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Le blog poétique de LUOBER

Retrouvez ici, poèmes, articles et passions culturelles de votre héros,
ainsi que toute la petite histoire de la trilogie et autres anecdotes.

Est-ce donc cela l'amour ?

Le 2015-07-07


 

Est-ce donc cela l'amour, cette fièvre qui couve ?
Ce vide, ce manque, cette absence qu'on éprouve
Etrange affection qui peu à peu nous rapproche
Qui nous fait vibrer comme du cristal de roche 
Cette envie de l'autre et de sa tendre présence
Croire qu'on est perdu dans une douce souffrance

Est-ce donc cela l'amour, cette curiosité étrange ?
Moments où nous entendons la musique des anges
Instants où nous osons murmurer des "je t'aime" 
Magie nous faisant préférer l'autre à nous même
Alchimie du coeur, souffle de la providence
Où le besoin de l'autre devient une évidence

Est-ce donc cela l'amour, ce bien curieux mélange ?
Une belle rencontre qui quelque part nous dérange
Ne nous laissant pas sourd à ces appels sauvages,
Nous faisant frissonner et quelque soit notre âge
Cet émoi, cette étreinte, ces regards échangés
Ces mains qui se frôlent, ces corps si enlacés

Est-ce donc cela l'amour, le temps qui s'arrête ?
Ta voix disant tendrement: ça y est, je suis prête
Ton corps s'offrant à moi dans tous nos va-et-vient
Le bonheur de tes yeux se plongeant dans les miens
Est-ce donc cela l'amour, un brasier, une flamme ?
Est-ce donc cela l'amour, l'immortalité de l'âme ?



Mains

J'aimais l'usine

Le 2015-07-06


De ma condition ouvrière
J'ai le souvenir d'une sorcière
Qui, à la fabrique de félicité,
M'avait trouvé désoeuvré
Mon coeur était au chomage
Mais j'aimais l'usine sans âge


Je pense souvent à vous 
Magicienne sans tabou
Je fais tant d'incantations
Déclamant mes divagations
Où je pénètre votre antre 
Et le bas de votre ventre

Vous m'apparaissez en songe
En ces rêves qui me rongent
Ma mystérieuse fée Mélusine
Votre corps devient mon usine
Et j'y travaille consentant
Belle fleur de printemps


Ce labeur, je l'ai tant aimé
Que j'y tiendrai bien volontiers
Des cadences infernales
Pour mieux me sentir mâle
Et dans un merveilleux soupir
De votre douce présence jouir  



Melusine


 

Le trouble

Le 2015-07-06


 

C'est un trouble indicible qui naît avec la fin du jour
Il porte en lui un rêve, bien plus qu'un long discours
Plus fort que la peur d'aimer, la crainte de se livrer 
Immense, il peut souiller mon âme jusqu'à la délivrer

Quand il se rit de tout, alors rien ne peut le dissiper  
C'est un émoi précieux, plus léger qu'un nuage d'été
Caché des hautes herbes tel un animal sournois
Prêt à dévorer mon coeur, prêt à bondir sur moi

Quand le soir descend, que ton corps nu s'approche
Sans aucune fausse note, jouant des doubles croches
Reste toujours en moi la mélodie du désir ardent 
Ce chant qui m'interpelle, plus qu'un frémissement

C'est un trouble qui meurt avec nos cris d'extase 
Portant en nos cellules, ce qu'est une anaphase
Devant nos corps rompus en sensuelles imbrications 
C'est un paysage s'ouvrant sur de nouveaux horizons 

Suis-je dans certains de tes rêves, la clé du firmament ? 
Suis-je, moi-même, un brin troublé, un brin troublant ? 
Et pourtant, ne m'as-tu pas dit que je te faisais peur ?
Sein blanc, écoute, écoute,  j'entends battre ton coeur



Trouble mnesique

Papillon de lumière

Le 2015-07-03


On ne se prend pas le chou
Ma piéride, au nom si doux

Dans le potager de mes nuits
Voyant tout se fâner à l'envi
J'ai décidé de vivre de passion 
Cultivant bonheur et émotions

Dans le jardin de mes amours
Tu gardes la place du toujours
Car depuis toi, je suis l'éveil
Depuis ton toit, je vois le ciel 
Alors j'irradie, le sel de la vie
Cela me botte, le beurre aussi

