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Articles de luober

A tout moment

Par Le 2014-01-18

A tout moment, toute heure de nos vies,
Il peut arriver quelques merveilleuses folies,
Tombées de l'arbre comme un doux fruit
Ou de la lune comme un croissant de nuit.

Derrière les grandes ombres de l'ennui
Se cachent peut-être quelque sourire ami
Attendant calmement son moment de sortie,
Prêt à nous ouvrir les portes du paradis. 

A tout moment, tout coeur transi, perdu
Peut, sur l'être aimé, jeter son dévolu,
Au rythme des murmures de doux aquilons,
Sous les douces flèches du beau Cupidon.

Pâles amours s'étalant aujourd'hui
Sur le grand tapis glacé de l'oubli,
Demain, vos couleurs seront ravivées
de mille nuances rappelant l'été.  


  
Images 6

Au bord de la route

Par Le 2014-01-03

Me voilà, assis seul au bord de la route, 
N'attendant plus rien d'autre que la mort.
Recouvert par la noire poussière du doute,
J'ai tout vécu de ma solitude, doux trésor.

Derrière mes belles envies de mourir
Se cache la folie de t'aimer encore.
C'est vrai, je n'ai plus rien à dire
à la face du monde, trop vaste décor,
Sauf crier mon rêve d'amour absolu,
Et pleurer de lourdes larmes d'airain.
Tu es le souvenir des douleurs du vécu, 
Tu es le drame de tous mes lendemains.

Au bord de la route, je t'attendrai
Ame soeur, sauras-tu enfin t'arrêter ?
Au bord de la route, aussi, je te rêverai
Jusqu'à ce que mort s'en suive et vie effacée.

Et même bien au-delà de cette pâle existence,
Sur le chemin du ciel, dans la poussière d'étoiles,
Je te traquerai comme une seconde chance,
Et, du grand mystère, je léverai enfin le voile.



La confusion des sentiments

Par Le 2013-12-27

Un voile se déchire avec le temps,
Celui si incertain des sentiments,
Quand il ne reste plus qu'une épave
Qui surnage et prend l'eau grave.

La désillusion dans nos coeurs,
Cette petite mort avant l'heure
Quand il ne reste plus d'amour,
Que l'on en oublie les contours.

Relancer rouages et mécanique,
Acte le plus souvent critique
Pour redémarrer cette machine
Dont nos coeurs sont l'usine.

Vouloir lancer une nouvelle aventure
Quand il y a des trous dans la voilure
Ou bien quand l'ennui s'est installé
Avec ses habitudes bien ordonnées. 

La confusion des sentiments,
Ce merveilleux bateau blanc
Qui me conduit vers le néant
Sur des flots couleur de sang.


Le feu intérieur

Par Le 2013-12-12


Seul, si seul quand tout mon être s'enflamme.

Fort, si fort quand tout mon corps te réclame.
Peur, si peur que mon rêve demain ne s'efface.
Loin, si loin de la réalité dont je garde la trace.
Fou, si fou de croire toujours au mot bonheur.
Doux, si doux d'écouter encore battre mon coeur.

Mais le feu s'éteint, la force s'évanouit,
Et la peur m'étreint, la douceur s'oublie. 
Cet univers de tendres moiteurs et de transes,
dont je n'entends plus que l'écho de l'absence,
Comme un chant oublié qui me trouble l'âme, 
Rêve enfoui d'une braise où couve la flamme.


Des rêves par dizaines

Par Le 2013-12-08


A 10 ans, j'étais un enfant heureux,
avec des arcs-en-ciel dans les yeux.
J'étais pris dans mes jeux, sans enjeux.
J'étais fou, j'étais doux, j'étais votre Dieu.

A 20 ans, j'étais un enfant perdu,
malmené par tant d'amours éperdus.
Je t'ai attendue mais tu n'es pas revenue
ou je ne t'ai pas ouvert, je ne sais plus.  

A 30 ans, j'étais père d'un enfant,
vibrant peur et joie en même temps.
Transfert affectif, envol de l'insouciance,
Nouveaux objectifs, nouvelle ambiance. 

A 40 ans, je suis devenu un homme,
disant simplement "non", en somme.
Faisant des choix et suivant des pistes,
De ceux et celles rendant un peu tristes. 

A presque 50 ans, écrivant poèmes et livres
et rêvant tant d'amour à en devenir ivre.
Un mode d'expression en valant un autre,
pour dire que l'on n'est pas mauvais apôtre.

A 60 ans, projection future, lointain film,
scénario bien incertain auquel je m'arrime.
Que sera demain ? Un ciel nuageux
ou un azur limpide et très lumineux.

Suis-je encore vivant ou suis-je déjà mort ?
Dois-je accepter ou influer sur mon sort ?
Jeunesse, beauté, doux rêves inaccessibles,
Me font prisonnier d'une envie irrépressible.

Suis-je encore debout ou suis-je déjà abattu ?
Suis-je un arbre, suis-je un roc, rêve d'absolu ?
Je n'ai pas peur d'aimer à en mourir
Simplement la peur de devoir souffrir.

Semaines et mois qui défilent,
Dizaines d'années qui s'empilent, 
Courant à coeur et à corps perdus
A contre courant vers l'inconnu.



Le vieux lion

Par Le 2013-12-06

Sage et vieux lion, coeur vaillant pour qui rien n'est impossible.
Vaincre la peur, gravir des montagnes avec la liberté pour cible.
Briser ses chaînes, pour mieux aider les autres à s'en défaire.
Le chant de la paix embrasant toute l'Afrique et même la Terre.
Armé de ton courage, en "aparté", tu as cru au réveil des Nations.
Le coeur gros et le rêve immense, belle nuit étoilée à toi, Nelson.


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