Citations & Poèmes

 

Luober

Luober 2016 08


"Pour être heureux, il faut se lever de BONHEUR !"

***

"Quand j'écris mes romans, je tente toujours de satisfaire les envies de lecture de l'enfant que j'étais autrefois. C'est peut-être pour cela qu'au-delà des frissons que j'ai toujours recherché en ouvrant certaines portes dans le monde des ténèbres, je laisse une belle part à l'aventure dans mes récits. Un peu comme si je m’efforçais, sans toutefois y parvenir, de provoquer la rencontre improbable entre Jules Verne et Lovecraft. Instruire, divertir et provoquer des interrogations sur certains mystères du monde, voilà ma quête et mon plaisir d'auteur qui rejoignent celui du lecteur."


***

"Oui, c'est vrai, j'écris dans l'urgence, un peu comme une seconde chance,
Une façon magique d'orienter ma vie, et faire renaître mes amours, mes amis,
et oublier mes petites emmerdes, ces mauvaises habitudes qu'il faut que je perde.
J'ai eu et j'ai encore des urgences à lire. J'ai désormais l'urgence d'écrire."

***

"Nos guides sont là pour nous montrer la voie et peu importe le chemin
que nous empruntons car ils sont tous équivalents.
L’important est de suivre un chemin qui nous parle,
qui a du sens et surtout qui a du coeur."

***

"L'écriture est bien plus utile que la confession ou la psychanalyse.
Elle n'est pas simplement orientée vers la recherche d'un pardon divin
ou vers une forme de thérapie intrusive et investigatrice des processus psychiques.
Le rapport écrivain-lecteur pose plus largement les bases d'un dialogue muet
établi avec les autres et leur propre intimité au travers de l'objet "livre".
Ecrire, comme lire, est un acte d'amour et de partage, un pas fait vers l'autre,
dans les deux sens, pour se retrouver à mi-chemin du monde intérieur
de l'auteur aussi bien que celui du lecteur.
Ecrire-Lire, les deux formes d'une même beauté naturelle et brute,
simplement maquillée du fard léger des mots et de ce que leur musique éveille en nous.
Ecrire-Lire, Auteur-Lecteur, couples indissociables, amants éternels,
portés par la même passion qui apporte avec force ou délicatesse la guérison de l'âme." 

***

"Viser la transparence des sentiments et la pureté de nos cœurs
pour naviguer enfin sereinement sur le lac apaisé de nos vies"


***

"Rares sont les personnes qui ont le courage d'affronter la vérité en face
et reconnaître qu'elles sont assises sur le bord de la route
à ne plus rien attendre d'autre que la mort.
Et sont encore plus rares, celles qui ont la force de se relever
pour reprendre le chemin et avancer vers la réalisation de soi.
Allez vers soi et vers son éveil demande du courage,
de l'énergie et un dépassement de soi ultime."


***

"Trouvez-moi un écrivain qui n'ait rien à cacher dans l'un de ses livres...
Dans la forêt de nos pensées les plus secrètes nous enfouissons,
sous le tapis de feuilles blanches, nos maux sous le couvert de nos mots..."


***

"L'alpiniste est un homme qui conduit son corps là où, un jour,
ses yeux ont regardé, disait Gaston Rébuffat. Quant à lui,
l'homme éclairé et empreint de spiritualité est un homme
qui conduit son âme là où, un jour, son cœur a regardé". 


***

"Plus que la tête encore, j'ai souvent eu le cœur dans les nuages.
Mes rêves, mes amours vont et viennent comme de doux mirages"


***

"Longtemps, j'ai été celui que vous vouliez que je sois.
Désormais, je serai celui que j'ai toujours été."​


***

"Souvenirs : armoire où l'on range les bouts du passé, 
les fleurs des champs séchés, les idéaux abandonnés,
les morceaux de vie flétris et bien rangés dans nos coeurs."​

***

"Parfois, nous savons parfaitement qui nous sommes,
où nous en sommes dans nos vies, mais nous refusons de le verbaliser.
Nous nous mentons à nous-mêmes sous couvert des convenances et du paraître.
Le bonheur, ou au moins l'équilibre, est au prix du parler vrai à soi-même et aux autres.
Se livrer coûte toujours car on n'ouvre pas son cœur, ni son âme, comme son frigo.
Les sentiments, les émotions ne sont pas, contrairement à la mode établie,
des produits de grande consommation que l'on jette après leur date de péremption."​

***


"La dualité du monde réside en chacun de nous. Depuis la nuit des temps, nous sommes
un champ de bataille, un lieu de combat intérieur qui accueille une lutte permanente
entre le bien et le mal, l'obscurité et la lumière. Nous portons notre ciel et notre enfer.

Le mal, c'est cette petite voix qui dit des choses pas très gentilles à l'oreille des gens
ayant  trop souvent la faiblesse de l'écouter. Le mal s’immisce partout.
Il entre et sort de nous par des moyens parfois incroyablement surnaturels.
Le bien, quant à lui, imperturbable, reste sourd aux bas instincts humains
et il enfouit en nous , à grand coup de morale ou de bienveillance, 
dans de profondes grottes obscures ces êtres hideux et invisibles
qui parlent trop forts dans nos tê
tes avec une bouche emplie de fiel
et de mauvais sentiments tentant de submerger notre esprit, faisant fi de nos coeurs."


***

"Je ne pourrais être heureux qu'en donnant du bonheur et du rêve aux autres,
car le bonheur n'est pas un concept que je sens présent naturellement en moi
ou alors si profondément enfoui qu'il ne peut remonter à la surface
que par un don de soi, une ouverture aux autres et de l'amour partagé."


***

"On est parfois porteur d'une étrange nostalgie quand on pense à toutes les années que l'on croit perdues de nos vies, les errances, souvent, les doutes, toujours, mais il reste néanmoins quelque chose de positif de tout ces bouts d'existence. L'expérience humaine est faite d'échecs qu'il faut transformer pour se transformer soi-même et devenir celui qui dort en nous. Et puis un jour, une lumière en nous brille et se reflète parfois sur le miroir d'une autre âme et on a envie de danser sous la lune !"

***

"A l'aube de grands changements, il y a toujours ce pincement au cœur face à l'inconnu, cette petite peur qui vous tiraille, mais il faut y voir aussi la fin d'un cycle.
La vie n'est-elle pas une série de cycles, de cercles vicieux ou vertueux dont nous ne dessinons pas toujours les contours. Le dessin de nos desseins n'est parfois qu'une ébauche qu'il faut parfaire."


***

"A force de se projeter dans ce que sera demain ou être souvent prisonnier de ce que fut hier, on en oublie de vivre aujourd'hui." 

***

"Dans nos vies, il n'y a de la magie que dans l’optimisme. Le pessimisme, c'est le néant et votre propre limite. Seules les attitudes positives vous apporteront de la lumière.
Pour arriver à bannir, la projection négative que vous pourriez avoir, il vous faut simplement repenser votre relation avec ce et ceux qui vous entourent.
Le but n'est pas de voir quelque chose de noir et de dire que c’est blanc. C'est de voir quelque chose qui est ce qu'il est et qui n’est pas forcément comme vous souhaiteriez qu'il soit,
mais se dire que si vous n'avez pas d'emprise sur son changement, il faut laisser faire et plutôt apprendre à déplacer son regard et à s'habituer à changer de perspective"


***

"Dans les écrits d'un auteur, s'il est authentique et sincère avec les autres comme avec lui-même, tout doit avoir un sens, parfois caché, mais à découvrir entre les lignes.
Trouver ce lien profond à son vécu et à ses expériences de vie est la vraie quête de la littérature, se rapprocher de l'homme ou de la femme au travers de ses mots
et se regarder dans ce miroir de la pensée qui parfois nous ressemble et parfois nous renvoie un autre nous-même, plus profond, plus secret."

***

"Il est des gens capables de réveiller en vous des sentiments (bon ou mauvais), les faisant réapparaître comme par magie (blanche ou noire). Des sensations oubliées qui remontent à la surface et vous montrent une autre facette de vous-même. Et vous vous dites alors : Non, pas possible, est-ce bien moi cet étranger ? Suis-je un être aussi complexe, aussi contradictoire portant en moi autant de Bien que de Mal ? Y-a-t-il donc tout cela en moi, un tel univers labyrinthique ? L'autre est toujours un catalyseur de réaction chimique, l'électron libre provoquant la réaction en chaîne, la fission intérieure. Et on se redécouvre alors comme on trouve un objet perdu."


***

"Les obstacles sont là pour être franchis ou contournés. Et, donc, ils sont des ralentisseurs naturels et prévus de nos vies, ils nous permettent de ne pas aller trop vite au bout du chemin de chacune de nos vies pour y trouver soit le vide, soit la mort, soit l'ennui ! Tout obstacle, toute épreuve a un sens qu'il nous faut élucider pour grandir
dans l'attente d'une nouvelle incarnation. Au travers des rencontres faites sur le chemin, nous devons partager, aimer, progresser et aider les autres, tout comme les autres nous aident à avancer."​

***

"La poésie, ou l'accès à des mondes intérieurs ou invisibles, une autre forme de vision du monde qui n'est ni plus vrai, ni plus fausse que celle expérimentée par la plupart des gens cantonnés dans le "visible" des sens communs ! Le "réel", quel mot insipide, il n'est là que pour décrire la perception des cinq sens des êtres incarnés, mais pas forcément celui des âmes en contact avec les énergies universelles. Voyez plus loin que le bout de votre nez, ne soyez pas myope de l'invisible, portez les lunettes de l'éveil." ​

***

"Dans mes écrits, la lecture entre les lignes est aussi importante que les lignes elles-mêmes, car elle
laisse place à l'imagination et donc à la vie de chacun ! Je laisse pas mal d'espace entre mes lignes !"

