Articles de luober
Mécanicien
A force de kilométrage
Réparations et garages
Souillures et mélanges
Aux huiles de vidange
J'ai soulevé ton capot
J'y ai vu du très beau
Un coeur à redémarrer
Belle mécanique enrayée
Je réparerai ton corps
Et ce sera sans effort
Il me suffira de t'aimer
Et je suis bien équipé
J'ai en moi les outils
Pour blessés de la vie
Et dont je fais partie
Mécanicien en survie
Je graisserai tous tes rouages
Ne serais pas toujours très sage
Mais je respecterai ton âme
J'effacerai tous tes drames
Je prendrai le temps de te roder
Tu te sentiras en toute sécurité
Je conduirai vraiment en douceur
Je nettoierai ton carbura-coeur

Je donne ma langue au chat
Lecteur fou, j'aime lire, délires
Auteur flou, je me livre, délivre
Rivage tournant la page, équipage
Et je me jette à terre, caractère
Faire le pitre, droit au chapitre
Crochu la tome, très zélé fantôme
Défense d'y voir, pachyderme noir
Souvent je te fais face, préface
Effacant le soir, face au miroir
Je me mire, je m'admire, alouette
Petit oiseau rêveur mais sans tête
Reflet dans le carreau d'arbalète
Image transpercée de part en part
Et c'est mon créneau les remparts
Comme le tort tue, forme carapace
Tous aux abris, collage, doux virage
Je me joue des mots et des phrases
Et mon verbe étincelant s'embrase
Mais le chat gourmand avalera la langue
Même de ceux qui arrondissent les angles
La langue des piafs, le mystérieux message
Sauf à qui sait l'entendre ou qui sait être sage

Aux portes des années
Aux portes d'une nouvelle année
Que d'un pas alerte, je franchirai
Je me sens la force et le courage
D'écrire encore une nouvelle page
J'ai des rêves, des envies à foison
Qui sont à la limite de la déraison
Aux portes des années
Je frappe pour entrer
Je veux bouffer la terre qui m'ensevelira
Butiner ta fleur et ton doux miel d'acacia
Et repeindre le ciel aux couleurs de l'été
Me surprendre à être enfant de l'éternité
La vie resplendit en moi, ne le vois-tu pas ?
Je suis Phénix, tableau de maître, nymphéas
Aux portes des années
Je m'accroche au mot aimer
Alors quand viendra le temps de la dernière année
Que mes rêves auront grandi, au point de déborder
Je m'endormirai sans peur, pour renaître à jamais
Avec le sentiment d'avoir fait tout ce qu'il fallait
Et mon âme obscure attirée par tant de lumière
Se nourrira d'amour, d'étoiles et de poussière

Une autre dimension
J'ai souvent tourné autour du pot, instable
Faisant tourner en bourrique tant de tables
Dans les méandres de ma quête ésotérique
J'ai même mis les pieds sur le sol d'Afrique
Mais, toi seule a su retrouver mon coeur perdu
Dans le monde inextricable des sentiments diffus
J'étais aveugle et sourd, handicapé de l'amour
Tu as ouvert mes yeux, à nouveau, il fait jour
Ainsi, tu as donné une autre dimension à ma vie
Celle qui me manquait et qui tend vers l'infini
Là où il n'y avait plus rien, plus aucune énergie
Tu as apporté du rêve, de la passion, de l'envie

Sans concession
Lemmy, tu viens de tirer l'as de pique
A présent, les démons sont en panique
Sublime brebis galeuse, enfant sans père
Jouant fort ta musique comme seul repère
Tu t'es nourri longtemps au jus de cafards
Et tu as porté d'Electric Ladyland, la guitare
Tu es désormais une légende, plus qu'un défunt
Tu avais fière allure, l’homme au doux parfum
Viking, la vie nous malmène et nous tabasse
Et toi, tu laisses comme orpheline, ta basse
A la mort de ton héroïne aux seins lourds
Tu avais alors préféré le rock à l'amour
Groupe dont tu étais le moteur et la tête,
Tes amis pleurent le leader de Motorhead
Chansons telles des coktails de vitamines
Energie puisée à coup d'amphétamines
Très investi de ton infernale mission
Tu as parcouru ta vie sans concession

Partir
Partir, mais pour aller où ?
Avec toi sur mes genoux ?
Rouler sans fin et sans faim
Tracer la route vers demain
Imaginer du monde les limites
Rêver de voyager en toi, m'habite
Partir, pour à deux, de la Terre faire le tour
Avec comme horizon, ton regard de velours
Regarder ensemble dans la même direction
Tu sauras vaincre toutes mes malédictions
Icône symbolique, tu seras ma seule religion
Rapprochant nos corps pour en faire l'union
