L'amer et le rivage




C'était un lieu où vivait un poisson
Tel un filet, une nasse, une prison
On y élevait très rarement le thon
Et on disait plutôt ouïe à l'âme son
Sur la ligne, il y avait parfois de la friture
Quand on cache à l'autre sa vraie nature
Durant les jours sans pluie ou les jours d'ennui
On réparait les baleines pour se mettre à l'abri
Mais au fond de l'océan on ne sent pas les gouttes
Les intempéries font ma raie, mon sillon, ma route

Le petit poisson était loup solitaire et très marlin
Il arrivait à échapper aux prédateurs, aux requins
 Comme un poisson volant, oiseau de mer échappé de sa cage
Néanmoins, un jour de tempête, il vint s'échouer sur le rivage
Mais rien jamais ne vous arrête quand même l'occis gêne
Et avant d'être mis en conserve, il put aperçevoir une sirène



Sirene

 
 

 

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