***

"Ecrire, c'est toujours un acte d'amour,
une histoire magique entre une licorne et une sirène, une fée et un dragon ! 
Ecrire, c'est aussi un peu comme si l'on cachait des œufs de Pâques dans son jardin secret
en espérant toutefois que quelqu'un les trouve un jour et les dévore simplement du regard,
sans jamais devoir froisser le papier doré qui les emballe et les protège !"​


***

"Nos vies ne représentent qu'un seul grain dans le gigantesque sablier de l'univers,
ayons la force de vivre cette minuscule étincelle de vie
en essayant autant que possible de faire ce qui nous plait le plus,
avoir le courage de faire des choix, choisir entre deux branches de l'arbre de la vie
est toujours cruel et difficile pour l'être humain car c'est engageant,
mais rester entre deux branches peut-être tout aussi casse-gueule.
De toute façon, il faut monter vers le sommet de l'arbre pour atteindre les feuilles
et y écrire les plus belles pages de sa vie, avant que l'automne ne survienne."

***

"Ne perdez jamais votre curiosité pour toutes les choses 
qu'il nous reste à découvrir ou à comprendre en ce monde. 
Vous avez les clés, il suffit simplement de trouver la bonne serrure !" 

***

"Je sais qu'un jour mes rêves s'accompliront, et s'il le faut, j'y mettrai plusieurs vies,
les caressant doucement comme le corps d'une femme éthérée et subtile
qui m'apparaît parfois dans mes nuits les plus noires pour me guider vers la lumière"​


***

"Demandez peu et vous serez heureux !
Demandez tout et vous deviendrez fou !
Tout reste en grande partie possible dans cette vie !
Et pour le reste, il s'accomplira dans les prochaines !"

***

"Les rêves ne sont pas toujours faits pour être embrassés,
les effleurer du doigt suffit parfois à notre bonheur."


***

"Plus j'avance et plus je me connais.
Les rencontres qui parsèment mon chemin me permettent de me découvrir plus encore.
Je balaye peu à peu mes peurs, mes blocages, mes errances.
Je prends pleinement conscience de qui je suis sans complaisance, sans critique excessive et en toute humilité.
Je mets en oeuvre à mon rythme les conditions de ma liberté et de mon éveil. Je grandis."

***

"Gérer au mieux son temps d'être incarné est un Art.
Sont "artistes intemporels", ceux qui utilisent bien le Temps qui nous est alloué sur terre.
Plusieurs cycles terrestres ou passages sont souvent nécessaires pour maîtriser cet "Art de vivre".
Reste alors à chacun à définir et à approfondir la notion de "Bien utiliser le temps alloué"."


***

"Voir certaines choses, c'est un truc étonnant auquel on ne s'habitue jamais. Mais là où l'on se rend compte que l'on progresse spirituellement, c'est que ce qui pouvait faire mal à certains moments de notre vie, à présent ne nous blesse plus. Cependant, il ne faut pas confondre détachement et indifférence. Ce qui pouvait me stresser autrefois, je le regarde avec une certaine distance. Une distanciation sereine qui permet de relativiser. J'ai vaincu en moi beaucoup de choses, certains aspects qui faisaient de moi un être inachevé. Ma complétude progressive fait que je me réjouis avec bienveillance du bonheur d'autrui, là où d'autres seraient envieux ou jaloux. L'amour absolu est ainsi. Il est généreux et vous transforme, vous offrant plus de joie que toute possession matérielle. Apprenons à sourire face à l'adversité, à se fortifier dans la détresse, à s'enhardir face à la critique. La recherche de l'Unité en soi, corps et âme, est une quête passionnante. Le monde extérieur prend un tout autre reflet quand il est le reflet de notre monde intérieur.​"

***

"Construire sa vie spirituelle vous emmène dans des contrées inconnues où il ne faut pas avoir peur d'affronter de longues traversées du désert, mais au bout du voyage, quel paysage intérieur s'offre à vous et quel émerveillement cela vous réserve-t-il."​

***


"Désormais, je crois que je ne conçois plus la vie sans poésie. La poésie c'est un rempart à la déshumanisation de nos sociétés, cela met des images et des sentiments dans des mots, cela exacerbe positivement nos joies comme nos tristesses et nous rend plus humain".

***

"Étrangement, je ne m'ennuie jamais lorsque je suis seul avec moi-même. Je plonge au plus profond de moi pour essayer d'y trouver encore et encore des trésors inexplorés. Seuls certains contacts avec l'environnement extérieur peut me plonger parfois dans un grand désarroi, le mal-être du "décalage", ressenti quand je côtoie des gens vraiment trop différents de ce que je suis devenu en parcourant ce chemin lumineux. Les énergies dégagées ne sont pas toujours positives et accentuent mon côté "éponge", une empathie qu'il faut apprendre à canaliser​. C'est la raison pour laquelle en amour, comme en amitié, je me sens plus proche des gens qui ont accompli cette quête spirituelle, cette démarche de descente en soi pour en remonter plus riche d'eux-mêmes et plus riche des autres avec une ouverture d'esprit qui les relie à l'Univers et à son unité spirituelle." ​


***

"Regardez, il est déjà "deux mains" et avec elles, j'applaudis la Source pour ce qu'elle essaye de faire de nous : des esprits incarnés vivant une expérience terrestre, pour grandir sans cesse au travers des épreuves, aussi terribles soient-elles. Avec ou malgré nous, nous mettrons le temps qu'il faudra, nous traverserons le nombre de vies nécessaires, mais nous parviendrons à l'unité et à l'amour absolu. Alors autant dès à présent, emprunter le chemin de notre lumière intérieure et aller vers la réalisation de soi dans le respect des autres.​"

***

"On s'interroge parfois sur notre rôle, notre mission dans le grand dessin universel. Hormis que nous soyons une cellule du grand corps céleste, relié à l'Unité par l'Amour Absolu vers lequel la Source nous aspire, nous avons chacun notre importance, aussi modeste soit-elle. Car il n'y a rien, ni personne sur cette Terre, ni dans cet Univers dont il n'y ait quelque chose à apprendre ! Le plus modeste, le plus humble d'entre nous peut enseigner au plus "puissant" et l'aider à être ce qu'il n'est pas encore, à résoudre ce qu'il n'a pas su résoudre tout seul. De l'infiniment grand à l'infiniment petit, tout est important, tout à un sens, une direction. Même si je suis un être imparfait et impur, par mon amour, j'ai aidé bien des hommes à survivre et à se reconstruire.​"   (Personnage de Veronika dans Erwan Bucklefeet IV)



***

"Avant de vouloir être en paix avec les autres, il faut d'abord l' être avec soi-"m'aime". La sérénité passe avant tout par la compréhension puis l' acceptation de notre face sombre, sans cela pas de lumière intérieure, ni de paix intérieure. Se résoudre soi avant de vouloir résoudre le reste."

***

"Les gens tout autour de nous qui veulent que l'on fasse leur bonheur se trompent. L'amour n'est pas dans l'attente mais dans le don. Attendre, c'est souffrir. N'attendez pas des autres. Soyez vous-même, ouvrez-vous et ne renoncez pas à ce que vous êtes. Faites vous même votre bonheur au quotidien et vous verrez que des portes s'ouvriront."

***

"Dans ma vie, tous les projets que j'entreprends ou les rêves que j'essaie de concrétiser,
je tente toujours de les faire avec Amour et, quand ce n'est pas possible, alors je les fais avec Humour !"

***

"Même si je n'ai pas toujours ce que je souhaite, en ai-je vraiment besoin ? Si la Source ne me le donne pas, c'est qu'à ce stade de mon avancement, ce n'est pas le moment, il en est pareil pour mes épreuves, comme tout un chacun, elles sont là pour m'aider à résoudre des choses en moi et à avancer, et même si l'on en souffre parfois et que l'on doute, on en ressort grandi après les avoir surmontées. Demandez peu et vous serez heureux ! Demandez tout et vous deviendrez fou ! Tout reste en grande partie possible dans cette vie ! Et pour le reste, il s'accomplira dans les prochaines ! N'en doutez pas ! Paolo Coelho a écrit : "C’est justement la possibilité de réaliser un rêve qui rend la vie intéressante." alors posez vos rêves, structurez-le, construisez vos pensées positivement, éloignez-vous en douceur des gens qui bloquent votre construction pour des mauvaises raisons ou guérissez-les si vous pouvez le faire et que c'est votre mission (âmes en souffrance), éliminez de vos cœurs les énergies négatives et voyagez dans le pays imaginaire qui est en vous, il est si beau car il est éclairé par votre âme en progression, comme disait Oscar Wilde : "Pas une carte au monde n'est digne d'un regard si le pays de l'utopie n'y figure pas.". Quand on regarde le monde et la Nature, tout y est, tout est prévu, tout est calculé. L'être humain en fait cependant son terrain de jeu sous le regard de la source et des êtres de Lumière. Une Terre où les âmes incarnées font leur apprentissage dans l'Amour ou la Haine, dans la Paix ou la Violence et la Guerre, dans la Sérénité ou l'Agitation, dans le Respect de la Nature ou sa Destruction. Alors, mettons nous de suite à notre grandeur. Regardez, il est déjà "deux mains" et avec elles, j'applaudis la Source pour ce qu'elle essaye de faire de nous : des esprits incarnés vivant une expérience terrestre, pour grandir sans cesse au travers des épreuves, aussi terribles soient-elles. Avec ou malgré nous, nous mettrons le temps qu'il faudra, nous traverserons le nombre de vies nécessaires, mais nous parviendrons à l'unité et à l'amour absolu. Alors autant, dès à présent, emprunter le chemin de notre lumière intérieure et aller vers la réalisation de soi dans le respect des autres.​"​

