Le blog poétique de LUOBER

Retrouvez ici, poèmes, articles et passions culturelles de votre héros,
ainsi que toute la petite histoire de la trilogie et autres anecdotes.

La symphonie maritime

Le 2021-05-24

Depuis que se joue le grand opéra de la vie
Les mers et les océans jouent leur symphonie
Sous la baguette d'un chef d'orchestre de talent
Ses mouvements musicaux s'accordent parfaitement
A ceux composant nos vies et tous leurs événements
Océan calme ou d'orage sous la furie des éléments
Douce musique du ressac de la mer dans nos têtes
Mais qui parfois au hasard peut devenir tempête
Comme le sont nos douleurs devenant tsunamis
Lorsque l'on perd l'être cher ou le meilleur ami

Face à ces immensités liquides couvrant la planète
Quand sonnent les cors et éclatent les trompettes
Quand souffrent nos corps et explosent nos têtes
Nos vies sont bien insipides et pas trop à la fête
Reste alors ces enfants, jouant là-bas sur la plage
Qui, comme les nôtres, écoutent dans les coquillages
Le bruit éternel que fait le vent, que fait la vague
Qu'ils transmettront aux leurs après avoir pris bague
Bercés par le mouvement des eaux quand baille la lune
Au rythme moderato des marées grignotant nos dunes


Symphonie maritime

 

La vie m'a appris

Le 2021-05-12

 

La vie m'a appris la patience
Et un tout petit peu de science
Que j'ai étalé sur ma tartine
Sans gagner au concours Lépine

La vie m'a joué quelques tours
Où je suis tombé sans détours
Tours de cons, tour de France
Merci à ma compagne la Chance

La vie m'a épris quelquefois
Quelques amours d'autrefois 
Qui viennent épicer les plats
Faits en replongeant parfois

La vie de tempête, de patachon
Du moins telle est ma vision
J'ai bu le thym, météo incertaine
Alors enlève tes bas et soi mienne 

La vie m'a appris qui j'étais 
Juste quand l'hiver est arrivé
Que j'avais fait mes cartons
Prêt pour la grande illusion


Apprendre 1
 

L'ogre de la forêt

Le 2021-05-11

Il s'en est allé le monstre à deux pieds
Emportant avec lui ses terribles secrets
Traversant le miroir du "conte de faits"
D'hivers en étés, la mort, il avait semé
Même s'il s'en est allé l'ogre de la forêt
Braves gens, pourrez-vous dormir en paix ?
Car vos enfants sont morts à ses pieds 
Et ont été dévorés durant des années
Ô combien de souffrances, il a engendré
Ô l'horrible bonhomme, le mal incarné
Mais ici, je ne fournirai pas son nom
Face à ses exactions, face à ce démon 
Aucune empathie, ni aucune sympathie
Devant la carcasse fétide du prédateur
Car de son vivant, il était déjà puanteur
Même s'il a disparu l'ogre de la forêt
Parents, pourrez-vous jamais oublier
Ce qu'aux vôtres, il a fait endurer ?


Ogre

On s'enterre

Le 2021-05-10

Qu'il en faut des années pour apprendre
Qu'il en faut des erreurs pour comprendre
Lorsque la lumière brille enfin tel un phare
Dans nos pauvres vies, il est souvent si tard
Et sur cette Terre des hommes, couverte de ronces 
Sonnent déjà les heures claires où l'on s'enfonce
Parés pour rejoindre les Saints et les Apôtres
Le moment où l'on s'enterre les uns, les autres

Qu'il en faut des moments de solitude, désert rance
Pour parvenir à la sagesse au-delà de la souffrance
Lorsque la nuit vient nous happer de sa gueule vorace
Qu'après, il ne restera de nous pas la moindre trace
Et la Lune qui, de tout là-haut, parfois nous regarde 
Eclairant nos grands cimetières de sa face blafarde 
Se dit : se sont-ils aimés autant que l'a demandé l'Autre ?
Ames, interrogez-vous alors sur l'effet de vos patenôtres



Lune cimetiere2

 

