Articles de luober
Cet amour
Cet amour dont tout le monde parle
Recouvrant les murs des halls de gare
Cet amour que tout le monde clame
Et pour qui, paraît-il, on se pâme
Dites-moi donc où il se cache ?
Si rare au point qu'on se l'arrache
Souvent si tenu ou lien indéfectible
Qui prend nos coeurs pour cibles
Si fragile qu'un petit rien le brise
Quand seul le vent vient poser sa bise
Sur ma bouche aux lèvres pulpeuses
Cet amour qui rend les vies heureuses

L'âme hors
J'aurai su faire en silence
J'aurai souffert en six lances
Transperçant mon âme de part en part
Mon coeur comme un dernier rempart
Depuis longtemps mon corps encaisse
Attendant un jour mon corps en caisse
Mais je n'ai point peur de l'âme hors
Je m'efface face à elle, doux trésor
Car mes épreuves sont terrestres
Et l'enveloppe n'est que ce qu'il reste

Je ne suis pas de cette Terre
Se glisser derrière la toile de l'univers
Et y écrire encore quelques jolis vers
Élever ensuite son niveau de conscience
Puis au pied des étoiles, entrer en transe
Ne me demandez pas d'être un autre
On a tous nos rêves, gardez les vôtres
Seules nos émotions nous appartiennent
Chacun d'entre nous doit les faire siennes
Embrasser enfin toute la galaxie
Aimer, aimer encore et à l'infini
Être gardien d'un coin du paradis
Hommes, je ne suis pas de cette Terre
Je ne reposerai pas en vos cimetières
Je resterai à jamais l'enfant du mystère

Le doux chant de la nature
Il est des coins secrets de nature
Où se rejoignent des âmes pures
Où le temps est comme suspendu
Et les arbres ont des airs d'absolu
On y croise fées et lutins
Quand on y regarde bien
Et le monde invisible apparaît
Quand on a les yeux connectés
Au doux chant sacré poussé en choeur
Toutes ces éternités où passent les heures
Quand les belles énergies nous transportent
Alors le monde souterrain ouvre ses portes

Comme une plume
Être enfin celui qui meurt en nous
Que les croyances mettent à genoux
Tomber les barrières, vaincre les peurs
Se connecter à soi et ouvrir son cœur
Et au tout premier rayon de lune
S'envoler léger comme une plume

Complètement sonnet
Avoir quelqu'un ou quelque chose à aimer
Une femme ou peut-être m'aime la Liberté
Mais le verbe avoir est souvent bien trop possessif
Et l'on s'y s'échoue comme sur un véritable esquif
Car rien, ni personne ne nous appartient jamais
Il suffit simplement parfois d'apprendre à donner
Et ni bien, ni mal, je crois, ne pourront rien changer
Le tribut de certaines de nos vies est si lourd à payer
Alors, dois-je avoir sur la mienne mille regrets
Pour tous les verbes que j'ai trop peu conjugué ?
Aimer, apprendre à respirer et à se ressourcer
J'en ai vu partir tant de trains quand je restais à quai
J'en ai lu des quatrains et pleuré des amis trépassés
Que de ma poésie, j'en ressors complètement sonnet
