Articles de luober
Horizons de vie
Sur la trame élimée de nos horizons
Pointe des îles usées, des illusions
Que savons-nous de ceux qui nous entourent ?
Nous qui croyons tant en avoir fait le tour
Embrumés dans le ventre mou de la Terre
Certaines révélations nous mettent à terre
Chacun a ses secrets, chacun a ses alcoves
Dites-moi qui vous aimez si cela me sauve
Derrière tous nos rêves et nos élévations
On pense souvent avoir toucher le fond
Mais l'abîme est parfois bien plus profond
Que ne le laisse penser ce que nous pensions
Car nous ne savons pas ou savons si peu
Faire mousser nos âmes par devant Dieu
Et s'il s'en lave les mains, oui, il a bien raison
Car derrière les murs de toutes nos maisons
Que cache-t-on réellement de nos émotions ?
Nous sommes prisonniers de toutes nos passions
Alors il nous faut accepter de ne pas tout savoir
Du mystère des coeurs, cet étrange jeu de miroirs

La femme dont je rêve
La femme dont je rêve saurait me rendre beau
Car elle sait que mon âme n'a pas de barreaux
Et qu'elle pourrait avoir mon coeur sur un plateau
Je me mettrai nu simplement habillé de mes mots
La femme dont je rêve a les cheveux couleur soleil
Et pour l'aimer, je franchirai la terre, la mer, le ciel
Avec son doux nom, en long, en large et en travers
Je remplirai cent pages et je saurai écrire mille vers
La femme dont je rêve est porteuse d'un fardeau
Mais j'allégerai sa charge de mes ailes d'angelot
Je caresserai sa peau, sa bouche, le bas de son dos
Et je sais qu'en elle, je trouverai l'amour et le repos
La femme dont je rêve est une flamme éternelle
Dont la douce brûlure n'aura pas son pareil
Pour réveiller en moi, tout ce qui s'est endormi
La femme dont je rêve hante avec bonheur mes nuits

Obscurité
Au commencement, j'avais la tête là-haut dans les étoiles
Mais qu'ai-je fait de mon navire amiral et de ses voiles ?
Peu à peu, pas à pas, la toile de mon ciel s'est obscurçi
J'ai eu parfois l'impression d'être passé à côté de ma vie
Mon coeur n'est qu'un volcan, ma tête n'est que tempête
Dans cette volonté inébranlable, oui souvent je m'entête
Désormais, je n'ai que peu concédé à ce que je suis devenu
Souvent, certains croient faire face à un homme inconnu
Que me réserve la Source derrière cette longue nuit ?
J'écrirai le temps, j'écrirai la passion, j'écrirai l'ennui,
J'écrirai le bruit que fait le silence quand il nous détruit.
Que me réserve mon âme dont les contours s'enfuient ?

La douceur de vivre
Il est doux ce voyage que l'on fait à deux
Il est d'où ce rêve qui nous rend heureux ?
Dans le grand paysage de nos sentiments
L'horizon est le point de fuite des amants
Il est doux ce corps offert à toutes nos voluptés
Il est d'où ce coeur qui bat si fort sans s'arrêter ?
Dans la forêt épaisse où l'on se perd parfois
La clairière d'un sourire ami nous met en joie
La douceur de vivre, la douceur d'aimer
Qui nous donne cette sensation d'éternité
Et sentir qu'il y a en nous tant d'humanité
La douceur de suivre notre cheminement
Qui ouvre enfin nos yeux sur le firmament
Atomes faisant partie de tous les éléments

Chaque personne qu'on aime
Chaque personne qu'on aime est tout comme un voyage
Un endroit où avec elle on aimerait poser nos bagages
Vois, cette femme de lettres mériterait tant d'être aimée
Là-bas, dans la maison d'Hugo sur l'île de Guernesey
On rêve tendrement, pour tout être qui nous touche,
D'un lieu en pleine harmonie pour baiser sa bouche
Et cette âme si légère que l'on sait faite pour nous
Et pour qui sans détours l'on se mettrait à genoux
Chaque personne qu'on aime est tout comme un oiseau
Dont les ailes nous portent et nous rendent plus beau
Cette personne brillant aussi fort que mille soleils
Et qui nous renvoie souvent à notre propre éveil
Cette personne qui reflète notre propre magie
Et qu'on aimerait serrer tout au long de la vie
Celle dont on se sent prêt à l'accueillir en notre coeur
Et dont on sait que derrière sa force, elle sera douceur
Chaque personne qu'on aime est une éternité
Qui pourrait adoucir toutes nos aspérités
Et des racines de l'arbre jusqu'à la canopée
Par le doux chant des anges se laisser bercer
Chaque personne qu'on aime est une divinité
A qui l'on se donne car elle sait nous rendre vrai
Et par ces rencontres qui nous font tant grandir
On est attiré comme un aimant, un doux elixir

Il pleut sur les roses
Ce matin de juin, en fines gouttes, il pleut sur les roses
Alors que faire de ma poésie, que faire de ma prose ?
Dire, j'ai un peu froid en moi ou dire, je t'aime si je l'ose
Mais j'avoue ne rien comprendre à toutes ces choses
Ce matin de juin, dans quelques heures, reprendre la course
Alors fini le vent, les serments, les étoiles et la Grande Ourse
Ces beaux pétales, arrachés en effeuillant mon âme, font mal
Et l'eau du ciel ruisselle sur nos coeurs puis se perd en dédale
Ce matin de juin, sur ma route, il pleut sur les roses
Alors j'avance entre les lignes en mots bleus et moroses
Combien de fleurs en mon coeur ont gagné le concours L'épine ?
Combien de voyages en enfer sans retour l'Univers me destine ?
Ce matin de juin, en fines gouttes, il pleut sur les roses
Alors tout mon être souffre et réclame enfin une pause
Hagard, à bord du train de nos vies, je cherche ma place
Ces rêves infinis où j'ai besoin de temps, besoin d'espace
