Articles de luober
Accord encore
En corps à corps
Encore accord
Il faut être fort
Ou faire un effort
Car la chair est bon marché
Quand l'âme part se reposer
Dans les plaines de l'ennui
Sur les champs de la nuit
Où surgissent les noirs rochers
De nos solitudes exacerbées
En corps à corps
Accord encore
Finir dans le décor
Finir dans ton corps
Y écrire des mots rouge sang
Pour relier tous les sentiments
Entre les lignes de nos vêtements
Fées que l'on défait allègrement
Comme celles courant dans la forêt, assurément
Tout près de la cascade de mes enchantements

Un, deux, toi, soleil
Sur le bout de mes doigts
Je compte jusqu'à toi
Sous le coup de l'émoi
Les jours n'en finissent pas
Chaque matin qu'on voit se lever
Une autre vie est à recommencer
La lune ronde repart avec la nuit
Et nos rêves avec elle s'enfuient
L'astre sort de son court sommeil
Nouveau réveil. Un, deux, toi, soleil

Je pars à Doxe
J'ai aimé cette vie qui m'a tant donné
Sans toutefois vraiment tout me livrer
Et quand mon heure viendra à sonner
Je la quitterai pourtant sans un regret
J'aurai mis des années à en faire le tour
Le tour du monde et le tour de l'amour
Mais peut-on aller au bout sans détours
Au bout de soi, de ses nuits, de ses jours
Au bout de ses choix, de ses rêves parfois
Trouver son chemin et y tracer sa voie
Y laisser quelques petits cailloux lisses
Pour un Petit Poucet, pour toi, mon fils
J'ai aimé cette vie qui m'a emprisonné
Sans toutefois vraiment me délivrer
J'ai scié des barreaux pour m'échapper
Des conventions et des fausses vérités
Et je pars à Doxe en voyage d'affaire
Jeu, participe passé, été comme hiver
Je n'ai pas voulu me laisser enfermer
Voire, tout simplement, être étiqueté
On peut croquer la pomme avec élégance
Tout en ne se fiant pas aux "appâts rances"
En poisson et anguille qui se faufilent
Pour aimer sans se découvrir d'un fil
Loin des jugements de certains hommes
On ne se fait pas en un jour comme Rome
J'ai aimé cette vie et certaines femmes
J'ai touché le feu affolé, touché la flamme
J'ai été beau dans leurs yeux ou leur coeur
J'ai tant combattu pour vaincre mes peurs
Et si la chandelle de l'amour parfois vacille
La Liberté reste toujours la plus belle fille
Je pars à Doxe les bras chargés de présent
Et je laisse mon passé au fond de l'océan
Je n'ai pas cherché à être homme parfait
Mais simplement à être moi, à être vrai
Et mon âme quand elle se sera envolée
Ne revendiquera que cette authenticité

Aristo gratte
Les ducs à Sion sont en apprentis sages
Quand les marquis noient les céréales
Tandis que parfois les vies comptent
Mais sont faussées du fait du Prince
Monseigneur ouvrant toutes les portes
Avec une cuiller en argent dans la bouche
A la place de la plèbe et des basses couches
Qui meurent dans le ruisseau de Voltaire
Là-bas, ronds ou carrés, je te fais chevalier
L'aristo gratte le peuple et péquenots blessent

J'avais des rêves...
J'avais des rêves pour nous deux
Chacun les siens et c'est tant mieux
J'avais des rêves à l'infini
Mais déjà s'approche la nuit
On ne vit souvent qu'un bout de nous-même
Car toutes nos peurs étouffent nos "Je t'aime"
Mais dans tout ce que nous avons accompli
Il y a du divin, du sublime qui nous ravit
On met du temps à exister
On met du temps à être vrai
J'avais des rêves à transformer
On met du temps à échapper
A tous les obstacles rencontrés
J'avais des rêves à emporter

Mai doute, Mai envie
Aimer est là dans mon coeur qui prend froid
Et Mai est là avec ses brins d'espoir ou de joie
Certains défilent en chantant, émus, gais
D'autres défient le temps avec leur sablier
Le monde bavard s'agite tout autour de moi
Je reste hagard sur le quai du cinquième mois
Juste derrière, Mai doute, Mai envie,
Va s'ouvrir la route au bout de la nuit
En cette moitié de printemps, où le bonheur
Sous forme de blanches clochettes prend fleur
Je me sens peu en harmonie avec la foule qui crie
Mon âme veut rester libre et insoumise, entropie
