Articles de luober
Au mage des mots bleu pétrole
Alain térieur, il y a le vent du large
La mer, la mère de Bretagne
Habile chanteur en marge
Kabyle, le père, la montagne
Alain timité, fausse timidité
Pudeur des grands interprètes
Harmonie, cas, poésie raffinée
A l'arrière des berlines dort la Bête
Alain terminable, vie rêvée d'artiste
La nuit te ment, alors fais-lui sa fête
Un jour de mars pour guerrier triste

L'enfer me ment
Calé au plus profond de moi
Dans la chaleur et l'effroi
Tout au creux de mes ténèbres
A l'âge d'oraisons funèbres
Qui s'arrête à la frontière
D'une conscience prisonnière
De mes rêves incandescents
Je sais que l'enfer me ment
Et que je dois m'en libérer
C'est une question de volonté
Et parfois même de volupté
Viens à moi je suis prêt
Doux porteur d'espérance
Amour, terre de semences

Éclore au fil du temps
Oubliant tous les tracas et le "No future"
Ne vouloir parler que la langue de la Nature
Se fondre parfois dans le vert paysage
Être fou : "j'erre et j'ouvre le passage"
Faire du spore et vouloir éclore au fil du temps
Être eau, être Ange, Verti-qualité, soleil levant

Le jour où
Le jour où j'ai tout perdu
Le jour où j'ai tout gagné
Deux pieds dans l'inconnu
Mais me sentant respirer
Le jour où je t'ai aimé
Le jour où tu as disparu
Tout mon être tiraillé
Coeur battant, corps perdu
Le jour où il fait vraiment nuit
Et que dans mon âme esseulée
Seule une petite lumière luit
Je croîs et crois en l'éternité
Le jour où tout enfin recommence
Le jour où tu rentres à nouveau
Dans le ballet, la grande danse
Riche de hier et de ce renouveau
Le jour où dans nos obscurités
Tendrement, tu te fais câline
Le jour où je suis moins agité
Ressurgit enfin ma nature divine
Les jours d'amour et de compassion
Où je m'envole et embrasse les étoiles
Les jours où je perds un peu la raison
C'est la folie du sage qui enfin se dévoile

Doux leurre
Pris dans le doux leurre de chaque jour
Tant de labeur pour si peu d'amour
Vois comme la vie nous tord et a raison
Car durcir notre cuir est le seul horizon
De petite sous France en grand mâle, heure
Il est temps d'être soi niais et apaiser douleurs
Mais avant c'est ainsi, appât, tique
Parasite écrivant sa bio, chimique
Nous savons de Marseille à Paris
Des potes agés aux jeunes amis
Qu'il faut cultiver son jardin
Sans relâche du soir au matin
Enfin quitter son cocon, naissance
Au culte des anciens, clairvoyance
A l'usure, passions identitaires
Je t'aperçois au loin, jeu, critère
Découvreur des odorantes îles
Eussions-nous le courage servile
De nous rapprocher de nos rêves
En nous Réal, lisant sans trêve

Sur mes ailes
La colombe porte en ailes
Le vers solitaire de l'aède
La paix recherchée est si belle
Ainsi doré, j'ai mis la pucelle
Fa sol, facile, avec ses faux cils
Yeux de la mort, orbites viriles
Sur mes zèles passent les oiseaux
Sur mes ailes, les animaux du zoo
Tant d'illusions dérisoires
Temps, père, amant d'un soir
Seule la nuit en moi fait son ouvrage
Et je m'endors, loin des babillages
