Articles de luober
Sur les bords de l'enfance
Mon enfance, viens, viens tout contre moi
Que tu t'endormes au creux de mes bras
Tu verras, nous serons si bien tous les deux
J'ai pour toi de tendres et de doux aveux
Mon enfance, écoute, écoute ma voix
Que tu te rappelles toutes mes joies
Nous marcherons dans les souvenirs
Et grâce à toi, nous saurons grandir
Sur la plage bleue des doux bords de mon enfance
S'échoue en vagues, les souvenirs de l'abondance
Cet océan de miel si sucré
Que rien ne pourra effacer

Soleil d'hiver
Aujourd'hui, tu es entré par la fenêtre
Et de ma peau, tu es venu te repaître
Tel un phénix aux portes de février
Oiseau de feu, sur moi, tu t'es posé
Ta tendre chaleur a été comme une caresse
Baiser m'invitant à encore plus de paresse
Me laissant griser par toi, doux soleil d'hiver
Tu m'annonces déjà qu'au gris succède le vert
Doux soleil, doux soleil d'hiver
Doux sommeil, rêve d'univers

Amoureux d'ailes
Elle est rousse comme la feuille d'automne
Sur son visage, les tâches se collectionnent
Elle est aussi brune que le grand corbeau
Sur la neige blanche de mes hivers si beaux
Elle est douce et verte comme le printemps
Quand dans les prés fleurissent les serments
Elle est parfois blonde et chaude comme l'été
Quand je lui confie parfois toutes mes voluptés
Et même si je t'offre mes bras et mon corps fatigué
Un jour, une nuit, sache qu'avec elle, je te tromperai
Et même si en toute sincérité, je saurai t'aimer à ma façon
Je suis amoureux d'ailes comme tous les êtres libres le sont

Les mots sont l'émotion
Les mots sont l'émotion
Et naviguent à l'horizon
Sur la ligne de démarcation
Cours, cours, beau canasson
Libère-moi de mes tensions
L'amour n'est pas une prison
Laids mots que l'on oublie
Traînant derrière le sulki
Et qui nous désarçonnent
Quand parfois l'impoli sonne
Dans la course que l'on mène
Entre l'amour et la haine
Les mots sont l'émotion
Et réveillent des nations
Qui marchent à l'unisson
Ne cours pas après la dévotion
N'attends pas de l'admiration
Car ce sont de fausses illusions
Les mots font le vitrail
Les lettres sont éventail
Sentiments qui nous tiraillent
Mettant nos coeurs au travail
Chevaux rentrant au bercail
Île, étang, que je m'en aille...
Crinière au vent et prière au temps
Vivre à fond, à deux sans pur sang
Enfin trouver la joie sur cette terre Happy
Tel un Harry Trotteur faisant naître la magie

La mésange
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Légère et sautillante boule de plume
Là-bas sur la branche dans la brume
Si fragile, si gracile, tâche jaune et bleue
Joli passereau, au moins es-tu heureux ?
Et dans ton chant insouciant et mélodieux
J'entends, petite mésange, la voix de Dieu :
"Je peux mourir car j'ai aimé
Je peux vivre car je suis né"

Le monde des âmes
Dans le monde des hommes, c'était un couple illégitime
Dans celui des âmes, flammes jumelles, double sublime
Chacun venait de loin et, un jour, chacun y retournerait
L'un était épris de Liberté, l'autre voulait toucher la Vérité
Dans le monde des hommes, beaucoup d'interrogations
Dans celui des âmes, parcours spirituel empli d'émotions
Sur le chemin chaotique de la vie, ils s'étaient rencontrés
L'un parlait comme un prophète et l'autre vous guérissait
Dans le monde des hommes, ils se remettaient en question
Dans celui des âmes, ils étaient en perpétuelle évolution
A la fois maître et disciple, forme de complémentarité
Où, selon les jours, selon les nuits, le rapport s'inversait
Avec eux, dans l'arbre et sa pomme, le ver devenait poésie
Et de leur conscience éveillée naissaient les plus beaux fruits
Ceux de la concorde et d'une forme de paix intérieure retrouvée
Dont les pépins n'étaient pas chagrin mais embryons d'éternité