Articles de luober
Il suffit parfois
Il suffit parfois de quelqu'un à aimer
Pour retrouver les couleurs de l'été
Au gré incertain de toutes nos saisons
De toujours espérer y-a-t-il déraison ?
Il suffit parfois d'un rêve effleuré
Pour alors se sentir des ailes pousser
Elle est souvent bien mince la pellicule
Qui de nos espérances sont le véhicule
Je porte tant de prisons en mon sein
J'emporte tempête, ouragan vers demain
Et mon âme déchirée comme voile au vent
Se recoudra tout doucement avec le temps
Il suffit parfois de prendre sa respiration
Trouver un nouveau souffle, une libération
Mais surtout, il suffit par foi de croire en soi
Pour qu'en levant les yeux au ciel, je te vois
Façon Cyrano
Côté amour, grands sentiments
Trop souvent restés au dedans
Là où se cache le mot "attirance"
Dans la lune et sous son influence
Sans trop se marrer avec ressacs
Et à la façon Cyrano de Bergerac
Que l'on cherche la liberté, l'amour ou la délivrance
De rencontrer les trois, il y a souvent peu de chance
Tel un Cyrano sur son rayon de lune, rêveur de plume
Qui de toute sa belle pudeur, un jour ses vers, assume
Longtemps, j'ai cherché des preuves de ton existence
En retour, je n'ai eu que l'épreuve et la souffrance
J'ai compris pourtant que la solution était en moi
Et que je devais être l'artisan de toutes mes joies
Au long nez et à la barbe du destin, pouvoir faire mouche enfin
Et de toutes les tirades de nos coeurs, orienter Saint Valentin
Il nous faut réapprendre à lire tous les signes que porte demain
Car à la table des anges gardiens, c'est tous les jours le festin

Pont-Aven
Blottie dans l'estuaire verdoyant de l'Aven
De Bernard, Colin, Sérusier jusqu'à Gaughin
A l'ouvrage, automne, printemps comme été
Tous les impressionnistes sont rassemblés
Dix scies dansent dans la commune ôtée
Du bois qui trébuche au pied de la forêt
Faire silence des cimes et taire l'écho
Car un peintre paysagiste, sapin, saut
Douces couleurs obscures dans la rivière
Aujourd'hui apporte deux mains conifères
Elles sont nerveuses, calleuses, résineuses
Et sur la toile, elles se dévoilent fièvreuses
L'une maintenant fermement le chevalet en bois d'hêtre
L'autre traçant les contours des paysages champêtres
Dans les profondeurs fauves de certains des tableaux
Le feu rougoie, les fées tournoient, horizon nouveau

Je ne suis que...
Ainsi, ami, je ne suis qu'un maçon
Qui t'aidera à construire ta maison
Qu'un simple panneau indicateur
Montrant le chemin de ton coeur
L'instrument de musique du ciel
Dont tu sortiras des notes de miel
Je ne suis que le petit messager
T'apportant des lettres parfumées
Et de tous rêves et de toute éternité,
Je serai là, présent, assis à tes côtés

Je voudrais dessiner
Je voudrais pouvoir dessiner un sourire
Sur ton si doux visage qui ne sourit plus
Sur le sentier de la vie, à l'envers, repartir
Déposer sur tes yeux, ma bouche émue
Je voudrais refaire tout ce long chemin
Et y enlever les pierres, Paul, Jacques
Desserrer ton cœur et prendre ta main
Regarder la pluie jouant dans les flaques
Je voudrais dessiner et retracer le ciel
Sur les contours de ton joli corps blessé
Et mon âme peindra tant de merveilles
Sur ton papier chanson en un éternel été

Assemblage
Que ce qui nous rassemble,
soit plus fort que ce qui nous divise
Que ceux qui nous rassemblent,
soient plus forts que ceux qui nous divisent
