Articles de luober
Les gens
Les gens s'enterrent, les gens sans foi
Et de tout cela, oui, j'en reviens parfois
Les gens d'Ur bennent, glaçant mes os
Potes, amis, en déchetterie c'est le chaos
Les Janviers sont froids, les gentils sont droits
De nombreux élus, cubes et rations, je conçois
Face aux Jansénistes et leur doctrine massive
Les gens d'armes saignent comme les gencives
Les jean-foutre suivent les gens bons de Parme
Mais cette tranche de vie fait tout son charme
Les gens, nés mare, finissent crapauds ou nénuphars
Très tard, face à l'adversité, leur âme a droit de cité
Ainsi, il faut que les jeux naissent, espace au présent
Enfin, il faut laisser du temps, laisser parler les gens
Car tout comme les sentiments, ils sont changeants
Les gens passent et des meilleures, vers un ailleurs

Entre deux
Entre deux tuiles, j'ai rêvé de toit, dit le couvreur
Entre deux villes, j'errais vêtu de soie, dit le rôdeur
A chacun ses choix, deal du rêveur, rêves d'ailleurs
Chaque note de la nuit est à ma portée, compositeur
Chacun perd la sienne sur ses volets, doux vaut leurre
Tu as vu l'heure, montre-moi la seconde, petit aiguilleur

A la fin des mondes
Là-bas à la fin des mondes
Sous le ciel noir et éclatant
A la croisée vide du temps
Avec toi, je danserai la ronde

Si léger
Face à l'infini, je ne suis qu'une blatte
Une petite bulle de savon qui s'éclate
Malgré tous les poids qui me plombent
Et les responsabilités qui m'incombent
Je me sens léger comme une plume
Tout au sommet de la vague, écume

Mots roses
Des mots, dés à coudre
Des mots laids en poudre
Des mots roses, j'ai ma dose
Pouvoir passer à autre chose
Composant bouquet de mes idéaux
Où je mêle l'ancolie au coquelicot
Une page vierge pour ma prose
Je l'embrasserai, un jour, si j'ose
Des motifs, tirés par les cheveux
Des mots quête, doux sol des cieux

On ne sait pas...
On ne s'est pas suffisamment aimé
On ne sait pas suffisamment aimer
On ne s'est pas suffit, amants en mai
Mon cœur glacé d'effroi, moqueur lassé des froids
Passe alors doucement la main comme il se doit
