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Articles de luober

Vagabond de la nuit

Par Le 2013-08-05

 


Que vois-tu sur le chemin étrange et tortueux de mes nuits ?
Dis, que vois-tu donc vagabond de mes rêves, si obscur ami ?
Regarde tout autour de toi, ce monde onirique où tout tourne.
Ressens-tu, toi aussi, ces fortes émotions qui me retournent.
Partout où l'esprit se pose, la poésie vient remplacer la prose.
Pourtant dans chacune de mes nuits, le temps meurt à petite dose.
Un petit bout de moi, petit bout d'émoi, décompte jours et mois.
Tournent les heures de la grande horloge dont je reste la proie.
Comme le vent qui murmure ses profonds sanglots contre mon volet,
Mon sommeil est balayé de gémissements et d'incroyables pensées.
Des gens tapis dans l'ombre de ma nuit me guident de leurs sombres voix.
Dites-moi, gardiens du temple, demain au réveil, trouverais-je ma voie ?


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L'âme de fond (Médium)

Par Le 2013-08-04


Vies crucifiées au fronton du mystère et des divines incertitudes
Est-ce bienfait, malédiction, doit-on faire preuve d'ingratitude ?  
Tous membres désignés d'office de cette invisible communauté,
Au hasard de la vie, se trouver parfois sans vraiment se chercher.
Porteurs d'une souffrance et des terribles secrets d'un ailleurs,
Etre détenteurs malgré tout d'une grande solitude intérieure.
Rester bien cachés au sein de la multitude et s'y sentir incompris,
Dotés d'une sensibilité exacerbée, lame de fond submergeant nos esprits,
Guérissant, absorbant, soutenant, pleurant vos deuils dans toutes nos transes,
Milliards de larmes humaines déversées sur le chemin fragile de vos errances,
Etres différents, délirants, vulnérables et fragiles, pauvres coeurs perdus,
Ames débordant du puits sans fond, âmes fendues et emplies d'un amour éperdu.
Pont invisible, indicible, lancé sur le vide,
Reliant des deux mondes les insondables rives.  
Fusionner nos âmes ma soeur pour entrevoir cette lueur éternelle
Qui depuis toujours parle en nous, petite voix qui nous appelle.
Se reconnaître enfin mon frère et sentir les frissons du même éveil,
Cette énergie universelle nous donnant la force de mille soleils,
Et ne plus jamais se sentir seul en brisant le froid carcan du doute.
Lire ensemble la carte du ciel et plus sereinement tracer la route.


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A l'ombre des tilleuls

Par Le 2013-07-23


Rêvant sous l'ombre protectrice des tilleuls centenaires,

Parasol de verdure m'abritant de la chaleur caniculaire,
Je n'ai plus peur de rien, ni aucune envie d'un ailleurs,
Je pense à ceux qui m'ont précédé en ce lieu de bonheur.
Ceux-là, qui à mes yeux, resteront d'illustres ancêtres.
Ceux-ci, qui à mon coeur, demeureront de grands maîtres.
Derrière ces murs de lourdes pierres, en ce doux jardin,
Ils veillent à mon bien-être, tels des anges gardiens.
En haut de cet escalier qui vit naître plusieurs lignées
Je ressens encore l'empreinte laissée par leur destinée.   
Parlez, parlez encore traces spectrales de mon ascendance,
Tout à votre écoute, je participe à vos nocturnes danses.


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La mémoire de la mer

Par Le 2013-07-07

Quelque part, là-bas, la mer touche le ciel.
Sa force est de nous ramener à l'essentiel.
Elle est bien assez grande pour cela, la mer.
Ses vagues sont capables de balayer nos hivers
Diluer toutes nos larmes dans son propre sel,
Noyant nos chagrins dans ses flots éternels.
Son immensité pourrait engloutir bien des cités,
mais haine et concupiscence la feraient déborder.
La mer prépare la soupe de la vie en son sein,
Et rapporte aux rivages la mort chaque matin.
Elle nous crache à la gueule nos contradictions,
Ses marées sont plus fortes que nos révolutions.

Quelque part, là-bas, la mer dit la vérité.
Sa grandeur nous confronte à notre réalité.
Elle brasse et efface les traces sur le sable
De toutes nos crasses et nos actes minables.
Durant les terribles orages où elle se déchaîne,
Elle est intenable et brise amarres et chaînes.
Impuissants, nous espérons éviter les récifs,
Tentant de jeter l'ancre de nos frêles esquifs. 
Nous promettons alors de ne jamais recommencer,
Mais quand la tempête cesse, tout est si vite oublié.
Alors, l'arc-en-ciel plonge dans l'océan pour y puiser
des étoiles de mer à aller épingler sur la voie lactée.

 

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La roue de la fortune

Par Le 2013-07-06


Souvent balayé par l'incertitude, le doute,

Mais pourtant continuer à tracer sa route,
Avec un brin d'entêtement, coûte que coûte,
Une belle énergie positive plein les soutes,
Et toujours croire fortement en ses rêves,
Sans faire de concessions et sans trêves.
Prendre les choses en main, se sentir prêt
Pour atteindre son but et même le devancer.

La voie de l'espérance en point de mire,
Et se dire qu'il pourrait y avoir pire.
Chercher au loin du regard sa bonne étoile,
Se dire, tu brilleras un jour sur la toile.
Pour moi, tu réveilleras mon ange gardien,
Et tu lui diras de me prendre par la main.
Dans le bon sens, un jour, oui, je le crois,
Chance, roue de la fortune, tu tourneras.


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Le visage du souvenir

Par Le 2013-07-06

Le gris froid de mes nuits ressemble à s'y méprendre
A la couleur de tes yeux posés sur ton visage d'ambre.
J'ai, depuis nous, traversé tant de miroirs de l'oubli
pour me rendre en rampant dans tant d'endroits maudits
où Dieu sait combien de corps dans les flammes brûlent
et où ô combien les fantômes de femmes perdues hurlent.
Tes gémissements de plaisir à la hauteur de mes désirs.
restent l'une de mes plus belles aquarelles de souvenirs.
J'ai repeint cent fois, mille fois encore ce tableau
où nous jouions si bien le jeu de la bête à deux dos.
Le passé est glouton et croque toutes nos espérances
Ne laissant à manger que des miettes de ta présence.
Vers qui, vers quoi me tourner demain pour survivre,
Vers quels artifices ou quels nectars rendant ivres.
Le visage du souvenir qui parfois réchauffe  le coeur,
laisse trop souvent derrière lui un irrémédiable désert.


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