Le trouble
Le 2015-07-06
C'est un trouble indicible qui naît avec la fin du jour
Il porte en lui un rêve, bien plus qu'un long discours
Plus fort que la peur d'aimer, la crainte de se livrer
Immense, il peut souiller mon âme jusqu'à la délivrer
Quand il se rit de tout, alors rien ne peut le dissiper
C'est un émoi précieux, plus léger qu'un nuage d'été
Caché des hautes herbes tel un animal sournois
Prêt à dévorer mon coeur, prêt à bondir sur moi
Quand le soir descend, que ton corps nu s'approche
Sans aucune fausse note, jouant des doubles croches
Reste toujours en moi la mélodie du désir ardent
Ce chant qui m'interpelle, plus qu'un frémissement
C'est un trouble qui meurt avec nos cris d'extase
Portant en nos cellules, ce qu'est une anaphase
Devant nos corps rompus en sensuelles imbrications
C'est un paysage s'ouvrant sur de nouveaux horizons
Suis-je dans certains de tes rêves, la clé du firmament ?
Suis-je, moi-même, un brin troublé, un brin troublant ?
Et pourtant, ne m'as-tu pas dit que je te faisais peur ?
Sein blanc, écoute, écoute, j'entends battre ton coeur
