Articles de luober
L'amour est à la fenêtre
L'amour est à la fenêtre et il regarde s'envoler la tristesse
Il lui dit "Au revoir", bien désolé Françoise, vive la liesse
Il ne prend pas de gants, c'est ça le destin des êtres aimants
Ils s'attirent telle la limaille de fer pour refaire le présent
L'amour aime la littérature, il lit "Des souris et des hommes"
Il rend plus riche que l'argent quand "Les sous se rient des sommes"
Et du Lac de Lamartine ressort le fantôme émouvant de l'aimée
Quand, une fois le linceul tombé à ses pieds, rayonne enfin la vérité
L'humour gagne sur le mal-être et il rit sous cape dès le petit matin
Tel un poisson qui ne manque pas d'air, "carpe diem" dès demain
La pensée se nourrit "d'elle-m'aime" et s'installe au delà du temps
L'amour est à la fenêtre, il me guette et me murmure : "je t'attends"

En t'attendant
En t'attendant, une larme de joie avait coulé le long de ma joue
En te rêvant, mon corps se souvenait de toi, disant soyons fous
Annonçant ta venue, comme un doux parfum se répandait dans l'air
Des fleurs et épices habillées aux collections été, automne, hiver
Des notes de musc, belles senteurs sucrées au fond de moi gravées
Je te respirais, fée "Romone" et je t'expirais car tu m'inspirais
En t'attendant, un drame merveilleux naissait enserrant mon coeur
En te rêvant, Génie, gémis, j'ai mis sur moi ma plus belle pudeur
Gourmand de cet instant, comme un petit enfant devant du chocolat
De Paques ou de Noël, avoir le coeur tout en fête, c'est déjà ça
En t'écrivant, je te couchais sur du papier velin ou du parchemin
En me répondant, tu m'as montré la porte de tant d'autres chemins
En t'attendant, j'ai eu un peu froid, quand bien même tu crois en moi
En t'attendant, j'ai gardé mon sang-froid, même si tu es ancrée en moi

L'anniversaire d'une fée
Lors de l'anniversaire d'une fée
On apporte des présents du passé
Emballés avec du papier du futur
Cadeaux ayant bien fières allures.
Viennent les lutins de la contrée
La merveilleuse Alice est invitée.
Quand son âge est enfin annoncé
La fée sourit car rien n'est vrai :
Deux ans, douze ans ou une éternité.
Au pays imaginaire, en fond de vallée
Coule la belle rivière de nos vérités
Et elle y boit souvent avec son protégé
Un petit dragon, tout prêt à s'envoler
Battant gaiement des ailes à ses côtés.
Un peu sorcière, elle parle à la lune
Et tire les cartes et lance les runes.
Elle est aimée de tous la petite fée
Car son amour absolu est un bienfait.
Si cette lumineuse croise un jour votre route
De sa baguette elle dissoudra tous vos doutes
Sachez que c'est un privilège qui vous ait fait
De pouvoir souhaiter l'anniversaire d'une fée.

Pince-moi
Moi qui cours sans trêve après tant de rêves
Ma si douce Alice, malice, je suis ton élève
Au pays des merveilles, un lapin apaisé
m'a dit à l'oreille que tu m'attendais
Et moi, doux poète, j'ai voulu y croire
Je me suis admiré en ce si beau miroir
Au pays des merveilles, un fou chapelier
m'a dit à l'oreille ce qui m'attendait :
Au sel de ta bouche, je goûterai du miel
Au creux de ta couche, je verrai le ciel
Alors ne me laisse pas au milieu du gué
Conduis-moi à toi, dis-moi ta vérité
Pourquoi me pousser vers d'autres bras
Penses-tu que les tiens, je ne mérite pas ?
Jusqu'à la fin des temps ou jusqu'à ma délivrance
J'aimerai inonder ton corps de toute ma semence
Pour fertiliser en toi un amour si différent
Cette magie naissante des regards d'enfants
Ton sourire sincère m'inspire la confiance
Même si j'ai si peur d'entrer dans ta danse
Même si le beau dragon tu laisses envoler
J'aimerai être sûr que tu m'as un peu aimé
Il est des rencontres qui nous émerveillent
Pince-moi, fais-moi mal, que je me réveille

J'aurais aimé
J'aurais aimé de beaux ciels bleus
J'aurais souhaité dire : nous deux
Mais seuls de grands nuages orageux
Font de mon horizon leur terrain de jeu
J'aurais aimé lire la carte du tendre
Me réveiller en toi et me surprendre
Te prendre, t'apprendre sans me défendre
Au travers de toi, enfin me comprendre
Je t'ai vu traverser ma vie quelquefois
Comme ces grands vols de sauvages oies
Ou sous la forme d'un bel oiseau exotique
Sifflotant de douces mélodies magiques
Recroquevillé sur ma branche, attendant de pourrir
Pomme empoisonnée, fruit défendu, rêvant de mourir
Accroché seul à mon arbre, j'attends donc de mûrir
Pour que tu me cueilles et me croques d'un sourire
J'aurais aimé être le doux fruit de tes désirs
Pouvoir t'initier, te conduire à tous les plaisirs
J'aurais aimé qu'avant tu sois le bruit du tonnerre
Et l'éclair transperçant un jour mon cœur solitaire.

Homme, suite homme
Vas-y, croque c'est la pomme
Mais, je ne suis qu'un homme
Si affamé et si seul en somme
Mes chemins mènent au "Rhum"
Je suis paumé, ou tout comme
Homme, passe à la suite, homme
M'embaumer, me lire un psaume
Et déclamer : "Home sweet home"
Passer en Suisse, Pauvre pomme
Tel Guillaume, pénétrer ton royaume.
