Articles de luober
Voix lactée
Voilà la nuit, l'ennui, l'an nuit.
Ce tissu de jais aux étoiles piquées
Qui se déroule sur la voie lactée.
Cet infinitude, en soi, il faut l'acter
Pour demain faire entendre sa voix
Et que ce nuage de lait devienne vérité

Demain il fera beau
Vous ne me trouverez pas là où vous me cherchez
Car je ne serais jamais celui que vous vouliez
Vous ne me trouverez pas car je suis à cœur perdu
A mon corps défendant contre la forteresse défendue
Sur les traces de Villon, antiphrase, ballade des pendus
Je vais sur la corde raide de la vie balançant l'âme à nu
Mes mots sont pour vous réconforts et apaisent vos sens
Mais personne ne prend soin de ces poètes en renaissance
Hérisson sans piquants, guérisseur que l'on ne peut soigner
Gai pinson qui prendra de son temps pour vraiment l'écouter
Breuvage existe en ciel, absorbant le vert à moitié peint
Je sais que ce tableau si bleu n'est pas décrit en vain
Métaphore, mets tes phares dans la nuit qui se présente
Éclairant de foi et d'espérance les fantômes qui me hantent
Et de toutes mes prisons, je scierai les barreaux
Pour que dans mon ciel, demain il fasse beau

C'est leste, le ciel nocturne
Entrons en poésie, comme un moine défroqué peut entrer en désordre.
Ne prendre ses consignes que du firmament, tel un fier amant de la Muse
Chatouillant sensuellement notre plume légère à la clarté Hécatante de la lune.
C'est leste, le ciel nocturne.

L'automne nous étonne
L'automne nous étonne
par ses couleurs qui détonent
roux et ambre de novembre

Motilus
Vingt-mille lieues sous les vers,
Tel le fameux capitaine des mots,
Qui surgissant des profondeurs,
En beau saoul marin, alcool haut
Laisse son empreinte poétique
Sur les rives, viriles mystérieuses
Qui au son d'un orgue balsamique
Fait danser une écriture fièvreuse

Ce qui nous rend libre
Vivre comme en un éternel été
Pour être ce qui nous rend libre
Plonger par foi dans les livres
Page, nage, médite, ère, année
