Articles de luober

Rime louche

Par Le 2013-05-08


Il faut sortir de ta couche

pour prendre ta douche
avant qu'une mouche,
quittant sa souche,
et bien peu farouche,
arrive et ne te touche  
en se posant sur ta bouche.


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Chants de bataille

Par Le 2013-05-08


Le capitaine a le verbe haut, mais l'herbe est basse.
Il commande aux hommes, exige et ignore la menace,
Lançant en une fois toutes ses troupes sur la place.
A découvert et hagards, ils déboulent alors en masse.
Les voilà livrés au feu, attendant que la mort passe.
Elle n'est jamais très loin, espérant qu'ils trépassent.

Alors, aveuglément, les balles et les éclats fusent,
et leurs regards perdus et implorants accusent.
Bien loin de leur douce vie de père de famille,
ils slaloment pour éviter les coups de faucille,
espérant échapper à la moisson rouge et tragique
des blés humains faisant la grandeur de la République.

Alors, tombés pour la France sur les champs de bataille,
On les honorera au son martial des chants de bataille.
On vantera alors le sang versé pour la multitude,
enlevant de l'esprit du peuple toutes incertitudes.
Rétribuant la veuve et l'orphelin pour le tribut offert,
l'âme en paix, on se resservira deux fois du dessert.

Porté par le tourbillon et le tumulte incessant de l'histoire,
nos guerres, nos paix semblent si dérisoires, si illusoires
quand de la terre grasse de nos champs de batailles,
remontent le chant sépulcral de leurs vides entrailles.


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Assurance-vie

Par Le 2013-05-08


Je me souviens d'un temps, il n'y a pas si longtemps,
Il y avait de l'eau pure, des poissons sans mercure
Et des fleurs dans les champs, sans Césium dedans.

Je me souviens d'un temps, il n'y a pas si longtemps
on croyait au futur de l'homme et la nature
Et les fleurs dans les champs, on se roulait dedans.

Ce matin j'ai ouvert les yeux, sur un monde faisant ses adieux.
J'ai vu une Terre en détresse dilapidant ses espèces.
Hommes de concupiscence, gaspillant toutes les essences
Etiolant les ressources.  Qui va gagner la course ? 

Défiance envers nos politiques qui pour raisons économiques
Passe le vert au second plan, alors, tant pis pour nos enfants.
Quelle assurance-vie face à un tel gâchis ?
Comment inverser la tendance et nous laisser une chance ?

Face à un monde pillé, êtes-vous assurés ?
Peuples de libertés, êtes-vous rassurés ?
Jeunes du monde entier, êtes-vous préparés ?



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Rêves tropicaux

Par Le 2013-05-05


Dans une forêt tropicale où mon âme s’était perdue,
tout au bord d’un rêve moite où je m’étais étendu.
A l’ombre de l’ombre des arbres qui font de l’ombre,
Balayant à coup de machette mes pensées les plus sombres,
Je rêvais de ton corps au pays des plantes carnivores,
Te traquer dans la grand forêt, bête d’amour apeurée.

Le réveil est parfois difficile au cœur de la grande ville.
Les immeubles sont aussi hauts que les arbres de ce rêve écolo.
Les immeubles sont aussi hauts, mais ma ville, c’est pas Rio.
Je ne connais que les plantes en pot, le béton et puis le métro.
Heureusement, il y a toi, petite fleur qui égaye ma zone
Et je t’aime quand même, avec ou sans Amazone.

Mais un jour, je partirai vers le Brésil et ses forêts
Avec moi, je t’emménerai vivre en aventurier.
Avec moi, je t’emménerai sur une pirogue improvisée.
Nous serons les rois de la forêt, finis HLM et télé.
Puis je m’en fous de crever là-bas entre Bélem et Brasilia.
Mourir au pied d’un Hévea, plutôt qu’à Trifouillis-les-Oies.

Dans l’enfer vert, la chlorophylle est dans l’air.
Laisse-moi t’emmener ma belle plante sucrée.
Dans l’enfer vert, c’est un autre univers.
Viens voir l’inconnu avec ton joli petit cul.
Dans l’enfer vert, je suis chasseur et toi panthère.
Sentir tes griffes acérées, faire l’amour contre un bananier.


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La blessure

Par Le 2013-05-04


Elle était là. Tu étais las. Tapie dans l'ombre,

guettant tout bas, tes pensées les plus sombres.
Un monceau de sentiments froids et immondes
gangrénant à mort tes idées les plus fécondes,
inhibant à tort ta joie et accentuant ta peine
pourtant ami ému, il est six heures à peine.
Etrange sensation exacerbée et malsaine,
des mots d'amour et démons de haine,
des pots de sourds, des monts, des plaines
défilent autour du char des passions humaines.
N'écoutant plus la raison, seul ce cri qui te blesse,
uniquement ce bruit et cette fureur qui t'agresse.
Le démon en toi est si fort, maudit stress.
Le serpent d'effroi, si sournois se redresse.
Tortueux comme les douleurs qui naissent,
Jeu de l'esprit qui ravive jalousie et bassesse,
tu appuies sur la détente pour que cela cesse.
Tout cela ne t'a pas même pas valu une messe.


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Vous faire aimer la poésie

Par Le 2013-05-04


Je veux vous faire aimer la poésie.

Vous faire l'amour toute une nuit.
Vous donner à entendre des mots
et soigner ainsi de tous vos maux.
Vous caresser par le langage,
Voilà mon but, mon apanage.
Rimes nous donnant de l'émotion,
pouvant nous mettre en dévotion.
Se laisser transporter par les vers,
voilà une belle botte de Nevers.
Poèmes sont comme incantations
magie du verbe et narrations.
Les phrases s'envolent comme oiseaux
et chantent en moi comme ruisseaux.


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