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Le blog poétique de LUOBER
Retrouvez ici, poèmes, articles et passions culturelles de votre héros,
ainsi que toute la petite histoire de la trilogie et autres anecdotes.
Par
luober
Le 2016-03-02
Sur tous les tableaux de ma vie que je dévoile
Dans mon ciel aspirant la poussière des toiles
Peintre impressionniste d'émotions et sensations
D'une folle sensibilité au service des passions
J'ai connu pas mal de vide dans mon existence
Ces grands trous noirs provenant de l'enfance
Mais, je ne demande à personne de les combler
Juste à la lunette d'astronomie, les observer
Le firmament, l'espace-temps, son étrange courbure
Ne sont rien, comparé à tes reins et leur cambrure
Sache que pour toi, j'ai tant d'amour à revendre
Alors, ne compte point sur moi pour le reprendre
Soleil sur ma peau, tu restes ma seule ambition
L'amour est fait de douceur et de compréhension
Sans cesse donner son coeur, son corps à loisir
Alors, fais de moi, l'instrument de ton plaisir
Tous mes désirs tournent autour de ta planète
Satellite en orbite, dressé, empli de gamètes
Tu es la source de vie au coeur de ma galaxie
Comète inspiratrice, palette aux couleurs nuit
Du fond de l'univers, je veux t'entendre gémir
Et, durant des années-lumières, te faire frémir
Sachant brouiller ton regard de mon pinceau habile
Je serai le peintre des étoiles, ces lumières graciles

Par
luober
Le 2016-03-01
Dans les plaines glacées de la solitude
De ma vie j'ai traîné tant de lassitude
Mais tous les vents d'Iroise qui pénètrent mes os
Ne sauraient à eux seuls faire flotter mon drapeau
Je ne serai jamais comme fut feu Tristan Corbière
Et pourtant, de ma poésie, je veux faire bannière
Aède, je n'ai de mots dits que mes rimes et ma prose
Baiser la vie, en me cachant de la mort, enfin j'ose
Je ne prendrai pas la route, comme Jack Kerouac
Car je voyagerai tout autant calé dans mon hamac
Ne voulant point laisser derrière moi de traces immortelles
Partageant mes mots pour déflorer l'âme de quelques pucelles
Traversant mille champs de pavots aux côtés de Baudelaire
Sauvant, par artifice, ma peau d'ange déchu tombé à terre
En effeuillant les fleurs du mâle entre tes seins tendus
Vive ma déraison, pétale du désir, ma joie d'être vaincu
Alors comme Villon, je veux bien qu'on me pende
Si encore pour toi, cela permette que je bande
Sur le dos des moutons, je cueillerai Verlaine
Et, j'arpenterai ton corps à en perdre haleine
Quand ma semence fertile de mon corps est expulsée
Et se répand sur ta peau avide de toutes nos voluptés
Alors, ivre de nos plaisirs, je te lirai de Hugo, "Aux Feuillantines"
Avec mon accent chantant, je serai ton Rimbaud ou ton Lamartine
Il y a toi et moi, derrière mes vers et mes poèmes
Telles des graines de l'amour, je veux qu'on sème

Par
luober
Le 2016-02-28
Oui je veux vivre intensément
Epouser les fleurs des champs
M'imprégner, émoi sensoriel,
De leurs couleurs arc-en-ciel
Comme les héros de l'Antiquité
Plaisirs dyonisiaques à partager
De bacchannales en folle ivresse
Je me collerai contre tes fesses
Je veux dévorer la vie
Rire et sourire à l'infini
Boire, manger, et ressentir
M'abandonner en toi et jouir
Je veux sentir ta peau, ta chaleur
Chaque battement de ton coeur
Et dans ton corps de princesse
Je pénétre avec délicatesse
Avec tes bras autour de mon cou
Et nos deux bouches qui jouent
Je trouve le monde merveilleux
Et je murmure : je suis heureux
Avec mon arc et ma quiétude
Je chasserai l'incertitude
Si ton amour en a besoin
Je te parlerai de demain
Regarde ces oiseaux voler
Ils sont épris de liberté
Et toutes ailes déployées
C'est ma façon de t'aimer
Oui je veux vivre intensément
M'accrocher à chaque printemps
Briser la glace, chaque hiver
Et embrasser tout l'univers

Par
luober
Le 2016-02-28
Statue : Vénus de mille Odeurs qui nous emplit
Parfum : Cent heures se sont évaporées depuis
Fleur d'eau : J'ai le nez nu, phare à l'horizon
Epuisement : Et de courir, j'en ai marre à thon
Habile : Poisson de la mer, tu m'énerves tant
Météo : Quand je te conjugue à tous les temps
Est-ce poire ? Quand ma pêche n'a pas porté ses fruits
Chimère : Lit, corne d'abondance de toutes mes nuits
Douceur chocolaté : Partir sur l'île du lapin de Pâques
Que diable : "Des mots" qui me donnent la "niaque"
Que dalle : Car sous les pavés, il faut lire le marque-plage
Des mots dés : Jetés sur le tapis de la vie avec courage
Gratuité : De mes jeux de mots, de mes je t'aime
Jardins : Où poussent les fleurs de mes poèmes
Les mots se croisent et s'assemblent
Ainsi, souvent ils nous ressemblent
Tels des amoureux se rencontrant
Les mots et les phrases s'attirant

