le 2015-09-29


Poids des ans pesant sur moi
Tels corbeaux qui tournoient
Et qui trop souvent font mal
Nous faisant sentir l'hiémal

Je me suis tant de fois oublié
J'ai froid, mais depuis, j'ai  été

Fuir cette hivernalité 
Et ces responsabilités
Etre totalement écrasé
Par mon rôle de pilier 

Je me suis tant de fois oublié
Je voudrais tant me déplier

A l'aube de tout renouveau
Vouloir relever mon niveau 
Essayant d'être meilleur
Essuyant tous les pleurs

Je me suis tant de fois oublié
Que je devrais pouvoir pleurer

Quand tout repose sur soi
Se sentir pétri d'effroi
Vouloir être aussi léger
Que la plume et s'envoler

Je me suis tant de fois oublié
Je voudrais enfin exister



Oublier

Au clair de la lune rousse

Par Le 2015-09-28


Automne, tu m'étonnes avec tes couleurs qui détonnent
Ecoute donc la chanson "les feuilles mortes" que j'entonne
Dvorak et son Nouveau Monde vont laisser alors la place
A la troisième des quatres saisons juste avant la glace 
Vive la vie, mais le temps si baroque arrête Vivaldi 
Pauvres yeux, vous êtes cernés, rendez-vous aussi
Misérable corps qui s'ébat, qui se bat et s'endort
Fais trois petits tours, puis s'en va vers la mort
Tel un crépuscule ou la fin d'un parcours de vie
Tel un Petit Poucet, à qui, l'on a enlevé sa mie 
Je m'enfonce chaque jour davantage dans l'obscurité
Pourtant je croyais encore pouvoir toucher l'éternité

En ce mois de couleurs vives, on refait son nid
Et moi, je défais ta robe, et je te trouve si jolie
Emoi, bien avant l'aube, quand enfin tu t'abandonnes
Et toi, en ce matin de pluie, doucement, tu fredonnes
Période où dans les bois traînent tant de mycophiles 
J'appuie sur le champignon et me voilà donc qui file
Je m'éloigne vers mon destin à vive allure 
Portant en moi quelques vieilles blessures 
Seule postée à la fenêtre, tu as un peu froid, tu tousses
En me regardant disparaître au clair de la lune rousse



P129

Chaque jour un poète...

Par Le 2015-09-26


 

Chaque jour un poète naît, un poète meurt
Des étoiles filent. Hantes-tu mon coeur
Fantôme de l'amour, je suis ton disciple
Chaque jour un rêve paraît puis se dissipe

Chaque jour est nouveau et fait un peu peur
Nous, les apprentis, en quête de bonheur
Car tout recommence au matin de la vie
Chaque nuit finit aux portes du paradis 

Chaque homme, chaque femme s'unissent
Dans tous ces drames qui nous hissent
Vers les lumières des grandes magies
Chaque amour porte en lui un peu d'infini

Chaque jour un poète pleure ses amours perdus
Et avec tous ses mots révélés, il se mettra à nu
Poète trempe ta plume et n'oublie pas d'aimer
Car chaque jour tu mourras pour notre éternité



Lever

Ma parenthèse

Par Le 2015-09-24

 

On ne vivra jamais ensemble mais j'habiterai ton corps 
Tu seras le rivage où je m'échouerai, magnifique décor
Apportant vague désir et vague de plaisir sur ma plage 
Dès que je le pourrai, je viendrai te rendre hommage

On ne vivra jamais ensemble mais je lirai dans ton coeur 
Car tu sauras me l'entrouvrir et j'y verrai mille couleurs
Comme un fruit de la passion, j'en savourerai la pulpe
Voilà une belle leçon d'amour que la vie nous inculque

On ne vivra jamais ensemble mais je serai ton refuge 
Du fond de notre lit, tous deux, on vaincra le déluge
Et, tu viendras te blottir dans mes bras, le corps à la fête 
Je t'apaiserai quand ailleurs, tu devras battre en retraite

On ne vivra jamais ensemble mais je caresserai ton âme 
Sous mes mains fébriles, elle me révélera tout son charme 
Tu es ma parenthèse inattendue, une de mes seules libertés 
La bouffée d'oxygène qui manquait à ma vie pour respirer



Parenthese

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