Articles de luober
Rien ne pourra égaler
Parmi les ronds galets
Rien ne pourra égaler
Le souvenir enflammé
De ton joli téton dressé
Aimer
Aimer, c'est souvent vouloir toucher l'absolu
Atteindre des cimes, de doux cieux enchantés
Et quitter pour quelques instants notre réalité
Aimer, c'est toujours se mettre à nu
Aimer, c'est vouloir tout donner
Mais s'en sentir presque incapable
La crainte de souffrir, implacable
Prenant le dessus pour l'éternité
Aimer, c'est parfois penser à deux
Et, bien plus encore qu'une simple union
Maîtriser la matière, en faire la fusion
Aimer, c'est se réveiller amoureux
Aimer, c'est se projeter loin dans l'avenir
Ne plus jamais croire que l'on doit mourir
C'est échanger de merveilleux sourires
C'est garder en soi de beaux souvenirs
Aimer, c'est aussi savoir renoncer
Renoncer de peur d'être trop heureux
Et se terrer comme un animal peureux
Aimer, c'est aussi apprendre à pleurer
Aimer, c'est surtout recevoir la foudre
C'est se sentir éclater en mille morceaux
S'en remettre au vent comme un drapeau
C'est vouloir avec le coeur en découdre
Aimer, c'est apprendre à se révéler
Se surprendre soi-même, en être grandi
C'est un beau tourbillon qui nous étourdit
Baigné de la douce chaleur des soirs d'été
Aimer, c'est s'effacer devant l'autre
Pour le faire briller au firmament
Poli par l'éclat de nos sentiments
En parlant d'amour, c'est dire "le notre"
Aimer, c'est vouloir le bonheur de l'autre malgré tout
Quand bien même si ce dernier ne passe pas par nous
C'est savoir attendre et se mettre en retrait
C'est parfois ne rien dire et aimer en secret
Aimer, c'est de nos solitudes, une délivrance
Et pour nos âmes, un terrain de jeu immense
C'est ce que tu auras appris de tous mes silences
Pour ne pas trop te troubler, te laisser ta chance
Aimer, c'est enfin, oui, aimer, c'est surtout
Savoir prononcer certains mots avec tempérance
Ne jamais les galvauder, ni les employer à outrance
Juste quand il le faut, l'as de coeur restant un atout
Je sais que tu existes
Quelque part, je sais que tu existes
Toi, le reflet dans mes yeux tristes
Je te sens, je te rêve, je t'espère
Comme un horizon, un dernier repère
Oh, non, il ne peut en être autrement
Ce mont au sommet duquel tu m'attends
Je le gravirai, même à genoux, s'il le faut
Je t'y rejoindrai tel un guerrier, un héros
Hélas, je suis las de tous mes pleurs
Assis, juste-là, au bord de mon coeur
Je t'en veux car je sais que tu existes
La clé de mon bonheur, ma seule piste
Paradis perdu, amour éperdu sans trêve
Et le marchand d'amour me vend du rêve
Belle alchimie fusionnelle dans l'athanor
Creuset dans lequel je sublime ton corps
La mission
J'ai cru souvent que j'étais inutile
Petite brindille à l'existence si futile
Peut-être destiné à ne point exister
Créature de l'ombre en silence caché
Et, sur moi, les cieux se sont penchés
Eclairant mon chemin de belles pensées
Au milieu de rêves, de songes mystiques
J'ai entendu le son d'une douce musique
Eveiller en chacun de belles espérances
Avec des mots répandre la bienveillance
Au milieu de la nuit assombrie par le doute
Eloigner toutes vos peurs, dégager la route
Toucher enfin vos coeurs avec de belles émotions
Renverser vos certitudes, faire une introspection
Provoquer en vous des secousses sismiques
Ouvrir les failles sur des mondes magiques
Avec humilité mais beaucoup d'insistance
En portant cette croix avec clairvoyance
Chasser tous démons et viles apparitions
Libérer vos âmes et croire en ma mission

J'ai tant d'amour
Ainsi, j'ai tant d'amour à partager
Et pourtant, j'en ai si peu donné
qu'il ruisselle par tous mes pores
Cela en devient con comme la mort
J'ai tant d'humour qui dégringole
Mon sourire fuyant dans la rigole
Coeur en révolte, mis sous tension
Un brin désinvolte, triste vibration
Mes nuits, j'ai tant d'amours à rêver
Et tout autant de temps à rattraper
Dis-moi comment un jour tout délivrer ?
Médusé, faut-il laisser le radeau dériver ?
Et, jour après jour, je me suis menti
Le pour ou contre d'une drôle de vie
Alors tournent les aiguilles de l'ennui
Demeurent ces rêves tendres à l'infini
J'ai tant d'amour que je passe mon tour
J'étends l'amour sur le lit des contre-jours
Où il s'endort doucement et pour toujours
Dans le long sommeil du grand séjour
Abracadabra
Tu sais, nous aurions pu nous enivrer de senteurs amères,
Tant de parfums subtils sortis des entrailles de la Terre.
Je me serais abreuvé de ton corps livré, nu sans guépière.
Tu sais, je t'aurai peint cent fois sous une douce lumière.
J'aurai tant espéré que le charme et toute la magie opèrent,
Que de notre histoire on retienne autre chose qu'éphémère.
Nous avons connu des cieux merveilleux, de belles carresses.
Nous nous sommes reflétés aux miroirs de la folle jeunesse.
Tu me trouves trop abrupt d'émotions, tu dis que j'exagère.
Ce ne sont que mes subtils ressentis que tu aimais naguère.
Tels des otages malmenés et prisonniers de toutes nos guerres,
Ainsi, tu vois, nous n'avons pas su relever le défi, toi la première.
Nous nous sommes usés aux mensonges de rêves célestes.
Et de tous tes sanglots refoulés, je ne suis pas en reste.
La flamme s'est éteinte, noyée sous des larmes si salées
Qu'elles nous donnent soif d'amour pour toute une éternité.
Tu sais, mon amie, mon amour, je ne conjugue plus toujours.
La sentence est sans recours, longs roulements de tambours.
L'amour est condamné et sera exécuté sur la place "pudique".
Tu sais, mon amie, mon amour, j'ai perdu la formule magique.
Abracadabra, il nous fallait plus que deux bras.
Abracadabra, il me fallait croire en toi et en moi.
Abracadabra, deux coeurs pour un seul toit.
Abracadabra, âmes en pleurs pour un seul toi.
