Articles de luober
Les hommes
Les Hommes sont mauvais
Les Hommes sont bien pire
Qu'animal vivant dans nos forêts
Quand entre eux ils se déchirent
Les Hommes sont la nuit et les obscurantismes
Ils sont l'intolérance, la peur et le racisme
Les Hommes sont cruels
Dans tous leurs délires
Ils sont emplis de fiel
Ils colportent leur ire
Les Hommes sont aveugles à la divine lumière
Ils avancent dans l'ombre oubliant leurs prières
Oui les Hommes sentent le sang
Bien plus que que les vampires
Ils sèment la mort à tout moment
Si violents qu'on ne peut les décrire
Les Hommes sont le feu, les Hommes sont la guerre
Ils crachent sur leurs frères et malmènent la Terre
Et derrière toute cette folie qui divise le monde
Il y a pourtant des Hommes qui nous réconcilient
Avec l'espèce, en véhiculant tant de bonnes ondes
Portant l'espérance car ils sont pleins d'empathie
Et même si l'on trouve souvent qu'elle est longue la nuit
Ne jamais désespérer de l'Homme car la Femme est en lui

Etat de l'Art
Quand on parle d'art, il nous vient à l'esprit
Sans nul doute, quelques noms de pays
Si Autriche, Allemagne et ex-pays prussiens
Nous ont donné beaucoup de grands musiciens
Bach, Mozart, Beethoven et Wagner
Dont on fredonne encore tous les airs
Tant de peintres et sculpteurs furent eux, italiens
De Vinci, Michel-Ange, Véronèse ou Le Bernin
L'Espagne sur la toile n'est pas dans l'oubli
De Goya, Velasquez, Murillo, Picasso et Dali
De Rembrandt jusqu'à Vermeer, le pays de la tulipe en a aussi founi
Des hollandais volants, tel Van Gogh et Mondrian venus jusqu'à Paris
Puisque nous parlions à l'instant de la ville reine de notre chère France
Elle s'inscrit en lettres capitales au pays des écrivains avec abondance
De Du Bellay à Ronsard, de Lamartine à Baudelaire, que de Stances
De Corneille à Racine, De Molière à Courteline, que de pièces jouées
Chaque siècle porte des dizaines d'oeuvres passées à la postérité
La liste des gens de plumes de l'hexagone est une liste à la Prévert
Où se cotoient tant de grands noms écrivant en prose ou en vers
Des auteurs de contes ou de fables de Perrault à La Fontaine
Des grands maîtres du roman tenant tout le devant de la scène
Balzac, Stendhal, Hugo, Flaubert, Dumas, Verne, Zola, Proust et Camus
Maupassant, Chateaubriand, Gautier, noms dont aucun n'est inconnu
Siècles, styles et courants littéraires se cotoient et les mots sont en fête
De Montaigne à Mauriac, de Gide à Sartre, et d'Appolinaire à Colette
De Rimbaud à Verlaine, de Mallarmé à Pagnol, de Diderot à Aragon
Voilà un pays ayant vu naître tant de talents porteurs de nos émotions

La cathédrale en feu
Depuis près de mille ans, dressée
Et en une nuit en partie terrassée
Cathédrale en proie aux flammes
Pour Paris et la France, un drame
Vers toi, tous les regards du monde se sont tournés
Lorsqu'en cette mi-avril, tu t'es en partie effondrée
Quand l'Histoire du pays à ton histoire est mêlée
Quand Victor Hugo dans ses écrits t'a magnifiée
En faisant danser sur ton parvis une autre dame
Sous le regard de Quasimodo, ton bossu, Notre-Dame
De la Cité, tu es et resteras le poumon, le coeur et l'âme

Ça ne cerf à rien
Ça ne cerf à rien d'être aux abois
Une fois que la biche blessée s'en va
La flèche de l'amour plantée dans le coeur
Elle va se laisser mourir dans la douleur
Ça ne sert pas le chien de la meute dressée
De le lancer aux trousses du pauvre gibier
Je ne suis pas très faon, des chasseurs
Qui abattent la bête qui fuit, qui a peur
Même si tu l'es, ça sert à rien d'être raciste
Heureusement que Schindler avait sa liste
Et que certains trains jamais n'arrivent
Que des bateaux n'atteignent pas l'autre rive
On rencontre un peu de tout dans Mère Nature
Mais pas sur les esclaves, du fouet, les zébrures
Et, seul l'être humain va souvent contre Nature
En ayant des lois universelles une autre lecture
Ainsi, ça ne cerf à rien d'appeler animal
Celui qui d'instinct ne connaît pas le Mal
Qui à l'orée du bois, certains soirs, brame
Quand les siens deviennent trophées sans âmes
Et l'Homme, quand il n'est pas chamane
Prélève plus que son dû, c'est là le drame
Dans le silence de la souffrance animale
Se cache l'esprit de la forêt primordiale
On apprend bien plus en observant notre faune
Qu'en sortant nos muscles ou notre testostérone
Et, à quatre pattes, ils sont plus droits que nous
Qui faisons souvent marcher les nôtres à genoux

Île n'est point de salut
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Île n'est point de salut aux hommes naufragés
Malmenés par les flots rageurs de nos sociétés
Ballottés sans cesse sur des radeaux incertains
Là, où rien n'est moins sûr, qu'un nouveau matin
Île n'est point de statut qui rend les hommes libres
Car bien souvent de leur colère, ils se rendent ivres
On les voit se déchirer, le poing serré par la haine
Ne prenant pas le soin, des femmes, calmer la peine
Il n'est point de gisant qui demain se redresse
Ni aucune statue de pierre de l'Olympe de Grèce
Car l'ombre envahit tout au jour du grand séjour
Emportant le faible tout comme le fort, tour à tour
Je n'ai point peur de la Mort, juste de la souffrance
Qui l'accompagne parfois si on joue de malchance
Face à la longue nuit, j'ai encore moins peur de la peur
Seuls à mes amis et amours, je ne veux causer de pleurs
Sur la barque tranquille guidée par le Passeur
J'irai sur l'île obscure pour y poser mon coeur
Car il n'est point de salut, il n'est point de refuge
Quand devant le tribunal des âmes, on nous juge

Le pays des gens qui m'aiment
Regarde, j'ai presque bouclé ma valise
J'ai passé avec vous des heures exquises
Mais, tôt ou tard, il nous faut partir d'ici
Y laisser quelques roses, quelques soucis
Les matins sur Terre sentent le croissant
La mer si vague, l'enfance et le sable blanc
Vous m'avez laissé, précédé, mes décédés
Et tel Lamartine, mon monde est dépeuplé
Le grand voyage n'a pas de frontières précises
Au hasard d'un matin, je partirai à ma guise
Oui, j'aurai accompli quelques jolies choses
Et écrit des milliers de vers et un peu de prose
J'irai donc au pays des gens qui m'aiment
J'arrêterai mes errances, mes blasphèmes
Je laisserai une enveloppe mais sans la lettre
Elle sera charnelle et le reste prêt à renaître
