Articles de luober
Avec arbres et bagages
Mes racines végètent en drainant du fond des âges
Tant de trucs que je trimballe avec arbres et bagages
Ecoutant tous les messages transgénérationnels
Sur le rép-frondeur de mon port-arbre émotionnel
De branche en branche, je me jette Allo, dernier appel
Sortir enfin de l'écorce toutes les fibres de l'irrationnel
De mes ancêtres, je sais que je paie encore tous les arriérés
Dans les cimetières, derrière les croix et tous leurs secrets
Je fais la mort sur le lichen, matelas de feuilles désséchées
Et quand monte en moi toute la sève gluante du passé
J'éjacule sur le ventre moussu de mes dernières voluptés
On ne peut jouir de la vie qu'une fois pleinement libéré

J'ai choisi
J'ai choisi la folie, la douceur, le partage
J'ai choisi aussi de ne pas être trop sage
J'ai subi la douleur des grandes illusions
De toutes mes erreurs, expérimentation
J'ai choisi d'avancer malgré tous mes déchirements
J'ai choisi de voler du bonheur au soleil du dedans
J'aurai voulu être le grand Hugo, vivre toutes ses vies
Et aimer sans limite une Juliette Drouet chaque nuit
J'ai choisi de résoudre tous mes tiraillements
Et comprendre mes fêlures, mes égarements
Je serai poète, magnifique rêveur, tendre amant
Je ne peux renoncer à la Muse, passionnément
J'ai choisi une île inacessible au regard des mortels
Visible qu'aux coeurs d'enfants et aux êtres éternels
J'ai choisi d'aimer les fées de surprise, la belle magie du soir
Et les élans du coeur, phares somptueux brillants dans le noir

Le chemin de l'éveil
Endormi d'un sommeil léger entre mort et éternité
Endorphine, merveille d'été entre rêve et spiritualité
Je me laisse porter sans pourtant jamais renoncer à aimer
J'adhère, Anges, à tous vos messages d'espoir éclairés
Et de mes basses énergies transformées en soleil
Je passerai outre pour parcourir le chemin de l'éveil

L'empire est né
L'empire est né sur la montagne
Les ronds se valent, Charlemagne
Et de nos grandeurs, de nos paleurs
Il ne reste qu'une lumière intérieure
Éteins celle qui brillait
Avec lui, eux sur le feu
Les preuves, Inde et Diable
De l'exil, stance de Dieu !

Je ne suis que le diable
Oh oui, j'en aurai passé des nuits à rêver d'elle
A me demander si ses lèvres ont le goût du sel
Si son corps saurait s'emboîter au mien
Si ma bouche saurait épouser ses seins
Mais je ne suis que le diable et c'est une fée
Alors, ai-je vraiment le droit de l'aimer ?
Et je parcours sans cesse la clairière de ma solitude
Souhaitant que l'enfer ne soit pas ma seule certitude
J'en aurai espéré des galants rendez-vous
Des lectures de poèmes tout contre sa joue
Lui murmurant à l'oreille des mots tendres
Avant, au plus profond d'elle, enfin descendre
Mais je ne suis que le diable et j'en suis navré
Je cherche toujours et encore mes quatre vérités
Même si je suis une créature "corps nu", j'ai tant de pudeur
Que je l'observe de loin, du coin de l'oeil, du fond du coeur
Oh oui, je ne suis que le diable mais elle est dame née
Parmi celles qui m'entourent dans ce grand brasier,
Avant d'être feu, il me faudrait enfin lui déclarer ma flamme
Et cet amour brulant pouvoir sans fin le consumer, "semble âme"

La vie de tempête
Vois, je suis le rêveur de la lune
Je suis le promeneur des dunes
Je traverse doucement la vie de tempête
Écrivant les maux qui me passent par la tête