Par
luober
Le 2016-02-27
Comme le temps s'égrène de toute façon
Le temps : ses graines et ses bourgeons
Avançons à notre rythme, douce progression
En goûtant les lents délices de chaque saison
Prendre du temps l'un pour l'autre
Rendre l'amour et semer l'épeautre
Et avancer sans doute et sans pudeur
Aller doucement vers notre grandeur
Tu prends le temps de me regarder autrement
Tu prends le temps de me lire intérieurement
Tu es capable de m'aimer pour ce que je suis
Car jamais, tu ne t'arrêtes au simple vernis
Je prends le temps de te comprendre vraiment
Je prends le temps de lire ce qu'il y a en dedans
Et si je me sens capable de me livrer autant
C'est que cet amour, tu le mérites vraiment
S'ouvrir à notre humanité, notre perfection
Puis construire l'édifice à notre dimension
Prendre notre temps d'être dans le vrai
Plus sincère, plus grand et s'équilibrer
Alors, nous prendrons le temps de décrocher la lune
De compter les grains de sable qu'il y a dans la dune
Et demain dans tous nos merveilleux échanges de plume
Nous écrirons les pages des instants que l'amour parfume

Par
luober
Le 2016-02-27
Tombent les feuilles, tombes fleuries
Jardins des allongés et calme infini
La maison de la Mort nous interpelle
Car peu de personnes la trouve belle
Tombent les deuils et tombe la nuit
Dalles de marbre, croix et crucifix
Et de Montparnasse au père Lachaise
Peu d'entre nous sont bien à l'aise
Pourtant au calme du repos éternel
Nous laissons nos corps en sommeil
Corps pâle et enveloppe charnelle
Souvenirs de plaisirs intemporels
Bien calé en position horizontale
Morceaux de viande que l'on étale
Arrêt buffet, froid, heure sidérale
Coup d'état létal et fluide glacial
Homme, tu passes et tu trépasses
Ame, tu t'envoles de la surface
Que reste-t-il de notre passé glorieux ?
Quand égaux, nous regagnons les cieux
Pourtant au jardin des allongés
Règne en maître, toutes vérités
Certains fantômes de notre passé
Traînant dans toutes les allées

Par
luober
Le 2016-02-27
Toi, seule maîtresse à bord de mon vaisseau fantôme
Toi, sensuelle figure de proue de mes rêves de môme
Moi, venant m'échouer en ton ventre de douceur infinie
Pour nous ouvrir le ciel, j'ai confiance en nos nuits
Je veux être ton île au trésor
Ce bateau où navigue ton corps
Glissant sur une mer d'huile
Toutes mes caresses subtiles
Sur des rivages lointains, sous des cieux gris sable
De t'aimer jusqu'au point du jour, je serai capable
Fouillant la plage à la recherche de ta cache secrète
J'irai poser ma bouche assoiffée à ta crique discrète
Je veux être ton île au trésor
Ton pirate, ton jeteur de sort
Que tu me guettes à l'horizon
En criant "Terre" avec passion
Pour te délivrer au prix de maints et maints efforts
En combat singulier, j'irai même affronter la Mort
Je saurai être rebelle pour tes doux yeux, ma belle
J'ai confiance en la vie, pour aller cueillir l'éternelle
Et je veux être ton île au trésor
Le sel sur ta peau valant de l'or
Ta forêt, juste derrière la plage
Inspirera les écrits de mes pages

Par
luober
Le 2016-02-24
Ne sont-ils donc tous là, ces festifs jours d'anniversaire
Simplement pour rappeller, que le temps est adversaire
Et que toutes les années, les mois, les jours qui s'écoulent
Font apparaître la déchéance d'un monde qui s'écroule
Il est pourtant des années assez particulières
Où l'on renaît à la vie de façon bien singulière
Que l'on sent presque pousser en soi des ailes d'ange
Et où mon corps semble se transformer en mésange
Alors je siffle à nouveau le printemps retrouvé
Ma mélodie joyeuse disant : l'amour est vérité
Tous mes mots chantent, riment et s'amusent
Et j'entends sonner au loin le corps de ma Muse
Avant que ne s'éteigne à jamais ma bougie
Souffle, souffle, souffle dessus, tendre amie
Car ce gâteau amande et fraise qui m'est destiné
Est la meilleure patisserie que j'ai jamais mangé
Faite de tes mains qui m'ont souvent caressé
Pétrie aux parfums et saveurs de ta sensualité
Son goût réveille en moi tant d'images intenses
Car ces douceurs participent à ma Renaissance
Quand passent mes années et que presse le temps
Seuls tes bras sucrés ont su me réchauffer en dedans
Qu'importe le reste, la mort et l'humeur du moment
Grâce à toi, cette journée restera gravée longtemps
Le temps file doucement quand on lui sourit, tel le rêve des amants
Je t'enfile très lentement afin que notre amour dure éternellement
Mes mains ne quittent tes hanches que pour parcourir le calendrier
Et savoir quand à nouveau je dévorerai la femme de mes voluptés
