Pour Temps



Tel le blé, tue tes graines, en farine
Sous la dure meule qui te mouline
Et tes ailes fragiles livrées au vent
Font tourner le monde et le temps

Inexorablement, le grand sablier s'écoule
Tout autour de nous, des vies s'écroulent
Nous rappelant alors pourquoi on joue la montre
Chaque jour, l'implacable mécanisme le démontre

Pour Temps, dans l'absolu, tu n'existes pas vraiment
Une humaine invention pour nous enfermer dedans
Pour Temps, tu cadences nos vies allégrement
Course des planètes et de la lune, couleur argent
Le grand Or, logé près du soleil, fait déformations
Où l'on apprend que ta courbure est dans l'équation

Pourtant, pour Temps, pourrissent nos corps
Parfois nos âmes en dedans sans trop d'efforts
De la petite minute que l'on s'accorde souvent
Au siècle que l'on aimerait traverser vivant
Pour autant nous ne sommes que fêtus de paille
Pauvres hommes un peu têtus dans cette bataille
En bons petits soldats perdus aux pieds de plomb
Jamais, échelle du temps, nous ne te remonterons

Mais si nous sommes un Temps soit peu idéaliste
Alors notre Esprit échappe à cette vision fataliste
Car au long travail de l'éternité, pas de pointeuse 
Seulement des avancées vers la source lumineuse




Temps 1

 

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