Articles de luober
Transports en commun
Dans un rôle éphémère, un espace pour espèce prédatrice
Parlons vrai, parlons de l'humain, espèce si domine-actrice
Termites hier, Nomades demain, qu'avons nous en commun ?
Dans nos transports et nos émotions, quand serons nous un ?
Sur toutes les routes chaotiques, quelle conduite adopter ?
Vivre avec les moyens du bord et apprendre à s'adapter
Paysages bondés, passage en bondage, école au gisant
Sur le chemin, pire rituel à conduire alcool au volant
Boire un vers poétique et au fil des ans chanter
Pour faire face à l'écho-ignominie de marché
On en laisse tant sur le bas-côté, en bourse, mort au tournant
Vie, rage, relié entre nous, forme d'esclavage, environnement
La bulle, prête à éclater, Terre où nous sommes prisonniers
J'affabule, circule et parfois même recule dans mes avancées

Résilience
Chanson
Face au miroir si lisse
Poli avec malice
Quelque peu perturbé
Je me suis égaré
J’en appelle à Alice
Posant un lapin factice
Capacité d’adaptation
Mais peur de la transformation
Et tu m’as aspiré
tourbillon insensé
Derrière les apparences
Malléables à outrance
Tu es magie et sortilèges
Et mon cœur tu allèges
Souvenirs de danses tribales
Revenir à ma forme initiale
Résilience, comme une dernière chance
Résilience, telle une évidence
Résilience, dans toutes mes errances
Résilience, changer d’apparence

Une Belle Personne
Aujourd'hui que, pour elle, le glas sonne
Je me dois d'honorer cette Belle Personne
Et couvrir de mots cette feuille d'automne
Femme dont la voix dans mon coeur résonne
Au-delà de sa dernière demeure, triste cimetière
Plus encore qu'une mère, voilà une grand-mère
Qui nous apporte l'amour inconditionnel
Profondeur d'âme à nulle autre pareille
Bien plus que ce corps désormais sans vie
Je sais bien que rien n'est vraiment fini
Tu seras chaque jour près de moi présente
Car déjà, dans la lumière, ton âme chante

Le jour de l'âne
Paisse les ânes
Passe les années
Arnache les mûles
S'acharne l'émule
Face au grand maître
L'initié va se repaître
Dans le champ d'investigation
Qui sort souvent de la raison
Les oreilles dressées
L'oeil vif aux aguets
Traverser le ruisseau
Avec tout son bardeau
Je brille, je m'agite, Brigitte
Je te demande l'abri et le gite
Sauver les bébés phoques
Avant que je ne suffoque

Drôle d'oiseau
Regarde sur la branche qui plie
Ce drôle d'oiseau nous attendrit
Il a tant de plomb dans l'aile
Et pas encore dans la cervelle
Mettant ses oeufs dans le même pas nié
Devenant son propre enne-nid, douillet
Même pas un aigle ou alors un con dort
Dormant hibou, pas content de son sort
J'ai envie de lui voler dans les plumes
L'autre en moi était roi et il l'assume
Sans juger, il aurait dû faire loi, à vocation
Petit vers, on passe à côté de soie, dévotion
On "naît" pas rendu, je le vaux, mi-sérable
Lui trouer la peau, êtes-vous capable ?
Je revendique la thérapie par les mots
Alors publie, citer : "écris tard, écris tôt"
Quand mes anges chantonnent : au boulot
De mon âme de moineau, trouver le repos

Je veux que tu me dises...
Je veux que tu me dises que ta bouche a besoin de mes lèvres
Je veux que tu me dises que ta couche attend toutes nos fièvres
Je veux que tu m'emportes dans tes rêves légérement bleutés
Là où seuls sont allés les êtres qui se sont vraiment aimés
Je veux que tu me transportes, que tu m'ouvres tes portes
Vampire assoiffé d'amour, de te chérir, je ferai en sorte
Je veux que tu m'ouvres ton corps, ses moites orifices
Dans lesquels, dans un cri, je m'abandonnerai avec délice
Je veux que tu me lises les poèmes que je t'écrirai
Je veux que tu me les déclames pour notre éternité
Je veux que tu me racontes ce que serons toutes nos saisons
Et aujourd'hui ou demain, ce que ma passion aura de déraison
Je veux que tu me dises l'arbre et le ruisseau
Je veux que tu m'apprennes la vie des animaux
Du clocher de la vallée perdue de ton coeur
Plus jamais le glas, ne trouvera de sonneur
