Articles de luober

La petite vie

Par Le 2013-04-08


Dans la petite vie que nous avons tous, que l'on voudrait toujours bien calme et douce
Et tant qu'aucune faille n'apparaît,  et tant qu'aucun accroc ne s'est encore fait

 On voudrait, On voudrait  toujours pouvoir continuer.
 On essaie,   On essaie toujours, toujours, d'avancer.

Dans la petite vie qu'il faut traverser que l'on essaie au mieux de prolonger,
on se croirait parfois au spectacle  en nous voyant éviter les obstacles.

 On voudrait, On voudrait,  toujours pouvoir les contourner.
 On essaie, On essaie, toujours, toujours, de les éviter.

Dans la petite vie où nous nous aimons, nous rions, nous pleurons, nous divorçons.
On croit toujours avoir la solution, mais rien n'y fait en conclusion.          

 On voudrait, On voudrait,  toujours pouvoir être au sommet.
 On essaie,   On essaie, on est pas prêt d'y arriver.

Dans la petite vie que nous avons construit, que l'on voudrait mener à l'infini,
il faut savoir tirer sa révérence et mettre fin un jour à nos errances.  

 On voudrait, On voudrait,  toujours compter avec la chance.
 On essaie, On essaie, d'éviter toutes les souffrances.

Dans la petite vie que nous dansons tous, où du matin au soir on se trémousse,
qu'on soit valse lente ou grandes secousses c'est sous les mêmes planches qu'on finira tous.
       
 On voudrait, On voudrait,  que nos prières soient exaucées
 On y croit,  On y croit,  mais le bon Dieu nous entend pas.

Dans la petite vie pleines de disparités, où s'exerce si peu la fraternité,
Ce n'est qu'au moment de trépasser qu'on retrouve enfin l'égalité.

 On voudrait, On voudrait,  que nos vies soient pas programmés.
 On se ment , On se ment, c'est Dieu ou Diable qui nous attend.



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Le précipice

Par Le 2013-04-08


Dans le monde où nous vivons, ne te fais aucune illusion.
Il n'y a aucun recours, il n'y aucun détour.
Et sans aucune protection, la vie n'est que confusion.
Tu prendras de plein fouet toutes les vérités.

  Au bord du précipice,  je te tends la main mon fils
  et si près de l'abime, je guide tes pas vers les cimes.

La violence est partout et si tu tends la joue,
ils la mordront jusqu'au sang, sans faire de sentiment.
Et tu seras malmené, tu seras chahuté. 
Rien ne te sera acquis. Rien ne tombera tout cuit.

  Au bord du précipice, je te tends la main mon fils
  et si près de l'abime, je guide tes pas vers les cimes.

Et depuis le berceau jusque sous les préaux,
pour échapper aux fléaux aux tourments et aux maux,
pour ne pas finir à la rue comme tant d'inconnus,
il t'aura fallu lutter pour le droit d'exister.

  Au bord du précipice, je te tends la main mon fils
  et si près de l'abime, je guide tes pas vers les cimes.

Il t'aura fallu du temps pour être indépendant.
Tu pourras alors aimer pour pouvoir espérer.
Tu pourras alors semer pour te prolonger.
Pour toi il sera temps de construire ton enfant.

  Au bord du précipice, tu tendras la main à ton fils.
  et si près de l'abime, tu guideras ses pas vers les cimes.



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Qu'as-tu fais de ta vie ?

Par Le 2013-04-08


Homme, quand sonnera  l'heure du bilan

Que laisseras-tu derrière toi vraiment ?
Des femmes, des enfants sur le bord du chemin
qui dans leurs coeurs sont déjà orphelins.

Auras-tu servi quelqu'un d'autre que toi ?
Auras-tu pensé aux conséquences de tes choix ?
Combien de cadavres dans tes placards ?
Combien de guerres dans ton histoire ?

 Qu'as-tu fais de ta vie ?  A part passer tes envies
 Qu'as-tu fais de ton temps ?  A part te tromper souvent
 Qu'as-tu fais de ta vie ?  A part passer tes lubies
 Qu'auras-tu fais de ton temps ? Au moment du bilan

Que mal auras-tu semé derrière toi ?
La culpabilité ne t'effleure-t-elle pas ?
De grandes famines en révolutions
De petites bassesses en trahisons

Comment peux-tu ne penser qu'à toi ?
Ton âme pue, ne le sens-tu pas ?
Alors avant de te décomposer
Reprends donc en main ta destinée

 Qu'as-tu fais de ta vie ?  A part passer tes envies
 Qu'as-tu fais de ton temps ?  A part te tromper souvent
 Qu'as-tu fais de ta vie ?  A part passer tes lubies
 Qu'auras-tu fais de ton temps ? Au moment du bilan

Pour satisfaire ce fameux ego 
tu détruits ce qu'il y a de plus beau
Et pour une insatiable libido
Tu brises tant de liens familiaux

Et tu auras manqué de courage
Pour devenir un homme, un vrai, un sage
Bien au delà le bout de ton nez
De l'essentiel, tu seras passé à côté

 Qu'as-tu fais de ta vie ?  A part passer tes envies
 Qu'as-tu fais de ton temps ?  A part te tromper souvent
 Qu'as-tu fais de ta vie ?  A part passer tes lubies
 Qu'auras-tu fais de ton temps ? Au moment du bilan


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Version musicale de "Qu'as-tu fais de ta vie ?"