***

"Chaque homme, chaque femme doit décider pour lui-même s'il doit maîtriser son monde ou être maîtrisé par lui. Et quand chaque soleil se couche, chacun doit préparer le réveil de son âme qui devra traverser le fleuve de la nuit sur la barque de nos rêves et de nos aspirations profondes, jusqu'à atteindre la rive d'un nouveau demain encore plus lumineux."​

***


"Le ballet terrestre et incessant des âmes incarnées, cette danse macabre à laquelle nous invite la Mort nous paraît souvent incompréhensible... Pourquoi partir si tôt... On trouve cela injuste... Même si l'empathie, la désespérance et la tristesse sont légitimes face à la perte de ceux que nous aimons, pour trouver un sens à cela, il faut que nous prenions de la hauteur et nous nous placions sur un plan autre que "terrestre"... afin de comprendre le cycle universel (les cycles). La vie terrestre n'est qu'une série d'épreuves plus ou moins longues, ou devrais-je dire "les vies terrestres"... La mort est l'aboutissement terrestre des uns et l'une des épreuves des autres. De cette souffrance doit naître toujours plus d'Amour, de grandeur... ne progressent que ceux qui suivent ce chemin et avancent vers la Lumière et l'Unité. Ceux qui sont partis reviendront pour apprendre toujours et être de plus en plus lumineux. De toute façon, nous ne nous appartenons pas entièrement, ni à nos proches... Nous ne sommes qu'une cellule du grands corps céleste qui nous compose tous. Je trouve dans le devise spirite d'Allan Kardec, ​le bon résumé de ce qu'est l'Incarnation : Naître, mourir, renaître encore et progresser sans cesse, telle est la loi."


***

"Avec les années, certains accumulent les richesses, moi, je me contente de collectionner les instants délicieux, me nourrissant de la sève de l'arbre à souvenir et, tel un happy-culteur, me réjouissant des abeilles virevoltant sur les fleurs délicates des moments de bonheur."


***

"Je médite ou je m'édite et donc je suis... auto-éditeur d'écrits vains rouge ou blanc , et je m'enivre, je m'en-livre de mots à toute heure du jour ou de l'ennui où tous les chakras sont gris. Lisant par mon troisième oeil l'ouvrage de ma vie, couleur bleu indigo, percevant le gallois, le cornique, l'énochien si magique, clarifiant mon esprit d'une lumière infinie."


***

"L'intérêt des crises identitaires ou de la prise de conscience spirituelle, c'est qu'elles nous replacent à notre juste place. Non pas là où les autres nous positionnent, ni dans le rôle que les autres veulent nous faire jouer dans leur vie ou dans leur organisation, mais là où nous nous sentons à notre juste place, là où nous sommes le plus authentique, le plus vrai, donc le plus heureux. Le risque de renoncement dépend du niveau d'adhérence au matérialisme et aux non valeurs. Construisez votre vie sur vos propres valeurs, pas sur celles que les autres vous imposent. Être soi nécessite de bouger les lignes, de prendre des risques, de dire "Non" quand il faut dire "Non", d'accepter de lâcher prise, de sortir des moules convenus et du mode conventionnel. Cela peut prendre du temps, beaucoup de temps, mais vous y viendrez, vous verrez... car renoncer, c'est renoncer à soi
."


***

"... Je peuple mes histoires de mes démons intérieurs et des fantômes de mon passé. Une façon de se débarrasser des fardeaux encombrants qui polluent nos âmes car, pour toucher la lumière, il faut s'extraire de la gangue de toute notre obscurité. Pour purifier nos cœurs, il faut mettre des mots sur toutes nos zones d'ombres. Chacun d'entre nous est unique et n'est parfois plus en harmonie avec les autres individus qui l'entourent. Tout est cycle et vouloir une éternité "matérielle" en toute chose est illusoire. Sans jugement de valeurs et sans jugement tout court, on peut devenir soi et tenter de se réaliser sans remettre en cause l'autre, simplement constater la présence d'un décalage et vouloir faire son chemin en grandissant vers ce pour quoi l'on est fait. L'écriture et l'art en général sont des bonnes thérapies pour faire le vide en soi et apaiser notre univers intérieur. Cela éclaire le chemin"


***

Nous mettons souvent beaucoup de temps à comprendre certaines choses. Tout dépend de notre éveil à la vie et ce que nous en avons compris. La plupart de nos journées sont traversées de difficultés et nous louons le "ciel" quand un événement agréable vient illuminer notre quotidien. A tout âge de cette vie, certains d'entre nous se disent trop souvent que leur existence sera bien mieux et beaucoup plus agréable lorsque certaines échéances seront franchies. Par exemple qu'une fois que nous aurons fini nos études, que nous aurons un emploi stable, que nous serons mariés, que nous aurons des enfants. Mais, même si tout cela survient pour certains d'entre nous, nous restons dans l'angoisse et dans la frustration à cause de nouvelles fausses croyances :

- Nos enfants sont trop jeunes et nous ne pouvons pas faire tout ce que nous souhaiterions et il faut attendre qu'ils soient grands et élevés à leur tour. Tout ira mieux quand ils seront casés. Et, quand nos enfants traversent l'adolescence, nous vivons parfois des périodes de difficultés avec eux, d'incompréhension.

- Nous devons aussi composer avec nos conjoints, maris ou femmes en nous disant que la vie sera bien meilleure et plus agréable si ceux-ci prenaient plus souvent sur eux, se géraient mieux, étaient plus à l'écoute de nos propres attentes.

- Puis, il y a le matériel et l'envie de posséder, avoir plutôt que être. Avoir la dernière voiture, la plus belle maison, les habits de marque. Tout ce qui fait le paraître.

- On se sent frustré si on ne peut prendre des vacances à la mer, l'été, ou à la montagne, l'hiver. Et on se dit que tout changera à la retraite...

- Nous faisons des projets hypothétiques et lointains...

En fait, ce sont de fausses croyances. Le bonheur ne doit pas être cherché à l'extérieur, ni sur une projection de nos frustrations sur les autres ou vers un futur lointain. Le chemin est d'entamer les choses au "présent". Ici et maintenant. N'attendez pas, faites les choses que vous pouvez mais faites-les, ou tentez-les. Ne repoussez pas, faites des projets et donnez-vous les moyens pour les réaliser. Le bonheur, c'est maintenant, chaque jour qu'il faut en profiter. Ne souffrez pas non plus de la tyrannie de la comparaison et allez vers ce et ceux qui vous aident à toucher la lumière. Soyez dans la gratitude des moindres instants de joie et apprenez des autres car nos vies seront toujours remplies d'épreuves et de défis à relever. Tentons d'être heureux, de savoir ce qui nous rend heureux et d'aller vers soi, vers ses passions, ses envies. Chaque jour, à mon modeste niveau, j'avance, pas à pas, défi par défi, mètre par mètre et je fais de petites choses qui me rendent heureux et m'aident à oublier toutes celles sur lesquelles je n'ai pas de contrôle et qui pourraient m'attrister. J'apprends le lâcher-prise. C'est un exercice difficile, périlleux, parfois... mais il nous permet de grandir. En quelques années, quatre ou cinq, j'ai appris plus sur moi plus que durant toute ma vie. J'ai appris à me parler vrai, à poser des mots et des ressentis sur chaque chose, j'ai essayé de séparer fausses croyances et réalité. C'est un travail constant qui nécessite de vaincre ses doutes, ses peurs et le regard des autres mais il forge le caractère et ouvre l'esprit.

 

Alfred D. Souza a écrit : " Pendant très longtemps, il me semblait que ma vie allait commencer - la vraie vie. Mais il y avait toujours des obstacles le long du chemin, une épreuve à traverser, un travail à terminer, du temps à donner, une dette à payer. Puis la vie commencerait... J’ai enfin compris que ces obstacles étaient la vie. "

***

"J'adore les voyages mais le plus fascinant d'entre eux reste néanmoins le voyage intérieur car il permet de découvrir l'ensemble des dimensions énergétiques de l'univers et les passerelles entre les différentes enveloppes de celui-ci. La sérénité et l'amour que l'on y ressent ne donne pas envie d'en revenir, surtout pour y affronter le monde physique ennuyeux ou violent dans lequel certains d'entre nous sont englués, mais c'est un monde physique aux énergies denses qui fait néanmoins partie de nos épreuves et de notre expérience d'âme incarnée. Nos pensées créent des réalités parallèles et des mondes complets, c'est pour cela qu'il est important d'avoir des pensées et des actions positives. Même dans la réalité dite "physique", la qualité des échanges énergétiques entre humains est essentielle. Nos dialogues, partages, rapports (sexuels y compris) véhiculent toutes sortes d'énergie, c'est la raison pour laquelle, on peut être pollué énergétiquement par des êtres qui n'ont pas le même niveau vibratoire que nous lorsque nous créons ou subissons des relations professionnelles, amicales ou amoureuses avec des personnes décalées par rapport à notre propre stade spirituel​. Certaines personnes sont toxiques pour nous alors que d'autres nous apportent bienveillance, amour vrai et apaisement. Comme toujours, mes futurs écrits tiendront compte de toutes ses expériences. Je recommande à tous d'élever son taux vibratoire et vous verrez la Terre s'en portera beaucoup mieux."

***

"Je ne peux faire l'amour à un corps que si je suis séduis par une âme !"

***

"Le monde est poésie pour qui veut bien le regarder avec des yeux d'enfant."

***

"Je me considère parfois comme un explorateur des mondes intérieurs et un aventurier des univers parallèles."


***

"Arrêtez de vous comparer aux autres et essayez plutôt d'être le meilleur de vous-même. Il faut vaincre la tyrannie de la comparaison pour avancer vers soi."​

***

"Si je ne devais avoir qu'un rêve, qu'une mission, je serais bâtisseur de cathédrales intérieures afin d'aider les gens à se reconstruire."