Quand t'es là, ma candela
Je te ressens ancré en moi
Et tout cela reste du "lux"
Telle ta douce odeur de musc

Herbes de provence, farigoule
Tu éteins toutes mes ampoules

Face à ta pleine lune, je me déplie
Pour devenir le soleil de tes envies

Alors enlacés, nos corps se déroulent
Et quand le courant en nous s'écoule 
Portés par tous nos ébats électriques
Tu prends le jus quand moi j'abdique

Je peux toucher ta lumière
Les trois têtes du cerbère
Et, nous montons ensemble
Là, tu t'éclaires, il me semble
Baisse doucement la tension
Le cours de notre récréation

Tu es mon bel arc-en-ciel
Tuer le monarque éternel
Ce papillon de mes nuits
Qui quand tes ailes, je déplie
Deviens cet être de lumière
Qui jamais ne me désespère



Femme papillon

 

Ma vie en technicolor

Le 2015-06-29



Vivre un bout de ma vie en technicolor
Voyager pourquoi pas jusqu'à Bangalore
Cela vaut mieux qu'être un dragon mort
Et pour t'atteindre, mon coeur, je déflore

Oui, je veux renaître, je veux enfin éclore
Et tous les recoins de ton corps, j'explore
Grimpe sur moi, si douce et sucrée passiflore
Car cueillir la fleur de ta passion vaut de l'or



Technicolor
 

Happy-Culteur

Le 2015-06-29



Ecoute donc bourdonner ton bonheur
Mon joyeux et besogneux apiculteur
Qui tout près de la ruche sommeille
Rêvant au milieu de mille abeilles
Tu fais si bien la danse de la cire
Tu sais que seule la reine t'attire
Sa fleur et son nectar, tu butines
Douce saveur sucrée très mutine
Sur la ruche, l'amour, la passion 
Tu croyais en connaître un rayon
Mais aimer le miel, il n'y a pas pire
Ce goût des amours qui soupirent
Happy-culteur, bel amoureux transi
Par la gelée royale, source de la vie
 


Ruche

Abattre mes cartes

Le 2015-06-29



Battu, rebattu, comme un jeu de cartes
Faut-il que je joue ou que je m'écarte
Etre solitaire mais sans aucune rancoeur
J'écoute tout doucement battre mon coeur

Je dis: "Belote, rebelote et dix de der"
J'ai coutume à le faire, ce pas en enfer
 J'ai su lire entre les lignes, j'ai lu-cifer
Je ramasse la mise, au diable vauvert
J'ai fait le serment de vigne, celui qui saoule,
Cela me glace et me fout vraiment les boules
Et il me faut ab-sorbet le fruit défendu,
Ta chair si rose et mon doux rêve entrevu  
Je suis ton évasion, ton vassal quatre as  
Carte joker, jouant le second rôle, hélas
Si je ne suis encore le roi de ton coeur  
J'en serai le laquais, le valet de coeur
Il me faut abattre mes cartes, voilà tout
En espérant avoir la main pleine d'atouts



Valet

Ego-Land

Le 2015-06-27


 

Je me recroqueville derrière mes écailles
Moi le lézard perdu, dragon pas si commode
Avec lequel il faut bien que je m'accomode
Il fait si froid en moi, que je me caille

Et pourtant, il faudra bien que je m'aime
Que je mesure ma force et que je m'efforce
D'avancer vers moi ou bien que j'en divorce
Et que de mon intérieur, je fasse un poème

Mon Ego, tu trembles tant, quand je t'effeuille 
Si sautant de ta hauteur un jour je me suicide
Tu auras alors atteint la taille d'une pyramide
Et tu m'auras épargné quelques beaux écueils 

Tes poignées dorées soutiennent mon cercueil
Mon bonheur passe-t-il par la reconnaissance ?
Mon honneur est-il foulé par autant d'errances ?
Pourrais-je vraiment un jour de toi faire le deuil ?

Et j'erre en moi sur la Terre dévastée de l'Ego-land
Je m'aime, tu m'aimes, on sème, quand bien même
Mon âme, mon drame, femme, ma flamme, j'essaime 
Au son des trompettes de "gère Ego",  folle sarabande



Ego