Articles de luober
Tout ce que je fais, mon âme, mon âme
Mon âme se cogne de toute part
Bien trop à l'étroit dans son placard
Avec tout ce que je hais, mon âme, mon âme
Avec tout ce que je hais, mon âme fait la paix
Contrainte par les affres de la vie
Pourtant elle est plus belle que je ne suis
Tout ce que je fais, mon âme, mon âme
Tout ce que je fais, mon âme le parfait
J'aurai pu guérir de mes blessures
Aimer cette femme aux yeux si purs
De toutes mes plaies, mon âme, mon âme
De toutes mes plaies, mon âme se satisfait
Derrière tous mes grands sacrifices
Au nom du père et surtout du fils
Dans tout ce que je sais, mon âme, mon âme
Dans tout ce que je sais, mon âme transparaît

Une fenêtre dans le ciel
Oui, j'ai un goût prononcé pour la solitude, instants de repli interne
Permettant de m'éloigner de ce qui encombre une vie mise en berne
Je ne désire point lutter contre tous ceux qui me sont dissemblables
Je veux glisser seul en silence en m'isolant d'un monde indéfendable
Je reconnais souvent être en grand décalage avec mes semblables
Alors j'écris les amours, les souffrances, poèmes, histoires et fables
Ainsi, je trouve dans la forêt, les monts, les lointaines contrées
Toute l'inspiration pour laisser enfin s'exprimer ma sensibilité
Mais il existe aussi des solitudes à deux ou même dans la multitude
Qui inexorablement confirment mon chemin et certaines certitudes
Par la fenêtre qui s'ouvre dans ma tête, j'allège alors mon coeur
Apaisant peu à peu mon âme nuageuse de toutes ses douleurs

Le poids des pensées
Quand le poids des pensées alourdit tous nos jours
Que les heures de ce monde s'écoulent sans amour
La vie oppressante devient un fardeau bien pesant
Et on recherche un sens tandis que passent les ans
Quand nos pieds s'enfoncent dans les sables mouvants
Que plus rien n'est stable et que tout glisse doucement
Que nos idées s'échouent telles les vagues sur le rivage
Que l'on ne s'appartient plus, que les autres font barrage
Alors, je plonge en moi, dans ces profondeurs abyssales
Pour y noyer mes chagrins, les pieds alourdis d'une dalle
Où est gravée en lettres de feu et en lettres de larmes
Tout ce qu'il reste pour lutter en mon sein comme arme
Et là, au fond de cet océan virtuel, chargé d'idées noires
Une lumière apparaît parfois, teintée aux couleurs d'espoir
Particules d'amour divin, rêve du doux regard d'un femme
Je prends conscience de ce qu'il y a de beau en toi, mon âme

Tous ces voyages
Tous ces voyages que je ne ferai pas
Et là où, d'être à deux, l'on se doit
Ces séjours paisibles à la lumière de la Toscane
Où l'on ne peut aller quand le coeur est en panne
Ce rêve de Guernesey où j'aurai aimé me rendre
Et, non loin de la demeure du maître, descendre
Mes sentiments sont en vacances
Mes espoirs eux aussi en partance
Je reste figé, comme mort dans cette douce illusion
Cette apparence de bonheur qui n'est qu'abnégation
Je suis un fantôme qui glisse en silence à ses côtés
Je suis mort et enterré il y a maintenant des années
Tous ces voyages, toutes ces destinations
Que l'on ne veut partager qu'avec Cupidon
Quand notre âme s'embrase du feu de la passion
Et qu'ensemble sur le chemin, on vibre à l'unisson
Oui, mes rêves de voyages, tous ces grands horizons
Que jamais je ne verrai, alors poète, nous les écrirons

Saveurs
Toutes les saveurs posées dans ma bouche gourmande
Comme un roi recevant en son palais mille offrandes
J'ai des plaisirs de la table un appétit insatiable
Car les mets les plus délicats sont poésie et fable
De l'huître aux très intenses vagues iodées
Qui contient toute la force de la minéralité
En passant par la truffe, racine magique de la forêt
Qui s'accouple à l'onctueuse omelette si enamourée
De la puissance subtile et poivrée du gingembre
De tous les épices ensoleillées rousses ou ambres
Ma bouche se délecte sans cesse, orgasme des papilles
Notes sucrées aux tons acidulés, framboises, myrtilles
Emplir ma bouche des tanins des grands vins de la treille
Qui de leurs arômes fruités sortant du calice m'émerveillent
Toutes les odeurs qui emplissent mon nez
Tel un cyrano à l'appendice de fin gourmet
J'ai des souvenirs émus de senteurs si admirables
De gâteaux sortant du four et qu'on pose sur la table
Tant de produits de la mer, de la terre
De quoi faire tout un poème culinaire
Et, s'il est un péché capital auquel je succombe
Un garde-manger me serait une bonne tombe

On cherche tous l'amour
Oui, on cherche tous l'amour
Pour une heure, pour toujours
On cherche tous ce délicat frisson
Où notre coeur semble si heureux
Onde parcourant nos corps fiévreux
Lorsqu'ils vibrent enfin à l'unisson
Oui, on cherche tous l'amour
Est-ce un leurre, un discours ?
Perche tendue par le ciel
Malgré toutes nos errances
On veut retenter sa chance
Retrouver le goût du miel
Oui, on cherche tous l'amour
Une caresse au point du jour
Une peau pour sauver la sienne
Et on se laisse alors surprendre
Aux mots dits, aux mots tendres
Intimité derrière les persiennes
Oui, on te cherche tous, "Amour"
Car la vie est un fardeau si lourd
Qu'il faut le porter souvent à deux
Avant les adieux avec ou sans voeux
On s'éprend, on se méprend
Parfois même on se comprend
On croit pouvoir se passer de toi
Pourtant on repique à chaque fois