***

"Tout parcours est unique. Nos vécus, nos choix, nos erreurs formatrices, nos pensées sont ce qui fait ce que nous sommes devenus aujourd'hui. Toutes les décisions que nous avons prises étaient certainement les meilleures à prendre au moment où elles l'ont été. N'ayez pas de regrets et maintenant avancez...​"

***

"Même si j'ai souvent eu l'impression d'être passé à côté d'elle, j'aurai néanmoins tout fait par amour dans cette vie avec le sens du sacrifice."

***

"Hier était parfait et, à ce stade de mon avancée spirituelle, il ne pouvait pas être mieux. Aujourd'hui est parfait et, à ce stade de mon éclairage intérieur, il ne peut pas être mieux, et enfin demain sera parfait et, à ce futur stade de la réalisation de moi, il ne pourra pas être mieux."


***
"En enchaînant jour après jour, 
le calendrier de ma vie
J'ai fait mes rides !​"


***

"Faites chaque jour un pas vers vous, vous finirez par vous rencontrer..."


***

"Le monde que nous voyons n'est qu'un bout de ce que vous appelez la "réalité"... Cette enveloppe charnelle que vous incarnez qui vous donne plaisir et souffrance sur le plan matériel et surtout terrestre est un niveau vibratoire parmi d'autres, une expérimentation. Mais vous êtes plus que ça, vous êtes transcendant, vous êtes l'interaction permanente entre votre cerveau et votre cœur, entre votre biologie et votre esprit, entre votre énergie et votre état vibratoire du moment. Vos pensées sont créatrices et permettent de passer d'un endroit évolutif à un autre... La pensée conduit à l'action et aux changements dans votre vie incarnée, mais aussi elle vous permet de monter votre niveau vibratoire vers d'autres sphères énergétiques. Si nous voulons changer la nature du monde, nous devons changer la pensée, et la seule façon de changer la pensée est d'atteindre une attitude mentale "saine" pour transformer ou alors accepter les conditions chaotiques mentales existant actuellement dans la "réalité"."

***

"Ma vie est comparable à la traversée d'un équilibriste sur le fil d'un rasoir, oscillant entre révolte et acceptation..."

***

"A l’ère du désenchantement du monde, la moindre parcelle de poésie, de lumière ou de joie qui vient ensoleiller nos journées est comme un soleil et fait de chacun d'entre nous un enfant ou un magicien selon que nous recevons ou donnons aux autres. Renouer avec les énergies et les mystères du monde ouvre la porte du ré-enchantement et de l'envie en nous."​

***

"La nostalgie, c'est à la fois toute la joie et toute la tristesse du monde resserrées dans un instant de grâce qui illumine le présent avec les lueurs du passé."


***

"Voyez plus grand que le ciel, voyez plus grand que les étoiles, regardez en vous !​"





***

Jacques brel

***


"Oui je suis un rêveur. Un rêveur, c'est celui qui ne peut trouver son chemin qu'au clair de lune,
et son châtiment est qu'il voit l'aube avant le reste du monde. "​
Oscar Wilde 


***

"Je sais que la vie vaut la peine d'être vécue, que le bonheur est accessible,
qu'il suffit simplement de trouver sa vocation profonde,
et de se donner à ce que l'on aime avec un abandon total de soi."

Romain Gary

***

"La vie sans poésie et la vie sans infini, c'est comme un paysage sans ciel : on y étouffe."
Henri-Frédéric Amiel




"Ne t'abandonne pas tout entier à l'instinct ni à la volonté : l'instinct est une sirène, la volonté un despote.
Ne sois ni l'esclave de tes impulsions et de tes sensations du moment, ni celui d'un plan abstrait et général.
Sois ouvert à ce qu'apporte la vie, du dedans et du dehors, à l'imprévu,
mais donne à ta vie l'unité, ramène l'imprévu dans les lignes de ton plan.
Elève la nature à l'esprit et que l'esprit redevienne nature ;
c'est à cette condition que ton développement sera harmonieux,
et que la sérénité de l'Olympe et la paix du ciel pourront rayonner sur ton front."

Henri-Frédéric Amiel


***

"Seuls l'amour et l'amitié comblent la solitude de nos jours.
Le bonheur n'est pas le droit de chacun, c'est un combat de tous les jours.
Je crois qu'il faut savoir le vivre lorsqu'il se présente à nous."
Orson Welles


***


"La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe, c'est d'apprendre à danser sous la pluie"
Sénèque



***

« Quand on aime quelqu'un, on a des choses à lui raconter jusqu'à la fin des temps. »
Christian Bobin


***


"Au-delà de la rencontre amoureuse, j'appelle relation d'amour un partage inconditionnel 
où celui qui aime peut accueillir et amplifier l'amour de l'autre et offrir le sien sans réticence ni limite." 
Jacques Salomé


***

"Nos épreuves contribuent toujours à notre développement lorsque nous les regardons comme
des opportunités de corriger les erreurs du passé ou d’acquérir sagesse et entendement." 
Edgar Cayce


***

« Que faisait Dieu avant la Création ?
- De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices
pour celui qui poserait cette question. »

Saint Augustin


***

"L'écrivain essaie d'échapper aux interprétations,
non pas nécessairement parce qu'il n'y en a pas,
mais parce qu'il y en a peut-être plusieurs
et qu'il ne veut pas arrêter les lecteurs sur une seule."    
Umberto Eco  

***


« Les grandes transformations se font à petits pas.
Pose une pierre chaque jour, n’abandonne jamais ta construction, et l’édifice grandira.
Combats le doute et la paresse. Tiens constamment ton esprit en éveil.
Observe, comprends, et aime. »

D. Rimpoché

***


"Le chemin le plus long qu'un homme doit parcourir au cours de sa sa vie ,
est le chemin allant de sa tête jusqu'à son cœur"
Proverbe indien



***

"Vivre est la chose la plus rare, la plupart des gens se contentent d'exister"
Oscar Wilde

***


"Si tu veux être heureux, renonce à l’agitation inutile, aux paroles vaines,
à la précipitation qui n’est qu’une fuite malheureuse….
Arrête toi, calme ton esprit, écoute toi vivre." 
Dugpa Rimpoche


***

« Hier n’est qu’un rêve et demain une vision.
Mais, bien vécu, l’aujourd’hui fait de chaque hier un rêve de bonheur
et de chaque demain une vision d’espoir.
Prends donc bien soin d’aujourd’hui ».
Proverbe Sanskrit

***

"Si tu veux véritablement connaître le coeur d'une personne,
Observe comment elle se comporte avec les gens qui ne peuvent rien lui apporter !"
Sagesse Hindoue

***

"Notre existence est un point, notre durée un instant, notre globe un atome."
Voltaire - Micromégas

***

« Refuser d'aimer par peur de souffrir c'est comme refuser de vivre par peur de mourir. »

***

"Le sourire ajoute de la valeur à ton visage;
L’amour ajoute de la valeur à ton cœur;
Le respect ajoute de la valeur à ton attitude
et les amis ajoutent de la valeur à ta vie"


***

"Pour vous souvenir de qui vous êtes, vous devez oublier ce qu'on vous a demandé d'être"

***

"Avant de vouloir être en paix avec les autres, il faut d'abord l'être avec soi-"m'aime". La sérénité passe avant tout par la compréhension puis l'acceptation de notre face sombre, sans cela pas de lumière intérieure, ni de paix intérieure. Se résoudre soi avant de vouloir résoudre le reste."

***

"Une bonne relation, c'est quand quelqu'un accepte votre passé,
vous soutient dans le présent et vous motive pour le futur."

***

"L’idée que l’ordre et la précision de l’univers, dans ses aspects innombrables, seraient le résultat d’un hasard aveugle, est aussi crédible que si, après l’explosion d’une imprimerie, tous les caractères retombaient à terre dans l’ordre d’un dictionnaire."

***

"Ne vous trompez pas et ne confondez surtout pas ma personnalité et mon attitude, 
car ma personnalité traduit qui je suis réellement, 
alors que mon attitude dépend essentiellement de qui vous êtes !"


***

“Tant que le coeur conserve des souvenirs, l'esprit garde des illusions.”
François René de Chateaubriand

***

« Il y a un spectacle plus grandiose que la mer ; C’est le ciel.
Il y a un spectacle plus grandiose que le ciel ; C’est l’intérieur de l’âme. » 

Victor Hugo      

***

"Je crois qu'un homme et une femme s'aiment davantage quand ils ne vivent pas ensemble
et quand ils ne savent l'un de l'autre qu'une seule chose, qu'ils existent,
et quand ils sont reconnaissants l'un envers l'autre parce qu'ils existent
et parce qu'ils savent qu'ils existent. Et ça leur suffit pour être heureux.
Je te remercie d'exister"

Milan Kundera

Homme femme milan kundera


***

"Aimer quelqu’un, c’est le lire.
C’est savoir lire toutes les phrases qui sont dans le cœur de l’autre, et en lisant le délivrer.
C’est déplier son cœur comme un parchemin et le lire à haute voix,
comme si chacun était à lui-même un livre écrit dans une langue étrangère...
Il y a plus de texte écrit sur un visage que dans un volume de la Pléiade,
et quand je regarde un visage, j’essaie de tout lire, même les notes en bas de page.
Je pénètre dans les visages comme on s’enfonce dans le brouillard,
jusqu’à ce que le paysage s’éclaire dans ses moindres détails."

Christian. Bobin (La lumière du monde).​

***

Le courage d’être soi
(Jacques Salomé)

"Le courage d’être soi ne se transmet pas par les gênes, pas plus qu’il ne nous est donné ou offert 
à la naissance par quelques bonnes fées ou devins qui se serait penchés sur notre berceau pour y déposer 
ce qui est souvent considéré comme une vertu.

