Articles de luober
La vie
La vie, cette belle histoire qui se termine toujours mal
Que l'on aimerait voir se colorer façon images d'Epinal
Une aventure terrible mais formidable dans tous les cas
Où ciels bleus ou roses ne sont pas si fréquents que cela
C'est incertain, parfois Germinal, parfois la quête du Graal
On rêve souvent et l'on guette de l'univers le moindre signal
On traverse des voies, on écoute des voix, intérieures parfois
Et l'on s'aime vraiment ou alors on fait semblant quelquefois
Défaire, refaire, parfaire et mettre du temps à comprendre
Si on connaît tous la destination du voyage sans se méprendre
On ne sait pourtant pas par avance quelle sera la durée du trajet
Cependant, nous restons maître sur la façon dont il va se dérouler

Tout ce que j'ai pu rater
Face à tout ce que j'ai pu rater comme grands virages
En m'envoyant dans le décor après quelques dérapages
Je sais qu'on peut rarement refaire ce qui a été défait
Sauf si on croit au merveilleux et à la magie des fées
Il faut être pile à l'heure pour recevoir les bons messages
Et enfin voir défiler du grand film les plus belles images
On ne peut cependant trop longtemps aller à contre-coeur
Il faut emprunter les bons chemins pour croiser le bonheur
Crois-moi, tout est bien fini pour ce qui devait l'être
Dis-toi que c'est très bien ainsi pour ce qui est à naître
Des saisons mordorées où toute ma vie n'était qu'un chantier
J'ai gardé les plans qui pour moi ont été tracés et je rebâtirai
Tout ce que j'ai pu rater au sein de cette vie
Et à mettre en regard de ce que j'ai réussi
La table de fête
Au fil du temps, des Noëls bleus, des Noëls blancs,
Je me souviens d'un dicton en patois, répété souvent
"A l'an qué ven, si sian pas maï que sian pas men"
Comme une requête de protection adressée au divin
Pourtant la table de fête s'est vidée au fil des ans
Une grand-mère, une mère ont quitté le vivant
Et voilà ceux qui restent, tous à nouveau réunis
Pour fêter en ce jour, la naissance de Jésus Christ
Autrefois nombreux, autour du repas à partager
Pensifs, ils ne sont désormais plus qu'une poignée
Et l'espace séparant les convives a aussi augmenté
Le blanc de la nappe et de l'hiver a peu à peu gagné
Dans la crèche, tout près de l'enfant, il y a le boeuf
Dans la brèche des coeurs, près du fils, il y a le veuf
On évoquera alors le souvenir de ceux qui sont partis
Avec pudeur et délicatesse pour ne surtout pas blesser
Ce jour magique que, malgré tout, l'on se doit de fêter

Tempête
Dans ma tête, une tempête s'est vissée
Des dilemmes qui autrefois sévissaient
Dans ma caboche, une grand sacoche
Encore emplie de vieux papiers moches
Au gré du gros temps, de tous les ouragans
Je joue les chimpanzés, les orangs-outans
Me déplaçant agilement de liane en liane
Tentant d'éviter les flèches adroites de Diane
Si j'ai fait souvent peu cas du monde matériel
Je n'ai pu de ma conscience, échapper aux appels
Sur la gamme de mes émotions, j'ai joué tant de fois
Que je me suis cru à l'abri des fausses notes, parfois
Mais le vie est faite de milliers de surprises insensées
De belles sensations autant que de négatives pensées
De ce tout en un qui sont d'enrichissantes expériences
Je dois relever le défi pour rendre belle mon existence

Ainsi soit-il
Accepte-moi tel que je suis
Si tu ne veux pas que je fuis
Pétri dans les contradictions qui font les hommes
Et qui autrefois ont poussé Eve à croquer la pomme
Ainsi soit-il et aussi verte soit-elle
Alors, aime-moi tel que je suis
Ne mets pas de barreaux à ton lit
Je pourrais t'aimer une nuit ou alors une vie entière
Si mon âme vagabonde ne se sent pas trop prisonnière
Ainsi soit-il, aussi jolie sois-tu
Prends-moi tel que je suis
Météo, mi-soleil, mi-pluie
Je ne sacrifierai pas le temps qui nous gouverne
A passer des jours moroses et des heures ternes
Ainsi soit-il et que la liberté soit "Ailes"

Les pieds dans l'eau
Bien souvent rien ne se passe comme prévu
Dans cette vie où il y a beaucoup d'inconnus
Il faut vaincre nos peurs, essuyer nos pleurs
Et traverser par moment de sombres heures
Et il y en a des voyages périlleux à mener
Tant de longs escaliers tortueux à monter
On donne tant de coups d'épée dans l'eau
Avant de revoir danser la vie à nouveau
Il faut parfois désapprendre pour comprendre
Défaire les noeuds pour pouvoir la corde tendre
Et franchir le fil de la vie en gardant l'équilibre
A chacun de trouver la recette qui le rendra libre
Les pieds dans l'eau, la tête dans les nuages
Le coeur vaillant, battant fort dans sa cage
