Articles de luober
Le peuple des étoiles
Le peuple des étoiles nous regarde
De leurs grands yeux noirs en amande
Et certains d'entre eux se demandent
Que faire demain pour notre sauvegarde
En voyant évoluer leurs frères de la Terre
Qui se secouent dans la grande fourmilière
A grands coups de pollution et de guerres
Les pères de nos pères perdent leur repères
Et tout l'or que les Incas ont extrait
Pour orner leurs temples et leurs cités
Ne vaut pas tous les sacrifices faits
Par eux et les civilisation d'après
Alors quand les grands oiseaux de passage
Se sont envolés dans tous nos ciels d'été
Après avoir oeuvré pour leur rêve de paix
Et tels des Dieux, délivrer leur message
Le peuple des étoiles s'est alors évaporé
Laissant peu de traces dans nos mémoires
Empreintes de vanité et si vides d'espoir
Le peuple des étoiles nous regarde
Durant ces rêves où je me hasarde
Et où souvent la nuit je leur demande
Que faire demain pour notre sauvegarde

Là où le corps s'endort
Jean ne m'en voudra pas
Si je précise à son endroit
Le monde n'est pas que cerise
Car trop souvent il se divise
Sous le regard perplexe des cieux
Et l'incompréhension de nos vieux
D'Est en Ouest, toute l'humanité
Ne fait plus vraiment l'unanimité
Seuls sont soudés les défunts
Qui sous terre ne font qu'un
Dans nos allées à sens unique
Bien loin d'un monde inique
Tout au fond de nos cimetières
Cendres et os réunis espèrent
Délaissez vos beaux trésors
Et toutes vos idées de mort
Abandonnez vos divisions
Celles des carrés suffiront
Car là où le corps s'endort
Ici, seule l'âme s'en sort

De l'autre côté de la rue
Tout autant cigale que fourmi
Au fil de toutes nos saisons, on tricote nos vies
Au fond de nos maisons, on détricote nos envies
Enclin à l'oraison des projets que l'on repousse
Déclin de notre horizon qui se couvre de mousse
Il ne faut pas attendre que le temps nous avale
Et que nos joues flétries deviennent trop pâles
Chaque jour, chaque instant, faisons en sorte
D'ouvrir de nos rêves, un peu toutes les portes
Tel Ronsard, soyons acteur de notre Renaissance
Allons voir si la rose porte les belles essences
Dont le parfum capiteux saura embaumer nos vies
Alors sachons être tout autant cigale que fourmi
Le couvre-feu
Qu'on parle baleines ou bien glaciers
Chant d'automne
L'automne s'installe à présent
Alors hâtons-nous lentement
Car c'est l'hiver qui nous attend
Aimons quand il est encore temps
Aimons car cela reste un doux chant
Qui ne reviendra qu'avec le printemps
Mais toutes nos saisons passent
Tout comme nos amis trépassent
Et nous restons seuls à regarder
Les feuilles craquantes tomber



