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Articles de luober

Le vol de l'âme

Par Le 2013-04-25


Le jour où mon âme s'envolera,

seras-tu là tout près de moi
ou serais-je seul ce jour là,
et seulement livré à ma foi ?

Devrais-je affronter l'inconnu
mon corps froid à moitié nu,
rangé près de ces inconnus,
Icare qui bien seul a chu ?

On s'est aimé chers amis terriens
et ces humeurs sont-elles en vain ?
On s'est même haï pour certains,
refusant les préceptes du divin.

Apport de l'esprit des poètes
Images de nos matins de fêtes.
Maintenant que ma chair pourrie
je me sens bien loin et démuni.

Baigné de sueurs et d'effroi,
Linceul et suaire de ma joie,
je pars alors vers le firmament
écoutant l'appel retentissant.

De cette vie, je ferais une pause.
Danse avec la mort, poème et prose.
J'écris, compose et me décompose
servant le dessein, la grande cause.


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Incertitude

Par Le 2013-04-22


Je suis ton rêve de demain.

Celui qui était si malsain.
Caché au creux du chemin.
Je suis la peur du lendemain.
Je suis le froid du petit matin.
Je suis l'effroi et l'incertain.
Pourtant visage d'ange ou de malin,
J'essuie ta larme de ma main.
Pourtant tout au bord du ravin,
Je veux croire encore à demain.


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Prise de conscience

Par Le 2013-04-22


Dans ce triste paysage, cauchemar de tous les âges,

Acérée comme la pointe du canif, courant alternatif, 
Branché sur le secteur, plus personne dans ton coeur,
corps de déserteur, des airs de délateurs, de frondeurs,
au fil de tes émotions, sous le coup de froides sensations,
c'est dans le mirage de la raison que meurent les passions.
Mais le temps est un grand maître, c'est un véritable traître
masquant avec acharnement tous tes rêves de firmament.
Du corps des jeunes amants, il ne reste qu'un vide effrayant.
Ceux qui n'ont pas connu l'amour, les moiteurs de fin du jour,
ont une force incomparable car ils n'en sont jamais esclaves.
Attendant comme un sage, sur la chaleur du sable de la plage
oubliant que la mort guette et fait chaque jour ses emplettes,
du tombeau de l'âme au linceul de la femme, la vie est un drame.
Toute conscience est espoir mais paye le tribu divin chaque soir.
Les rochers glacés nous rappellent au minéral. Buvons sans soif,
à la source de la vie oubliée par tous ces morts que l'on coiffe.
Dans le froid et le noir sidéral, ils sont nos propres éclaireurs
et nous ouvrent un chemin parsemé de bouquets de peurs.   



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Néant

Par Le 2013-04-22


Le passé s'est enfui face à un avenir lui faisant bien trop peur.

Reste alors solitaire tout au fond de moi cette sourde douleur.
Un indicible chaos, froid et  lugubre, bouillonne dans ma tête.
Le vide grandit, me remplit d'effroi. L'animal du doute me guette,
malandrin sournois qui assassine ma foi, il me faudrait un prêtre
pour conduire mon esprit brisé hors de cette forme de mal être.
Le fauve noir du réel laisse libre cours à son appétit matérialiste.
Envolés à jamais douceur, sérénité, quiétude et rêves idéalistes.
Sombres horizons, montagnes de nuages, sans trace d'éclaircies,
tant d'incertitudes, de si maigres espérances sur le sens de nos vies.



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Eteindre le passé

Par Le 2013-04-22


Il y a ce que tout cela a été, et ce que cela aurait pu être.

Il y a toi, il y a moi, par dessus tout cela, il y a les autres.
Les objecteurs d'inconscience, ces drôles de faux apôtres,
ceux qui payent, conseillent à la fois, juste pour le paraître.
A l'époque des choix, je n'étais pas là, j'étais dans ma peur.
A l'heure du malentendu, j'ai souffert, j'ai tout pris à coeur.
On fait souvent des paris sur la désespérance, choix capital,
Abandon moral, tourner la page du doute, celle qui fait mal.
La fuite en avant, l'éloignement et ses froids déchirements,
recherche d'un salut admirable, d'un ailleurs de survivant.
Je n'ai pourtant rien appris de tous ces instants de douleurs.
Malgré tout, le ciel s'est toujours levé sur de beaux matins,
de douces pluies, des parfums d'été et des automnes sereins.
La vie m'a gâté et j'ai su l'aimer malgré mes craintes diffuses,
malgré mes angoisses de tomber dans certaines de ses ruses.
Autrefois, plus qu'un corps à pénétrer, je cherchais une âme,
une soeur, une âme soeur, une forme insensée d'immortalité,
fantasmant d'entendre à mon endroit un courageux "je t'aime".
Rêve utopique, un brin narcissique, un de mes plus beaux drames,
jouer le beau rôle du mal aimé magnifique d'entrée de gamme,
plus confortable que celui du mâle aimé de toutes ces dames.
Sur la scène des passions oubliées, le rideau finit par tomber.
A trop vouloir bien faire, c'est bien fait, on éteint son passé,
Cette lumière d'espoir, frêle bougie, peu à peu consumée.


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Formes d'être

Par Le 2013-04-22


Naître, paraître, disparaître...
Un champ de blé, un chant d'été,

Cette douceur presque oubliée.
Laisser les tourments pour un jour,
Etre créé lors d'un instant d'amour.
Naître au monde un matin bleuté,
S'éveiller à la vie et progresser.
Peu à peu, rentrer dans le moule
Et puis se fondre dans la foule.
Dans le chaos de nos sociétés
Civilisation du paraître, de la télé,
Ne plus se reconnaître dans la psyché.
Etre ce néant, ce numéro comprimé.
Faire un jour partie d'une fournée,
moissons partant avec régularité,
vers un au-delà longtemps redouté,
et comprendre énergie et éternité.
Naître, paraître, disparaître...


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