C'est la crise

Par Le 2013-04-08


Y'a plus d'essence dans la Jaguar,

plus de toasts pour le caviar,
plus d'eau minérale dans la piscine,
moins de statuettes dans mes vitrines

Plus de poubelles en or pour les ordures,
plus que trois Picasso sur les murs,
On ne mange plus et c'est regrettable,
qu'une boîte de foie gras par jour ouvrable.

 C'est la crise, tout se dévalorise
 mes actions, mes devises, c'est la crise
 plus que cent lingots d'or dans mes valises.
 
Je me lave plus les mains au Dom Perignon,
plus que de rares friandises chez Fauchon,
moins de sur mesure chez mon tailleur,
moins de montres Cartier pour me donner l'heure.

J'ai du licencier mille employés,
pour m'offrir un manoir Anglais,
j'ai du vendre deux usines,
pour m'acheter une pagode en Chine.

 Car, c'est la crise, tout se dévalorise
 mes actions, mes devises, c'est la crise
 plus que cent lingots d'or dans mes valises.

Terminer les Noël en Laponie,
et les jours de l'An à Tahiti,
fini les croisières de printemps,
sur le Nil et ses affluents.

Y'a plus d'essence dans la Jaguar,
plus de toasts pour le caviar,
plus d'eau minérale dans la piscine,
ça me tue le moral, ça me mine.

 Car, c'est la crise, tout se dévalorise
 mes actions, mes devises, c'est la crise
 plus que cent lingots d'or dans mes valises.


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Post-mortem

Par Le 2013-04-08


Du fond de ma tombe,  j'entends pleurer

Ceux qui d'entre vous, m'ont tant aimé.
Du fond de ma mort, pas d'ennemis jurés
qui vont, sur moi, venir cracher.
Tant de fous rires et d'amitiés
et de si grands moments partagés.

Un album photo,  que l'on ressort
pour se souvenir d'avant ma mort.
Des amis, des parents, tous rassemblés
lèvent un verre à la fin de ma santé.
Ne soyez pas tristes, gardez un peu de joie
et faites donc  comme si j'étais là.

  Post mortem,  quelques paroles comme un requiem
  Post mortem, devoir laisser tous ceux qu'on aime
  Post mortem, c'est la Camarde qui tient les rênes
  Post mortem,  reste des souvenirs que l'on égraine.

Et quand je me fondrai, à la poussière
que seront évanouies pensées et prières.
Et que le temps  aura oeuvré
Et que le monde  aura tourné.
S'il en reste un pour penser à moi
qu'il dise que j'étais quelqu'un de droit.

  Post mortem,  quelques paroles comme un requiem
  Post mortem, devoir laisser tous ceux qu'on aime
  Post mortem, c'est la Camarde qui tient les rênes
  Post mortem,  reste des souvenirs que l'on égraine.

 
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Lâcher prise

Par Le 2013-04-07


Parfois, je, tu, il faut savoir lâcher prise
et de notre vie, relâcher enfin l'emprise.
Repeindre les murs et toutes leurs assises
aux tristes couleurs de nos existences grises.

Souvent, nous, vous, ils nous vampirisent,
ces longs moments où l'on pressent le pire,
où notre raison, notre foi, malmenées, expirent
aux lueurs de l'aube que l'on entend rire.

S'envolent toujours nos belles espérances,
face à une certaine forme d'accoutumance
portée par la sclérose de notre clairvoyance
et le système qui contraint notre défiance.

Oui, je te le dis, désormais, il faut lâcher prise
De temps à autres, il faut débrancher la prise
nous reliant à cette infernale et grande machine,
qui produit, pétrit, détruit à la cadence des usines.

Apprends, peu à peu, pas à pas, à sortir de la danse,
à voir, comme une petite place, comme une chance,
un endroit tout au bord du monde, inondé de soleil
où tu n'aurais plus jamais froid, faim et sommeil.

Apatride, exilé, malmené  au pays des angoisses,
Tu sais bien ou tu perçois que ce n'est plus ta place.
Conscience collective sur laquelle souffle la brise,
Je te le dis, face à cet enfer, il faut savoir lâcher prise.

Alors aime, crée, danse, rêve dans cette vie nouvelle,
N'attends pas demain ton entrée dans la vie éternelle.
Puise au fond de toi cette lumière si forte et si belle
qui te guidera vers les seules vérités intemporelles.


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