Poème d'octobre

 

Derrière la porte, entends-tu les voix de la forêt qui se déshabille 
Bientôt l'hiver de son souffle glacial caressera les jambes des filles
Mais le vieux bonhomme de froid cheminera quelques mois encore
Avant que la neige recouvre le tapis feuillu d'une nature qui s'endort 

Tout au bout de ce long mois d'octobre, nos défunts nous ouvrent la porte
Sous les gouttes de l'averse monotone, j'écoute le doux chant de l'automne
Sa mélodie est rousse et grise, couverte de mousse et teintée de mélancolie
Et tout ceux qui s'aiment encore se blottissent dans leur lit, dans leur nid

Les oiseaux font leur bagage et rêvent déjà de destinations ensoleillées 
De ces douces contrées lointaines qui ont la saveur des sucres vanillés
Mon âme volage aimerait partir avec eux dans un froid matin de rosée
Sur les brumes d'octobre, oublier que demain la Mort va tout emporter



Feuille 1

 

 

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