Articles de luober
Effroi d'hiver
Quoi de neuf au rayon vert, au rayon Terre
En rupture de stock et en perte de repères
Réflexion d'un dernier jour de janvier
Douce lumière, coeur et marrons glacés
Effroi si radieux de la Méduse
Je te dis à Dieu le père, j'abuse
Rapace qui plane juste au dessus
Prêt à s'abattre sur ma tête chenue
Sauf pour les lions, nous sommes hors félin
Dans un monde perdu, je te tends l'humain
Mon âme reste mon dernier repaire
Où je me réchauffe au soleil d'hiver

Sur les routes de la vie
Sur les routes de la vie
Je roule en hypoglycémie
Sans permis d'être vrai
Car on me l'a sucré
Perte d'authenticité
Pneumatiques usés
Clignotants et virages
Frein à main, pilotage
Dérapages incontrôlés
Ceinture d'insécurité
Âme en panne des sens
Sur un coeur immense
En déroute, éconduit
Jusqu'au bout de la nuit

Couler de source
Être un peu comme l'eau courante
Fuir le robinet, goutte tremblotante
Finir à l’égout, comme des milliers
Se sentir pourtant isolé, eaux usées
Puis glisser doucement dans la pente
En rêvant de lendemains qui chantent
Mouiller son mouchoir et en avoir sa claque
Pleuvoir au point d'en remplir des flaques
Ne pas perdre le fil et téléphoner à l'océan
Pour enfin le rejoindre et s'y noyer dedans
Manquer de liquidités et vouloir arrêter la course
Mais se dire, que de toute façon, ça coule de source

J'aurais pu...
J'aurais pu être sage
J'aurais plu dit le nuage
Jaurès Jean dit l'adage
Il est Villain ce présage
Tel un minuscule moustique
J'aurais pas lu la critique
Fièvre, maladie tropicale
Et tout devient colonial
J'aurais Hole, ce trou noir
Juste à la tombée du soir
Préserver mon âme à jamais
De toutes leurs fausses vérités
En criant, j'aurais su plier
Alors je me serais courbé
J'aurais vu l'âme-oitié
J'aurais pris quartiers
J'aurais su trouver la clé
Je me serais lassé, ruralité
Et je me serais enfin échappé
Par la porte de la Liberté

L'amour dans les nuages
Porté par le ciel et ses messages
Te faire l'amour dans les nuages
L'âme est Théo sans orage
L'amour s'interdit d'être sage
Perles de rosée sur ton front
Entre tes nimbus en érection
Poser un baiser délicatement
Et nous élever simultanément
Être vapeur d'eau ensoleillée
Se rapprocher de notre éternité
Être humain non conventionnel
En remontant à contre-courant
Tension alternative et différends
Rester calé et bien droit dans ses bottes
Et avec, parcourir sept lieues, queue de lotte
Homme rebelle qui fuit tous vos enjeux
Une lumière qui scintille dans mes yeux
Me montrant tous les chemins de traverse
Avec adresse, s'en aller danser sous l'averse
Ignorer les fausses réalités, goutte que goutte
Ne rien regretter mais vouloir changer de route
Ne plus croire en toutes vos vaines histoires
Où l'on nous prend trop pour une bonne poire
Ne rêver que de bons livres et de grimoires
Ce système qui chaque jour nous broie
Où l'on a soi-disant vraiment pas le choix
Ne plus être vrai, ni être connecté à soi
Vieillir bien vite et surtout bien avant l'heure
Écrasé par la trop forte pression du labeur
N'être qu'une olive dans le moulin à huile
Toit perdant, peu à peu, toutes ses tuiles
Il en faut si peu pour être découvert, ascension
On ne choisit pas tout le temps nos incarnations
Ni les épreuves qu'il faut que nous traversions
Ne pas avoir peur d'aller vers d'autres solutions
Et se rapprocher de soi pour vivre ses passions
Libérer en nous l'être qui refuse les conventions