Le courage d’être soi ne s’acquiert pas à partir de faits d’armes ou d’actes héroïques sur des champs de bataille 
ou dans des combats pour vaincre un ennemi, il se découvre et se développe à partir d’une confrontation 
et d’un dépassement de soi même. Il ne vise pas à vaincre ou à convaincre, mais à croître, 
à permettre un grandissement de l’intérieur Il va naître d’une lutte contre nos conditionnements et habitudes, 
d’une plongée dans nos zones d’ombre et surtout d’une confrontation avec nos culpabilités, avec la peur de décevoir, 
de ne pas être à la hauteur, de ne pas savoir aimer ou de mal aimer.

Le courage d’être soi est une conquête qui doit se confirmer chaque jour, il est l’aboutissement d’un cheminement semé 
de découvertes et de déceptions, d’enthousiasme et d’obstacles. Il s’appuie sur le dépassement d’un certain nombre 
de leurres et de croyances erronées.

Le courage d’être soi va se révéler à nous au travers d’une succession d’épreuves.
Il devra se nourrir à des racines autour de la confiance en soi, du respect de l’ex-enfant qui est en nous,
de la responsabilisation pour l’adulte que nous sommes devenus.

Et pour cela nécessiter un nettoyage de la tuyauterie relationnelle avec notre passé, un lâcher prise sur les ressentiments, les regrets, les amertumes ou les accusations sur les personnages clés de notre histoire. « Le jour où j’ai pris conscience que j’exigeais, avec beaucoup de violence, de ma mère qu’elle soit une adulte responsable, cohérente, aimante, alors qu’elle a été toute sa vie une petite fille fragile, insécure, qui cherchait toujours la mère qu’elle avait perdue à cinq ans, j’ai pu enfin prendre en charge mes propres besoins, au lieu de reproduire le même schéma et arrêter de me vivre, moi qui avait théoriquement une mère, comme une petite fille abandonnée… »

Le courage d’être soi suppose d’aller au-delà des loyautés invisibles,
des fidélités qui nous enferment pour accepter d’oser sa propre vie,
sans se sentir coupable de la vivre à temps plein.

Trouver la bonne distance dans une relation proche, se définir et surtout refuser de se laisser définir par nos proches, ceux qui prétendent nous aimer et qui voudraient trop souvent nous mettre au service de leurs besoins et désirs, cela suppose de prendre le risque de faire de la peine, d’être mal jugé, d’être perçu comme égoïste ou sans cœur. « Il m’a fallu beaucoup de courage pour quitter mon mari que je n’aimais plus, que je ressentais comme un étranger, avec lequel je ne partageais plus rien depuis des années, ni sur le plan physique, ni sur le plan relationnel et rien surtout sur le plan émotionnel, vibratoire qui aurait dû nourrir un mouvement, un abandon vers lui. Je me vivais comme mauvaise, d’envisager une séparation avec un homme, à qui je n’avais rien à reprocher, mais n’éveillait plus rien en moi ! » Le courage auquel fait référence cette femme est celui de pouvoir se regarder en face, sans se disqualifier et d’assumer son propre changement, les mutations de ses sentiments, la découverte de nouveaux besoins, l’acceptation du respect de soi.

Le courage d’être soi va s’imposer parfois à nous comme une nécessité, celle de sortir de la survie, pour naître enfin à la vie."


***

Elle est trop sauvage
(Jenny Perry) 

 

Chaque fois que j’entends un homme dire, “Elle est trop, trop sauvage, trop difficile à comprendre, trop compliquée, trop difficile à maîtriser, trop émotionnelle, trop dogmatique, ou folle”, j’entends en fait “J’aurais brûlé son cul sur les bûchers de Salem. Elle est trop connectée à la Déesse. Je ne pourrai pas la dompter. Je ne la comprendrai pas. Je ne pourrai pas la garder. Elle n’aura pas besoin de moi. Elle est trop puissante et n’aimera pas les parties blessées de mon être”

Au contraire, elle verra les parties de toi qui t’effraient et les aimera malgré tout. Une femme libérée t’aimera sans avoir jamais besoin de te changer. Elle se connectera à toi à un niveau primaire, aura besoin de ton corps quand elle se laissera consumer par son propre feu intérieur. Sa passion te fera capituler alors même que tu la verras bouleverser tout ton monde. En tant qu’amante, elle ne fera pas seulement l’amour à ton corps et à ton cœur, mais aussi à ton âme. Tu te demanderas comment c’était de vivre avant de la rencontrer. Elle t’irritera, et si tu réponds, ça sera encore pire. Quand vous vous réconcilierez, tu réaliseras à quel point tu te sentais mourir en imaginant la vie sans elle, mais elle t’a enseigné  ta force et comment ta vulnérabilité te rend courageux. Elle t’a fait comprendre que tu peux survivre à tout, même à la perdre, car elle t’a appris à croire en toi-même. Elle exigera encore plus de toi, et tu seras  heureux qu’elle ait su que tu avais cela en toi depuis toujours. Elle t’aimera violemment et t’enseignera de la même façon. De même, elle te nourrira et t’atteindra à un point qui te rendra inconfortable. Elle aimera le petit garçon craintif en toi, celui dont tu redoutes l’existence, et en le reconnaissant elle te fera sentir que ton vieux toi est mort, celui qui vivait dans le mensonge. La partie de toi qui ne se trouve pas assez bien émergera pour guérir, et elle verra à travers ta façade. Elle appuiera sur les boutons et te fera rentrer encore plus en toi-même. Elle te fera te poser des questions, te fera grandir et apprendre bien plus que tu ne le pensais possible. Elle te mettra au défi et ne sera jamais ennuyeuse. Elle t’excitera et t’exaspérera avec son audace qui la fait être complètement elle-même, e t pas seulement des bouts d’elle-même. Elle aura beaucoup de sentiments et tu ne sauras pas quoi faire, mais pas une seule fois tu n’oseras penser à la quitter car tu es étranger à la tragédie. Ses larmes t’effraieront et tu voudras la réparer, réparer ses problèmes, réparer le monde pour elle. Elle te rassurera en t’expliquant que c’est un moyen de s’exprimer et que cela n’est pas un signe de faiblesse, que tu peux pleurer quand tu es en colère, content, triste, ou sans raison du tout. Que les larmes sont comme un élixir pour l’âme, un catalyseur du lâcher prise, un signe de changement d’énergie.

Ce sera une  chevauchée sauvage, une aventure qui te mènera au bord de toi-même. Avec cette relation, tu voudras assurer ton amour pour toujours, mais tu sauras que tu ne peux pas posséder une femme libérée, tu ne peux que l’aimer. Aime une sauvage. Laisse la t’ensorceler, t’enivrer, te stupéfier, te séduire, t’hypnotiser, t’enchanter et laisse la te libérer.

***

"Quand vous faites quelque chose, les autres sont libres de ressentir ce qu’ils choisissent d’éprouver. Si on ne vous comprend pas, vous pouvez choisir d’éclaircir le malentendu par le dialogue. Vous n’avez pas besoin de changer votre façon d’être à cause d’un tiers. Si vous choisissez de changer, cela doit être parce que cela vous paraît juste. De la même manière, si un tiers agit d’une façon que vous choisissez de ne pas approuver, c’est votre choix, vous pouvez choisir d’éclaircir le malentendu par le dialogue.
Ne supposez rien. Demandez et ensuite vous saurez la réalité. Quoi que vous fassiez ou disiez, il y aura toujours des gens pour vous approuver et d’autres pour vous critiquer. Vous êtes libre de choisir votre camp. Vous pouvez choisir d’être avec des gens qui ne vous jugent pas et vous apprécient pour ce que vous êtes. Vous verrez que vous n’êtes pas une mauvaise herbe mais plutôt une fleur qui s’est trompée de jardin. Si vous avez envie que l’on vous aime pour ce que vous êtes, vous devez être vous-même, et laisser ce vous-même être l’image que l’on aime. On ne subit pas l’avenir, on le fait."

Georges Bernanos

***

« N’attendez pas jusqu’à ce que tout soit parfait. Ca ne sera jamais parfait.
Il y aura toujours des défis, des obstacles et des conditions moins idéales.
Alors, commencez dès maintenant.
Avec chaque pas que vous faites, vous grandirez plus fort,
plus qualifiés, plus confiant et avec de plus de succès. »
Mark Victor Hansen



***


"Un amour commence à exister quand chacun offre à l'autre
le fond de ses pensées, les secrets les plus verrouillés.
Sinon, ce n'est pas de l'amour, c'est de l'échange de peaux, de désir immédiat." 

Katherine Pancol - Un homme à distance


***

"En chacun de nous existe un autre être que nous ne connaissons pas.
Il nous parle à travers le rêve et nous fait savoir qu'il nous voit bien différent de ce que nous croyons être."
Carl Gustav Jung

***

"Le voyage est une espèce de porte où l'on sort de la réalité
comme pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve."

Guy de Maupassant


***
 

"On peut voyager non pour se fuir, chose impossible, mais pour se trouver"
Jean Grenier


***

"Tous les hommes pensent que le bonheur 
se trouve au sommet de la montagne 
alors qu’il réside dans la façon de la gravir."

Confucius

***

J'ai demandé à la vie de me donner la force: elle m'a donné des épreuves à traverser...
J'ai demandé à la vie de me donner la sagesse : elle m'a donné des problèmes à résoudre... 
J'ai demandé à la vie de me donner la richesse : elle m'a donné un cerveau et deux bras pour travailler...
J'ai demandé à la vie de me donner du courage: elle m'a donné des défis à relever... 
J'ai demandé à la vie de me donner de l'amour : elle a mit sur mon chemin des gens difficile à comprendre...
J'ai demandé à la vie de me faire des faveurs : elle m'a donné des opportunités...
Dans ma vie, je n'ai jamais reçu ce que j'ai demandé
mais j'ai toujours obtenu la force de me relever et la tête haute !



