Ne croyez pas que l'on oublie


Brassé par les vagues éternelles

Le temps a quelque chose de cruel.
Une année, deux années funestes, 
Les mois passent, l'émoi reste.
Dans les champs des sourdes douleurs,
Les moissons de toutes nos peurs
récoltent tant de blés frondeurs
qui feront du pain de nos pleurs.

Ne croyez donc pas que l'on oublie.
Mais, tout simplement, on enfouit.
Ne croyez pas que rire désormais
n'est autre chose que pied de nez
à ce que furent les brumes du passé.  
Accourez créatures du vent, des forêts,
Révélez-nous la porte de vos éternités,
Invitez-nous au bal des matins azurés.

Rassurez-vous, hommes et femmes déçus
par le tourbillon de vos rêves perdus. 
Je n'ai pas d'animosité contre l'Eternel,
De m'arracher l'amour et l'amitié pareil.
Mes raisons de crier, de fondre, de pleurer
s'équilibrent toutes avec celles d'espérer.
Je suis un printemps, un petit bout de toi.
Le flambeau céleste est porteur de ma foi.

 
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