Articles de luober
Le faiseur d'humour
Derrière une façade et un apparent manque de sérieux,
Se cachait un clown triste ne voulant qu'être heureux.
La bonne humeur était chez lui maladie contagieuse.
Il avait le sain esprit comme doctrine religieuse.
Ainsi, de faire l'humour, il avait pris le parti
et il attendait le bus vers Keaton à la répartie.
Dans sa fusée en route pour un voyage comique,
il préparait de la dérision toute la mécanique.
Savoir se moquer de nos travers lui semblait salutaire,
avec le rire comme noble et grande cause humanitaire.
Rempart face à la bêtise humaine et à toutes les guerres,
sa seule bataille était d'apporter de la joie sur Terre.
Quand un jour il nous a quitté pour un monde meilleur,
Il était mort de rire et déjà prêt pour un ailleurs.
En haut, les saints et les anges écoutaient ses salades
Et dans les nuages c'était vraiment la franche rigolade.
Le faiseur d'humour, grand donneur de leçons d'amour
Restât dans les esprits comme un farceur tout court
Qui n'hésitait pas à donner souvent de sa personne
sans craindre que l'on se moque de sa pauvre pomme.
Mais, tous ceux l'ayant rencontré ou quelque peu connu
conserveront en mémoire un vrai sage, plus qu'un farfelu.
La boîte à malheur
Vous souvenez-vous d'elle ?
La sourde douleur irréelle
Qui souvent nous tiraille
Et retourne nos entrailles.
Torpeur des moments de deuil,
Horreur des bords de cercueil
Où vous n'êtes plus que fêtus de paille,
l'infime grain perdu parmi les semailles.
A la fois immense peur, grande souffrance,
Tourbillon insoutenable d'une macabre danse.
C'est le reflet de notre inconsistance,
face aux affres du vide et de l'absence.
Comment vaincre l'hydre hideuse,
Surmonter cette bête monstrueuse,
promesse d'un avenir désespérant
Et nous causant grands tourments ?
Autant de plaies vives à cautériser
Qui nous laissent vides et accablés.
Le chagrin est un animal malsain
Qui se niche au creux de demain.
Il porte en lui tant de mélancolie,
Entrouvrant les portes de la folie.
Dans les sombres nuages de la mémoire,
Il y a une suite dans les idées noires.
Noyé dans le vaste océan des certitudes,
Se cache une goutte souillée d'inquiétude,
Se répandant en nous telle une marée noire
Engluant notre sérénité et tous nos espoirs.
Par moment, on sent poindre derrière ces douleurs
le rêve inespéré d'une palette aux vives couleurs.
Mort qui sépare, qui broie le bonheur et l'âme,
Mort qui délivre et qui attire comme une flamme,
Nous te fuyons, ta seule pensée nous offusque
Et pourtant enfant, femme, époux, tu débusques.
Cette boîte obscure contient nos défuntes pensées,
et emporte nos questions vers d'infinies clartés.
Le jardin des sens
Cueillir l'écarlate fleur du renouveau.
Respirer le doux parfum à fleur de peau.
Plier la rose dans le sens des épines.
Retrouver les sentations, l'adrénaline.
Effeuiller la longue et verte tige
puis s'abandonner jusqu'au vertige.
Laisser la sève monter si doucement
puis se répandre alors délicatement
comme un nectar, une douce liqueur
dans le calice, juste au bord du vase
s'abandonner alors jusqu'à l'extase.
Vague à l'âme
La vie est souvent un océan d'épreuves où l'on a besoin
de se remettre à flot quand on a du vague à l'âme.
Comme un frêle esquif dans la tempête, on surnage,
on est chahuté et on coule parfois quand on vit un drame.
Face à l'incompréhension ou à l'indifférence des autres,
on se sent abandonné, délaissé, désavoué, déprimé.
C'est ainsi que s'éteint la vie, quand la lumière vacille
et qu'aucune flamme de passion n'est là pour la ranimer.
Je divague, je dis vague, je dis : "Va gai bateau, toutes voiles dehors,
sur cet océan de larmes et affiche à nouveau ce sourire salvateur,
en retrouvant sur l'autre rive du Styx, ceux qui t'ont vraiment aimé,
qui t'ont vraiment connu et de l'avenir n'aie plus peur".
Tous perdants
Depuis longtemps qu'ils en rêvaient,
De foutre en l'air l'humanité.
Ils ont enfin lâché leurs bombes.
On a tous creusé nos tombes.
Terrés dans des trous comme des rats,
Les radiations ne diminuent pas.
Mangeant des larves de coléoptères
Entre deux passages d'hélicoptères.
C'est la guerre totale
Et tout le monde a mal.
Les bons et les méchants,
Les petits comme les grands.
Il n'y a que des perdants.
C'est l'anéantissement.
Depuis qu'ils se haïssaient
pour divergences d'idées.
Ils ont mis leur plan en actions,
provoqués la destruction.
Ce cauchemar post-apocalyptique
n'est pour l'instant qu'une vision tragique
de ce que des dirigeant fanatiques
pourraient provoquer d'un simple clic.
Ce sera la guerre totale
Et tout le monde aura mal.
Les bons et les méchants,
Les petits comme les grands.
Il n'y aura que des perdants.
Ce sera l'anéantissement.

Trace ton chemin
Il y a tant de leçons de vie que je pourrais te donner.
Il y a tant de conseils que je pourrais te prodiguer.
Tant et tant de pièges que je pourrais t'éviter
Et de désillusions sur lesquelles je devrais t'éclairer.
Mais cela ne sert à rien ! Trace ton chemin !
Tous les jeunes sont audacieux et les vieux si frileux.
Toutes ses peurs et ses angoisses héritées des années de poisse
Sont les épouvantails de l'âge de ceux qui disent être sages.
Mais j'aurai beau te prévenir, tu devras tout seul découvrir
Que tout cela ne sert à rien ! Trace ton chemin !
Il y a tant à faire dans un monde si vaste.
Laisse les esprits chagrins et les pensées néfastes.
Regarde au-delà des seules apparences,
Apprends à provoquer le bonheur et la chance.
Tout cela n'est pas vain ! Trace ton chemin !
Version musicale de "Trace ton chemin"