***

"Tu m'appelles ta vie, appelle-moi ton âme,
Car l'âme est immortelle, et la vie est un jour."
Alfred de Musset



***


Paulo Coelho


Pc

"Dépêchez-vous de vivre, dépêchez-vous d'aimer. 
Nous croyons toujours avoir le temps, mais ce n'est pas vrai. 
Un jour nous prenons conscience que nous avons franchi le point de non-retour, 
ce moment où l'on ne peut plus revenir en arrière. 
Ce moment où l'on se rend compte qu'on a laissé passer sa chance" 


***

« Vous pouvez devenir aveugle en voyant chaque jour pareil.
Chaque jour est différent, chaque jour apporte un miracle qui lui est propre.
C’est juste une question de prêter attention à ce miracle ».

***

« Ce n’est pas ce que tu as fait dans ta vie passée qui va influer sur le Présent.
C’est ce que Tu Fais dans le Présent qui rachètera le passé et logiquement modifiera l’Avenir ».


***

« En ce moment, beaucoup de gens ont renoncé à vivre.
Ils ne s’ennuient pas, ils ne pleurent pas, ils se contentent d’attendre que le temps passe.
Ils n’ont pas accepté les défis de la vie et elle ne les défie plus. » 

***

"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, essayez la routine, elle est mortelle"

***

"Le destin des montagnes doit être terrible. 
Elles sont obligées de contempler toujours le même paysage."

***

"Notre pouvoir ne réside pas dans notre capacité à refaire le monde, mais dans notre habileté à nous recréer nous-même."

***

"Qui a l'habitude de voyager sait qu'il arrive toujours un moment où il faut partir."

***

"Qu’est-ce que le bonheur sinon l’accord vrai 
entre un homme et l’existence qu’il mène"

Albert Camus


***

"L'homme construit des maisons parce qu'il est vivant,
mais il écrit des livres parce qu'il se sait mortel.
Il habite en bande parce qu'il est grégaire,
mais il lit parce qu'il se sait seul."

Daniel Pennac


***

« L’expérience n’est pas ce qui vous arrive,
mais ce que vous faites avec ce qui vous arrive ».

Aldous Huxley

***
 

"Il n'est rien de plus beau que l'instant qui précède le voyage,
l'instant où l'horizon de demain vient nous rendre visite et nous lire ses promesses"

Milan Kundera


***


"Tout comme il existe des coups de foudre en amour, 
il y a quelques fois des coups de foudre en amitié."

***

"Il n'y a qu'une personne avec qui  vous allez passer toute votre vie, c'est vous-même.
Et si vous n'êtes pas en paix avec vous-même 
alors il y a un problème"

***

"Un coeur doit rencontrer un autre coeur pour se mettre en marche." 

Susie Morgenstern

***

"Fait de ta vie un rêve, et d'un rêve une réalité." 

Antoine de Saint-Exupéry

***

"Les êtres qui s'aiment le plus sont ceux qui ne s'aimeront jamais."

Frédéric Beigbeder

***

"L'amour, c'est parfois si intense, si fulgurant, presque douloureux,
que nous ne pouvons le vivre que pendant quelques instants rares et privilégiés.
Tenter de les prolonger, quelle erreur." 

Hélène Rioux

***

"Il est des êtres dont c'est le destin de se croiser.
Où qu'ils soient, où qu'ils aillent, un jour ils se rencontrent." 

Claudie Galley

***

"Apprendre à rester seul, pour vivre plus densément. Encore faut-il préciser qu'un vagabond romantique solitaire n'est jamais vraiment seul.
Il a recours à une présence qui accompagnait les chemineaux au temps où les routes d'Europe étaient couvertes de marcheurs : les fées.
Celui qui a fait sien le mot de Novalis invitant à « être perpétuellement en état de poésie » saura reconnaître dans chaque expression de la nature la manifestation de leur existence. Il les traquera là où elles se cachent, c'est-à-dire partout, car le propre et le génie des fées est de prendre corps au moment où on le décide."

Petit traité de l’immensité du monde - Sylvain Tesson


***

"Nous sous-estimons souvent le pouvoir d'un contact, d'un sourire, d'un mot gentil, 
d'une oreille attentive, d'un compliment sincère ou de la moindre attention; 
ils ont tous le pouvoir de changer une vie." 

Leo Buscaglia

***

"Une synchronicité apparaît lorsque notre psychisme se focalise sur une image archétypale dans l’univers extérieur, lequel comme un miroir nous renvoie une sorte de reflet de nos soucis sous la forme d’un événement marqué de symboles afin que nous puissions les utiliser. Nous nous trouvons face à un ‘hasard’ signifiant et créateur."

Carl Gustav Jung


***

« Le Destin n’est pas fait pour nous écraser ni pour nous punir. 
Il est fait pour nous contraindre à grandir. »

Satprem


***

Le personnage Antoine Roquentin, dans le roman "La nausée" de Sartre : 
« Je sais que je ne rencontrerais plus jamais rien ni personne qui m'inspire de la passion. 
Tu sais, pour se mettre à aimer quelqu'un, c'est une entreprise. 
Il faut avoir une énergie, une générosité, un aveuglement... 
Il y a même un moment, tout au début, où il faut sauter par-dessus un précipice ; 
si on réfléchit, on ne le fait pas. Je sais que je ne sauterai plus jamais. »

***

Une petite fille demande à son camarade de classe qui est assis à côté d'elle :
- C'est quoi l'amour ?
Il lui répond :
- L'amour, c'est quand tu me voles un morceau de chocolat chaque jour 
dans mon sac et que moi, tous les jours, j'en mets un exprès pour toi...


***
 

Les 7 clés de la libération intérieure

– S’exprimer: Ce que l’on réprime, s’imprime
– Dédramatiser: Ce à quoi l’on résiste, persiste
– S’enraciner: Ce que l’on fuit, nous poursuit
– Lâcher prise: Ce qui nous affecte, nous infecte
– Se responsabiliser: Ce à quoi l’on fait face, s’efface
– S’unifier: Ce que l’on visualise, se matérialise
– Rayonner: Ce que l’on bénit, nous ravit!


***

 "Une légende raconte que le soleil et la lune étaient amoureux.
Mais cet amour était impossible
parce que la lune apparaissait 
seulement quand le soleil disparaissait.
Alors la Nature, ou Dieu selon les croyances, créa l'éclipse
pour montrer qu'aucun amour n'est réellement impossible.
Il suffit parfois d'un coup de pouce de la Nature ou du destin pour tout changer."


***
 

"Dans ce monde déchu, voilà notre condition.
Chaque bonheur représente un rayon de lumière entre les ombres,
toute gaieté est associé au chagrin.
Il n'est pas de naissance qui ne rappelle une mort,
pas de victoire qui n'évoque une défaite."

 Geraldine Brooks  (L'autre rive du monde) 


***

 
Vous devez aimer d'une telle façon que la personne que vous aimez se sente libre

Thich Nhat Han

***

« Aimer, c’est trouver sa richesse hors de soi. » (Alain)
« Aimer, c'est se donner corps et âme. » (Alfred de Musset)
« Aimer, c'est mourir en soi pour revivre en autrui. » (Honoré d’Urfé)

***

"Lorsqu'une personne t'aime sincèrement, elle n'a même pas à te le dire.
Tu le sais simplement par la façon dont elle agit avec toi."


***

« Harmonisez vos pensées et vos sentiments avec vos actions.
Le moyen le plus sûr de réaliser votre objectif est d’éliminer tout conflit ou dissonance
entre ce que vous pensez et ce que vous ressentez, et la façon dont vous vivez vos journées ».

***

« Seules les pensées lumineuses et les sentiments d’amour désintéressé peuvent créer la beauté. »                        
Omraam Mikhaël Aïvanhov

***

« L’homme devient souvent ce qu’il croit être.
Si je continue à me dire que je ne peux pas faire une certaine chose,
il est possible que je puisse finir par devenir vraiment incapable de le faire.
Au contraire, si j’ai la conviction que je peux le faire, je vais sûrement acquérir la capacité de le faire,
même si je ne peux pas l’avoir dès le début »

Mahatma Gandhi

***


"Les institutions de la société humaine nous traitent comme les pièces d’une machine. Ils nous assignent des rangs et mettent une pression considérable sur nous pour remplir des rôles définis. Nous avons besoin de quelque chose pour nous aider à rétablir notre humanité perdue et déformée. Nous avons tous des sentiments qui ont été réprimés et qui sont bloqués à l’intérieur de nous. Il y a un cri sans voix au repos dans les profondeurs de notre âme, en attente d’expression. L’art donne voix et forme aux sentiments de l’âme."
Daisaku Ikeda


***

"Ne fais pas un obstacle de ce que tu connais à ce que tu pourrais connaître."
Proverbe chamane


***

« Se plaindre est toujours la non-acceptation de ce qui est.
Invariablement, cela porte une charge négative inconsciente.
Lorsque vous vous plaignez, vous vous placez en victime.
Laisser la situation ou accepter là ».