Cycles

Le 2021-04-11


Ce que chacun de nous a été
Au fil de nos saisons d'été
Ce que nous sommes désormais
Sous la patine de nos années

Tout ce dont nous avons dû nous libérer
Pour être simplement nous, en vérité
A présent que nous sommes passés à côté d'ailes
Oiseaux oisifs tombant du nid, un brin rebelles
Nos vies nous apparaissent souvent plus belles
Et l'on veut en voir briller chaque étincelle

Vaincre nos peurs, nos démissions 
Arrive le temps de l'acceptation
Ne pas lutter contre le courant
Et se laisser porter doucement

On ne peut être et avoir été
L'automne arrive toujours après l'été
Et nos hivers seront moissons
Nos vieilles âmes s'envoleront  

Regardez dans le ciel, les flamands
Tous ces oiseaux migrateurs s'envolant
Vers des cieux lointains, plus cléments
Ils reviendront à chaque printemps

Vous verrez, il en sera de même pour nous 
Tout n'est que cycles dans le grand Tout 
Tel l'éternel flux et reflux des océans
Tout n'est qu'un perpétuel recommencement 



Cycles


 

En faim de vie, en fin de vie

Le 2021-04-02


Les personnes en fin de vie
Sur le départ vers un ailleurs
Les personnes en faim de vie
Se nourrissant au bonheur
Les premiers sont de passage
Les autres ne sont pas sages
Ils furent les mêmes autrefois
Avant que le temps ne les rattrapent
Bons vivants aimant toutes les agapes
Les personnes, enfin, dévient 
Et se dirigent vers la sortie 
Délaissant alors la matière
Et ses bonheurs si éphémères
Avec toute l'énergie nécessaire
Pour briller dans l'anti-matière
Les personnes en fin de vie vont ici
Où les mères et pères sonnent à l'huis
Porte du trou noir de chaque galaxie
Absorbant avec eux tous leurs soucis 
Et là-bas, de l'autre côté de leurs vies
Ils ne sont que lumière de l'esprit


En fin de vie
 

Il pleut sur la forêt

Le 2021-03-21

Il pleut sur la forêt, à gouttes resserrées
Il pleut sur mes étés, à larmes trop versées
Ma vie a filé, défilé au rythme des saisons 
Mon âme a cicatrisé au fil de mes guérisons

J'entends le chant du coucou résonnant dans le bois
Vois la portée de la polyandre qu'une autre couvera
Le faux frère éjectant du nid les autres oisillons 
Le monde paraît parfois cruel, plus que de raison

La vie est ainsi faite avec toutes ses illusions
Ses petits drames, comme ses grandes révolutions
Dans les grands arbres détrempés par le crachin
On se blottit contre le tronc d'un vieux sapin

Et au sol sous la mousse, ses racines s'enfoncent
Montrant que sous les apparences, nul ne renonce
Jusqu'aux derniers instants de la dernière heure
On croit pouvoir sur cette terre rester à demeure

Mais nous ne sommes que le terreau, la décrépitude
Qui demain nourriront les autres de nos incertitudes
Et il pleut sur la forêt et les joues des être aimés
Quand on nous rappelle vers les nuages mouillés 


Pluie

Nature blessée

Le 2021-03-05


Lune hiver, rond effroi fait peur 
L'Uni versatile change de couleur
Et du fond des âges l'arc-en-ciel
Tire ses flèches en dard de miel
Abeilles farouches de la ruche
Pareilles aux mouches à capuche
Sodomites d'insectes se paluchant
Sur ce monde, Andes et rangement
On opère où l'immense cordillère ?
Demain en chirurgie bien singulière  
D'une nature blessée et à l'agonie
On reste à son chevet jour et nuit
Car la morte-vivante sait réguler
La population des indisciplinés
A coup de pandémies et de fléaux 
Ceux qui tentent d'avoir sa peau
Toutes ces âmes jeunes et excitées
Toutes ces consciences à éveiller
Pour que nos épreuves soient adoucies
Et que notre passage soit réussi

 
Nature

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