Le blog poétique de LUOBER

Retrouvez ici, poèmes, articles et passions culturelles de votre héros,
ainsi que toute la petite histoire de la trilogie et autres anecdotes.

Déçu

Le 2022-04-18

Déçu, des sous, des dessous
Trop rouge sang, bien souvent
Déçu de tout, de moi, de vous
A moi, je dis : je ne sais pas
Quand l'indécent, l'autre monte 
Toi, Père créateur de tout ça
Reprend notre libre-arbitre
Car on a trop fait les pitres
On n'a plus droit au chapitre
Du livre blanc de la vie, de l'envie
Entachée, maculée en sachet de thé
Toi si délicat, faîtière posée, imposée
Dans la maison fermée, bien encerclée
On en tient un grain, des cas, fées innées
Naguère, grégaire, trop rois de la guerre
Tue père et mère avec ton coeur de pierre
Déçu, pions de la vague mère patrie, partie
Faisant ses pieuvres de ses huit bras aux abris
Déçu, pas vaincu, car nage au dessus de la Mort
Même si cela sent mauvaix, l'espérance ressort
Déçu, des suées froides, déçu, positions instables
Déçu, planter la peur et toucher nos pauvres coeurs


Sans titre 2


 
 

Avec le sang des fils...

Le 2022-03-09

Avec le sang des fils, avec les pleurs des mères
Le monstre que l'on nourrit qui s'appelle la guerre
Découpe les corps de nos frères sur l'étal de boucher
Depuis le grand bureau létal où il s'est bien planqué

Il dévore les enfants sacrifiés à la table des maîtres
Arrose leur viande au jus de pouvoir afin de se repaître
De leurs entrailles fumantes, de leurs chaudes viscères
Insensible aux douleurs de tous et sourd à leur misère

Avec le sang des fils, avec les pleurs des mères
Le monstre bien repu vomit sa haine sur Terre
Et dans sa tour d'ivoire, dans son bunker doré
En songes écarlates, il rêve de tous nous tuer

Dans sa volonté d'asservir et d'imposer sa loi
Il n'écoute personne car des démons, il est le roi
Quand d'autres parlaient de multiplier les pains

Le monstre fait des bombes et se fout de la faim

Avec le sang des fils, et parfois même des siens
Du haut de son grand arsenal, il fait le Malin
Et ses cornes et ses griffes sont bien acérées
Pour trouer la peau de ce que fut la Paix
  

Monstre sang


 

L'Ours et le Gerfaut

Le 2022-02-26

Autrefois, un beau faucon gerfaut avait pris son envol
Grâce au vent de la Liberté, il planait au-dessus du sol
Dans les turbulences des airs, il avançait néanmoins
Dans son proche horizon, il visait la démocratie au loin
"Volya", un rêve porté par quelques lettres cyrilliques
Inscrites sur le mur des peuples au destin tragique
Mais un ours mal léché, jaloux de sa propre lourdeur
Voulait le dévorer car ses larges ailes lui faisaient peur
Malgré la mort et la terreur que le cruel fauve semait  
En jaune et bleu, les plumes de l'oiseau restaient colorées  


    Ukraine 1

Le jongleur

Le 2022-01-25

A tous mes amours volés
En mille éclats inavoués 
Au crime de baise Majesté

A tous mes écrits envolés
Sur mille feuilles raturées 
Ce qui dessert mes vérités

Au fracas d'une âme tourmentée
Par autant d'échecs répétés
Entre la reine et le cavalier

Au bruit des vagues ensablées
Se brisant en perles mouillées
Sur une grève à généraliser

Jongler entre la Lune et le Soleil
Où chaque jour à nul autre pareil
Est baigné d'amertume ou de miel

Dans le grand spectacle qui défile
En équilibre incertain sur le fil
D'une vie au bonheur si volatile


Jongleur2
 

Le goût du métal

Le 2022-01-24

A Toi que la vie anime : as-tu pris des vitamines ?
A faire tant de ronds dans l’eau, tel Roland de Roncevaux
Pas toutes les épées se valent, de quoi briser Durandal
Toi qui vis par intérim, Toi qui as une petite mine 
Qu’elle soit d’or, de médicament, ce n’est pas à l’échelle du temps
Celui qui reste avant de forger, les maillons de ta destinée 

T’as pas perdu l’odorat - Oui, ça sent bien le caca
Derrière ces années létales - Sens-tu le goût du métal ?

La pandémie bien globale, comme à l’époque médiévale
La loi dictée par l’officine, depuis le virus de la Chine
Et au son des docteurs Peste, disant le vrai et le reste
Envahissant nos écrans, chaque jour se contredisant
La vie au rythme des doses, presque jusqu’à l’overdose
Une mauvaise histoire sans fin, où le politique nous contraint

A coup de conseil des sinistres - Et la peur pour seul registre
Sens-tu le parfum de scandale - Et le goût froid du métal ?

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T’as pas perdu l’odorat - Oui, ça sent bien le caca
Derrière ces années létales - Sens-tu le goût du métal ?

Le prix de la Liberté, qui divise la société
Les rois de la pharmacie, nous prenant pour abrutis  
Et ça raconte des salades, c’est l’hôpital le plus malade   
Quand sera-t-on immunisé, contre la politique de santé 
Que demain ils vont brader, à des fonds hyper blindés
Détenant le monde entier, tout est déshumanisé  

On pâtit de leurs actions - Celles en bourse, obligations
Le parfum de révolution - Goût de métal, libération

 
Metal
 

La fille sauvage

Le 2022-01-24

La fille sauvage aux yeux d'émeraude
Des mystères de la forêt s'accommode
Elle flâne parmi les chênes et les ormes
Et s'éloigne du monde des hommes
Là, parmi tous les petits êtres enchantés
Dans son élément, elle est dans le vrai


Fille

Tout ce qui m’entraîne

Le 2022-01-10

Tout ce qui m’entraîne, jour après jour 
L’appel des sirènes qui nous rendra sourd
Le vent dans la plaine et tous ses murmures
Libère nos chaînes, guéri nos blessures

Et derrière la haine que porte certains 
Il y a toute la peine de nos lendemains
Vois ce qui m’entraîne et tiens-moi la main
Libère nos chaînes, ouvre le chemin

Tout ce qui m’entraîne et me rend plus fort 
Même si mon cœur saigne, et fait des efforts
Tout ce que l’on traîne, comme coup du sort 
Même si on se démène, dans nos corps à corps

Tout ce qui m’entraîne, un nouvel amour 
Le seul oxygène après lequel on court
Le temps qui s’égrène vers notre futur
Un peu schizophrène, nous portons armures


Ancre
 

Automne dans les bois

Le 2021-11-18

Juste à la lisière de la grande forêt
Une cabane en rondins est posée
Ici, on est loin de tout, on pourrait se sentir isolé
Mais, pas plus que le reste du monde, désormais
Seul les prés restent verts aux abords de la saison hiémale
Quand la nature prend ses couleurs fauves et automnales
Au sol tombé, l'épais tapis végétal brunit doucement
Comme les troncs des arbres, ces vieux revenants
Le jaune, le beige, l'orange, le brun et l'ambre
Sont les couleurs qu'on voit depuis la chambre
Sur le mince ruisseau qui coule juste à côté
De frêles esquifs se sont délicatement posés

Tels de bien fragiles vaisseaux végétaux
Les feuilles se laissent emporter au gré de l'eau
Ici, la barque du temps passé glisse très lentement
Et, avec elle, la nostalgie dans le murmure du vent


Automne