Echart Tolle


***

"J’ai compté mes années et j´ai découvert qu’à partir de maintenant, j’ai moins de temps à vivre que ce que j’ai vécu jusqu’à présent…
Je me sens comme ce petit garçon qui a gagné un paquet de friandises: la première il la mangea avec plaisir, mais quand il s’aperçut qu’il lui en restait peu, il commença réellement à les savourer profondément. Je n’ai plus de temps pour des réunions sans fin où nous discutons de lois, des règles, des procédures et des règlements, en sachant que cela n’aboutira à rien. Je n’ai plus de temps pour supporter des gens stupides qui, malgré leur âge chronologique n’ont pas grandi. Je n’ai plus de temps pour faire face à la médiocrité. Je ne veux plus assister à des réunions où défilent des égos démesurés. Je ne tolère plus les manipulateurs et opportunistes. Je suis mal à l´aise avec les jaloux, qui cherchent à nuire aux plus capables, d’usurper leurs places, leurs talents et leurs réalisations. Je déteste assister aux effets pervers qu’engendre la lutte pour un poste de haut rang. Les gens ne discutent pas du contenu, seulement les titres. Moi, mon temps est trop précieux pour discuter des titres. Je veux l’essentiel, mon âme est dans l’urgence … il y a de moins en moins de friandises dans le paquet… Je veux vivre à côté de gens humains, très humains. qui savent rire de leurs erreurs, qui ne se gonflent pas de leurs triomphes,
qui ne se sentent pas élu avant l’heure, qui ne fuient pas leurs responsabilités, qui défendent la dignité humaine, et qui veulent marcher à côté de la vérité et l’honnêteté.
L’essentiel est ce que tu fais pour que la vie en vaille la peine. Je veux m´entourer de gens qui peuvent toucher le cœur des autres… des gens à qui les coups durs de la vie leurs ont appris à grandir avec de la douceur dans l’âme. Oui … je suis pressé de vivre avec l’intensité que la maturité peut m´apporter. J’ai l’intention de ne pas perdre une seule partie des friandises qu´il me reste… Je suis sûr qu’elles seront plus exquises que toutes celles que j´ai mangées jusqu’à présent. Mon objectif est d’être enfin satisfait et en paix avec mes proches et ma conscience. J’espère que la vôtre sera la même, parce que de toute façon, vous y arriverez… "

« Le temps précieux de la maturité »
Mário Raul de Morais Andrade, (1893 - 1945)
Poète, Romancier, Musicologue Brésilien



***

LA RECETTE DU BONHEUR D'APRÈS PICASSO

Laisse de côté tous les chiffres non indispensables à ta survie.
Ceci inclut l'âge, le poids, la taille.Que cela préoccupe seulement le médecin, il est payé pour ça.
Fréquente de préférence des amis joyeux, les pessimistes ne te conviennent pas.
Continue de t'instruire... Apprends sur les ordinateurs, l'artisanat, le jardinage, etc...
Ne laisse pas ton cerveau inoccupé, un mental inutilisé est l'officine du diable.
Et le nom du diable est Alzheimer !

Ris le plus souvent possible, et surtout de toi-même !
Quand viennent les larmes, accepte, souffre et ... continue d'avancer.
Accueille chaque jour qui se lève comme une opportunité, et pour cela, ose entreprendre.
Laisse tomber la routine, préfère les nouvelles routes aux chemins mille fois empruntés !
Efface le gris de ta vie et allume les couleurs que tu possèdes à l'intérieur.
Exprime tes sentiments pour ne jamais rien perdre des beautés qui t'entourent.
Que ta joie rejaillisse sur ton entourage et abats les frontières personnelles que le passé t'a imposées.
Mais, rappelle-toi : l'unique personne qui t'accompagne toute la vie, c'est toi-même.
Sois vivant dans tout ce que tu fais ! Entoure-toi de tout ce que tu aimes :
famille, animaux, souvenirs, musique, plantes, un hobby... tout ce que tu veux...

Ton foyer est ton refuge, mais n'en deviens pas prisonnier.
Ton meilleur capital, la santé.
Profites-en, si elle est bonne ne la détruis pas, si elle ne l'est pas, ne l'abîme pas davantage.
Sors dans la rue, visite une ville ou un pays étranger, mais ne t'attarde pas sur les mauvais souvenirs.
Il y a des êtres qui font d'un soleil une simple tache jaune,
mais il y en a aussi qui font d'une simple tache jaune, un véritable soleil.

Pablo PICASSO


***

Comment être heureux
Robert Louis Stevenson, 1850-1894

1. Décide d’être heureux. Apprends à trouver du plaisir dans les choses simples.

2. Tire le meilleur parti possible de tes situations. 
Nul ne possède tout et tout le monde a une certaine tristesse mêlée aux plaisirs de la vie.
Le secret consiste à rire plus qu’on ne pleure.

3. Sois indulgent avec toi-même. Ne te prends pas trop au sérieux. 
Et ne crois pas que tu dois être protégé des malheurs qui frappent les autres.

4. Ne te soucie pas des critiques. Tu ne peux plaire à tout le monde.

5. Fixe tes propres normes et tes propres buts. Sois toi-même et explore tes propres limites.

6. Fais ce que tu aimes faire, mais sans t’endetter.

7. Ne cherche pas les ennuis. Les fardeaux imaginaires sont plus lourds à porter que les vrais.

8. Débarrasse-toi de tes rancœurs. La haine, l’envie et la colère te rongeront de l’intérieur.

9. Multiplie tes intérêts. Si tu ne peux voyager, parcours le monde par tes lectures.

10. Ne te laisse pas terrasser par les regrets. Surmonte tes tristesses et tes erreurs 
et ne conserve que les leçons utiles qu’elles t’ont apprises.

11. Fais ce que tu peux pour les gens moins fortunés que toi.

12. Tiens-toi occupé. Quiconque est très occupé n’a pas le temps d’être malheureux.

 

***

 164236-236411746497593-82304743-n.jpg


C'est une chose étrange
(Louis Aragon)

C'est une chose étrange à la fin que le monde 
Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit
Ces moments de bonheur ces midis d'incendie
La nuit immense et noire aux déchirures blondes

Rien n'est si précieux peut-être qu'on le croit
D'autres viennent Ils ont le cœur que j'ai moi-même
Ils savent toucher l'herbe et dire je vous aime
Et rêver dans le soir où s'éteignent les voix

Il y aura toujours un couple frémissant
Pour qui ce matin-là sera l'aube première
Il y aura toujours l'eau le vent la lumière
Rien ne passe après tout si ce n'est le passant

C'est une chose au fond que je ne puis comprendre 
Cette peur de mourir que les gens ont chez eux 
Comme si ce n'était pas assez merveilleux 
Que le ciel un moment nous ait paru si tendre...

Malgré tout je vous dis que cette vie fut telle
Qu'à qui voudra m'entendre à qui je parle ici
N'ayant plus sur la lèvre un seul mot que merci
Je dirai malgré tout que cette vie fut belle

***
 

Les Yeux d'Elsa
(Louis Aragon)


Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire 
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer 
S'y jeter à mourir tous les désespérés 
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire 

À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé 
Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent 
L'été taille la nue au tablier des anges 
Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés 

Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur 
Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit 
Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie 
Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure 

Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée 
Sept glaives ont percé le prisme des couleurs 
Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs 
L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé 

Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche 
Par où se reproduit le miracle des Rois 
Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois 
Le manteau de Marie accroché dans la crèche 

Une bouche suffit au mois de Mai des mots 
Pour toutes les chansons et pour tous les hélas 
Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres 
Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux 

L'enfant accaparé par les belles images 
Écarquille les siens moins démesurément 
Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens 
On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages 

Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où 
Des insectes défont leurs amours violentes 
Je suis pris au filet des étoiles filantes 
Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août 

J'ai retiré ce radium de la pechblende 
Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu 
Ô paradis cent fois retrouvé reperdu 
Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes 

Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa 
Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent 
Moi je voyais briller au-dessus de la mer 
Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa 



***

Rudyard kipling


Tu seras un Homme, mon fils
(Rudyard Kipling - 1910)

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tous jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.

***
 

Chanson du geôlier
(Jacques Prévert)

 

Où vas-tu beau geôlier
Avec cette clé tachée de sang
Je vais délivrer celle que j'aime
S'il en est encore temps
Et que j'ai enfermée
Tendrement cruellement
Au plus secret de mon désir
Au plus profond de mon tourment
Dans les mensonges de l'avenir
dans les bêtise des serments
Je veux la délivrer
Je veux quelle soit libre
Et même de m'oublier
Et même de s'en aller
Et même de revenir
Et encore de m'aimer
Où d'en aimer un autre
Si un autre lui plaît
Et si je reste seul
Et elle en allée
Je garderai seulement
Je garderai toujours
Dans mes deux mains en creux
Jusqu'à la fin des jours
La douceur de ses seins modelés par l'amour

***
 

Pour faire le portrait d'un oiseau
(Jacque Prévert)
 

Peindre d'abord une cage
avec une porte ouverte
peindre ensuite
quelque chose de joli
quelque chose de simple
quelque chose de beau
quelque chose d'utile
pour l'oiseau
placer ensuite la toile contre un arbre
dans un jardin
dans un bois
ou dans une forêt
se cacher derrière l'arbre
sans rien dire
sans bouger...
Parfois l'oiseau arrive vite
mais il peut aussi bien mettre de longues années
avant de se décider
Ne pas se décourager
attendre
attendre s'il le faut pendant des années
la vitesse ou la lenteur de l'arrivée de l'oiseau
n'ayant aucun rapport
avec la réussite du tableau
Quand l'oiseau arrive
s'il arrive
observer le plus profond silence
attendre que l'oiseau entre dans la cage
et quand il est entré
fermer doucement la porte avec le pinceau
puis
effacer un à un tous les barreaux
en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l'oiseau
Faire ensuite le portrait de l'arbre
en choisissant la plus belle de ses branches
pour l'oiseau
peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent
la poussière du soleil
et le bruit des bêtes de l'herbe dans la chaleur de l'été
et puis attendre que l'oiseau se décide à chanter
Si l'oiseau ne chante pas
c'est mauvais signe
signe que le tableau est mauvais
mais s'il chante c'est bon signe
signe que vous pouvez signer
Alors vous arrachez tout doucement
une des plumes de l'oiseau
et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.



