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Le blog poétique de LUOBER

Retrouvez ici, poèmes, articles et passions culturelles de votre héros,
ainsi que toute la petite histoire de la trilogie et autres anecdotes.

Mon enfance

Le 2021-02-21

Mon enfance, viens, viens tout contre moi
Que tu t'endormes au creux de mes bras
Tu verras, nous serons si bien tous les deux
J'ai pour toi de tendres et de doux aveux

Mon enfance, regarde le chemin parcouru
Tu vois, malgré toutes les errances, j'ai tenu
Parfois, je me suis un peu perdu en chemin 
Mais tu m'as toujours soutenu, tenu par la main

Mon enfance, viens, viens tout contre mon coeur
Là où j'ai caché toutes mes plus grandes douleurs
Tu verras bien qu'au fond de moi, je n'ai plus peur


Dessin enfance
 

Le peuple des étoiles

Le 2020-12-18

  
Le peuple des étoiles nous regarde
De leurs grands yeux noirs en amande
Et certains d'entre eux se demandent
Que faire demain pour notre sauvegarde

En voyant évoluer leurs frères de la Terre
Qui se secouent dans la grande fourmilière
A grands coups de pollution et de guerres
Les pères de nos pères perdent leur repères

Et tout l'or que les Incas ont extrait
Pour orner leurs temples et leurs cités
Ne vaut pas tous les sacrifices faits 
Par eux et les civilisation d'après

Alors quand les grands oiseaux de passage
Se sont envolés dans tous nos ciels d'été
Après avoir oeuvré pour leur rêve de paix 
Et tels des Dieux, délivrer leur message
Le peuple des étoiles s'est alors évaporé
Laissant peu de traces dans nos mémoires
Empreintes de vanité et si vides d'espoir
     
Le peuple des étoiles nous regarde
Durant ces rêves où je me hasarde
Et où souvent la nuit je leur demande
Que faire demain pour notre sauvegarde


Etoiles 1
 


 

Là où le corps s'endort

Le 2020-11-01

Jean ne m'en voudra pas
Si je précise à son endroit
Le monde n'est pas que cerise
Car trop souvent il se divise
Sous le regard perplexe des cieux
Et l'incompréhension de nos vieux
D'Est en Ouest, toute l'humanité
Ne fait plus vraiment l'unanimité
Seuls sont soudés les défunts
Qui sous terre ne font qu'un
Dans nos allées à sens unique
Bien loin d'un monde inique
Tout au fond de nos cimetières
Cendres et os réunis espèrent
Délaissez vos beaux trésors
Et toutes vos idées de mort
Abandonnez vos divisions
Celles des carrés suffiront
Car là où le corps s'endort
Ici, seule l'âme s'en sort

Cimetiere

 

De l'autre côté de la rue

Le 2020-10-24

On naît puis on n'est plus
Là, juste au coin de la rue
Tu enseignes et on te saigne
Pour leurs rêves de règnes
Celui que tu as accueilli te tue
Juste de l'autre côté de la rue
Ce voisin que tu croyais proche
Et qui fait des trucs bien moches
Celui que tu croyais avoir sauvé
Celui qui est bien endoctriné
Par toutes ces idées dépassées
Antiquaires, vestiges du passé
Les uns prient, les autres dévient
Et, bien abrutis, enlèvent des vies
Au nom de quelques vieux prophètes
Ils coupent à présent des têtes
De ceux qui apprennent et partagent
Pour enfin les sortir du Moyen-Âge
Ceux qui n'écoutent que la chaîne
De ceux qui fomentent la haine
Instrumentalisant l'ignorance
De quelques pauvres idiots rances
A la solde du diable hégémonique
Véhiculant une forme de fascisme
Dont l'arrêt public doit être acté
Par la République et ses députés
Il vous faut beaucoup de temps
A vous tous les représentants
Pour briser une forme d'omerta
Pour préserver votre électorat
Alors de l'autre côté de la rue
Il y a en effet du travail, ardu
Monsieur le Président Manu
Car de l'autre côté de la rue
C'est mon professeur qu'on tue


Samuel

Tout autant cigale que fourmi

Le 2020-10-23

Au fil de toutes nos saisons, on tricote nos vies
Au fond de nos maisons, on détricote nos envies
Enclin à l'oraison des projets que l'on repousse
Déclin de notre horizon qui se couvre de mousse

Il ne faut pas attendre que le temps nous avale
Et que nos joues flétries deviennent trop pâles
Chaque jour, chaque instant, faisons en sorte
D'ouvrir de nos rêves, un peu toutes les portes 

Tel Ronsard, soyons acteur de notre Renaissance
Allons voir si la rose porte les belles essences
Dont le parfum capiteux saura embaumer nos vies
Alors sachons être tout autant cigale que fourmi 

 

Sans titre 1

Le couvre-feu

Le 2020-10-15

Le couvre-chef décrète le couvre-feu
A nos soirées entre amis, on dit adieu
Encore quelques semaines cloîtrées
Pour qu'ensemble le virus éradiquer
Une drôle d'époque que nous vivons
En devant rester souvent à la maison
On sent pas mal de flottement dans l'air
Car c'est l'inconnu depuis le dernier hiver
Pour ne pas tous finir en réanimation
Il nous faut minimiser les animations
On a mis nos vies entre parenthèses
Attendant tous un vaccin de synthèse
On ne sait plus quels intérêts on sert
Et qui avance masqué ou à découvert
Dans cette année qui n'en finit pas
Et dont l'issue se prolongera au-delà
Peut-être pas pour tous nos aînés
Qui semblent être les plus exposés
Et derrière tous les effets papillon
On pourrait se poser des questions
Face à toutes nos libertés limitées
Et tout ceux qui continuent à ignorer
Que toutes nos actions sont reliées
Qu'on parle baleines ou bien glaciers
Qu'il s'agisse du climat ou du pangolin
Tous responsables aujourd'hui et demain
De tout ce qui est peut-être imbriqué
Derrière l'arbre en feu cachant la forêt
S'il y a une leçon de tout cela à tirer
C'est de réapprendre la solidarité
Car derrière cette longue épreuve
C'est tout l'Univers qui est à l'œuvre


Couvre feu

Chant d'automne

Le 2020-10-11

L'automne s'installe à présent

Alors hâtons-nous lentement

Car c'est l'hiver qui nous attend

Aimons quand il est encore temps

Aimons car cela reste un doux chant

Qui ne reviendra qu'avec le printemps

Mais toutes nos saisons passent

Tout comme nos amis trépassent

Et nous restons seuls à regarder

Les feuilles craquantes tomber

Sur le chemin de la nuit étoilée


Chat feuille

Quand il est triste...

Le 2020-09-05

 

Quand parfois cet homme âgé est triste
Qu'il n'entrevoit aucune issue, aucune piste
Et que le temps n'arrive pas à effacer en lui
Le souvenir douloureux de ceux qui sont partis
Je l'écoute et je trouve que dans ses sanglots
Transparaît alors quelque chose de beau
Cet amour pour tous ses chers disparus
Ne pleure pas cher père, tu n'es pas perdu
Simplement égaré parmi les ombres du passé
Mais ton coeur, si grand, peut tout éclairer



Larmes 1