***

Blaise Cendrars - Moravagine

« L'amour est masochiste. Ces cris, ces plaintes, ces douces alarmes, cet état d'angoisse des amants, cet état d'attente, cette souffrance latente, sous-entendue, à peine exprimée, ces mille inquiétudes au sujet de l'absence de l'être aimé, cette fuite du temps, ces susceptibilités, ces sautes d'humeur, ces rêvasseries, ces enfantillages, cette torture morale où la vanité et l'amour-propre sont en jeu, l'honneur, l'éducation, la pudeur, ces hauts et ces bas du tonus nerveux, ces écarts de l'imagination, ce fétichisme, cette précision cruelle des sens qui fouaillent et qui fouillent, cette chute, cette prostration, cette abdication, cet avilissement, cette perte et cette reprise perpétuelle de la personnalité, ces bégaiements, ces mots, ces phrases, cet emploi du diminutif, cette familiarité, ces hésitations dans les attouchements, ce tremblement épileptique, ces rechutes successives et multipliées, cette passion de plus en plus troublée, orageuse et dont les ravages vont progressant, jusqu'à la complète inhibition, la complète annihilation de l'âme, jusqu'à l'atonie des sens, jusqu'à l'épuisement de la moelle, au vide du cerveau, jusqu'à la sécheresse du cœur, ce besoin d'anéantissement, de destruction, de mutilation, ce besoin d'effusion, d'adoration, de mysticisme, cet inassouvissement qui a recours à l'hyperirritabilité des muqueuses, aux errances du goût, aux désordres vaso-moteurs ou périphériques et qui fait appel à la jalousie et à la vengeance, aux crimes, aux mensonges, aux trahisons, cette idolâtrie, cette mélancolie incurable, cette apathie, cette profonde misère morale, ce doute définitif et navrant, ce désespoir, tous ces stigmates ne sont-ils point les symptômes mêmes de l'amour d'après lesquels on peut diagnostiquer, puis tracer d'une main sûre le tableau clinique du masochisme ? »




***


Verlaine

Mon rêve familier
(Paul Verlaine)

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon coeur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.


***

Charles baudelaire


Enivrez-vous
(Charles Baudelaire)

Il faut être toujours ivre. Tout est là : c'est l'unique question.
Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules
et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.

Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé,
dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue,
demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit,
à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est ;
et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront : « Il est l'heure de s'enivrer !
Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous ; enivrez-vous sans cesse !
De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. »

***

L'invitation au voyage
(Charles Baudelaire)

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

 

*** 

La vie intérieure
(Charles Baudelaire)

J'ai longtemps habité sous de vastes portiques
Que les soleils marins teignaient de mille feux
Et que leurs grands piliers, droits et majestueux,
Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.

Les houles, en roulant les images des cieux,
Mêlaient d'une façon solennelle et mystique
Les tout-puissants accords de leur riche musique
Aux couleurs du couchant reflété par mes yeux.

C'est là que j'ai vécu dans les voluptés calmes,
Au milieu de l'azur, des vagues, des splendeurs
Et des esclaves nus, tout imprégnés d'odeurs,

Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes,
Et dont l'unique soin était d'approfondir
Le secret douloureux qui me faisait languir.


***

L'homme et la mer
(Charles Baudelaire)

Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton cour
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :
Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes ;
Ô mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !

Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
Ô lutteurs éternels, ô frères implacables !


***

ecrivain-02-hugo.jpg


Demain dès l'aube
(Victor Hugo)

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

***

La conscience
(Victor Hugo)


Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,
Echevelé, livide au milieu des tempêtes,
Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,
Comme le soir tombait, l’homme sombre arriva
Au bas d’une montagne en une grande plaine ;
Sa femme fatiguée et ses fils hors d’haleine
Lui dirent : « Couchons-nous sur la terre, et dormons. »
Caïn, ne dormant pas, songeait au pied des monts.
Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres,
Il vit un oeil, tout grand ouvert dans les ténèbres,
Et qui le regardait dans l’ombre fixement.
« Je suis trop près », dit-il avec un tremblement.
Il réveilla ses fils dormant, sa femme lasse,
Et se remit à fuir sinistre dans l’espace.
Il marcha trente jours, il marcha trente nuits.
Il allait, muet, pâle et frémissant aux bruits,
Furtif, sans regarder derrière lui, sans trêve,
Sans repos, sans sommeil; il atteignit la grève
Des mers dans le pays qui fut depuis Assur.
« Arrêtons-nous, dit-il, car cet asile est sûr.
Restons-y. Nous avons du monde atteint les bornes. »
Et, comme il s’asseyait, il vit dans les cieux mornes
L’oeil à la même place au fond de l’horizon.
Alors il tressaillit en proie au noir frisson.
« Cachez-moi ! » cria-t-il; et, le doigt sur la bouche,
Tous ses fils regardaient trembler l’aïeul farouche.
Caïn dit à Jabel, père de ceux qui vont
Sous des tentes de poil dans le désert profond :
« Etends de ce côté la toile de la tente. »
Et l’on développa la muraille flottante ;
Et, quand on l’eut fixée avec des poids de plomb :
« Vous ne voyez plus rien ? » dit Tsilla, l’enfant blond,
La fille de ses Fils, douce comme l’aurore ;
Et Caïn répondit : « je vois cet oeil encore ! »
Jubal, père de ceux qui passent dans les bourgs
Soufflant dans des clairons et frappant des tambours,
Cria : « je saurai bien construire une barrière. »
Il fit un mur de bronze et mit Caïn derrière.
Et Caïn dit « Cet oeil me regarde toujours! »
Hénoch dit : « Il faut faire une enceinte de tours
Si terrible, que rien ne puisse approcher d’elle.
Bâtissons une ville avec sa citadelle,
Bâtissons une ville, et nous la fermerons. »
Alors Tubalcaïn, père des forgerons,
Construisit une ville énorme et surhumaine.
Pendant qu’il travaillait, ses frères, dans la plaine,
Chassaient les fils d’Enos et les enfants de Seth ;
Et l’on crevait les yeux à quiconque passait ;
Et, le soir, on lançait des flèches aux étoiles.
Le granit remplaça la tente aux murs de toiles,
On lia chaque bloc avec des noeuds de fer,
Et la ville semblait une ville d’enfer ;
L’ombre des tours faisait la nuit dans les campagnes ;
Ils donnèrent aux murs l’épaisseur des montagnes ;
Sur la porte on grava : « Défense à Dieu d’entrer. »
Quand ils eurent fini de clore et de murer,
On mit l’aïeul au centre en une tour de pierre ;
Et lui restait lugubre et hagard. « Ô mon père !
L’oeil a-t-il disparu ? » dit en tremblant Tsilla.
Et Caïn répondit :  » Non, il est toujours là. »
Alors il dit: « je veux habiter sous la terre
Comme dans son sépulcre un homme solitaire ;
Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien. »
On fit donc une fosse, et Caïn dit « C’est bien ! »
Puis il descendit seul sous cette voûte sombre.
Quand il se fut assis sur sa chaise dans l’ombre
Et qu’on eut sur son front fermé le souterrain,
L’oeil était dans la tombe et regardait Caïn.





*** 


Rimbaud


 
Le bateau ivre
(Arthur RIMBAUD)
 

Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !

Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sûres,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...

Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons !

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur ;

Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
- Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ?

Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.

*** 

Exposez-vous à vos peurs les plus profondes
et après cela, la peur ne pourra plus vous atteindre.

Jim Morrisson

***

Il faut d’abord savoir ce que l’on veut,
il faut ensuite avoir le courage de le dire,
il faut enfin l’énergie de le faire.

Georges Clémenceau


***

Lamartine


Le lac - Alphonse de Lamartine

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?

Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :

" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

" Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

" Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit :
Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.

" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! "

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !

 ***

Le papillon - Alphonse de LAMARTINE

Naître avec le printemps, mourir avec les roses,
Sur l’aile du zéphyr nager dans un ciel pur,
Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,
S’enivrer de parfums, de lumière et d’azur,
Secouant, jeune encore, la poudre de ses ailes,
S’envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,
Voilà du papillon le destin enchanté!
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté !

***


"Un philosophe est un homme qui ne cesse pas de vivre, de voir, d'entendre, de soupçonner,
d'espérer, de rêver des choses extraordinaires ; à qui ses propres pensées semblent venir du dehors,
d'en haut ou d'en bas, comme des événements ou des coups de foudre à lui destinés.
Peut-être est-il lui-même un orage gonflé de nouvelles foudres,
un homme fatal toujours environné de grondements, de roulements de tonnerre,
d'abîmes béants et de sinistres présages."

Par-delà le bien et le mal
Friedrich Nietzsche

***
 

Vieuproverbirlandais

   
Prends le temps de travailler, c'est le prix du succès.
Prends le temps de penser,  c'est la source du pouvoir. 
Prends le temps de jouer,  c'est le secret de la jeunesse. 
Prends le temps de lire,  c'est la source de la sagesse. 
Prends le temps d'être aimable,  c'est la route du bonheur. 
Prends le temps de rêver, c'est la manière d'accrocher son chariot à une étoile.
Prends le temps de donner,  c'est une journée trop courte pour être égoïste. 
Prends le temps de rire,  c'est la musique de l'âme.
Prends le temps de prier, c'est la force de l'homme.
Prends le temps d'aimer et d'être aimé,  c'est la grâce de Dieu. 
Prends le temps d'être charitable c'est la clef du Paradis.

 

***

 

Le miroir
(Zundel)

Jamais vous ne pourrez vous voir vous-même dans un miroir. Un miroir peut être utile à votre toilette, voire indispensable, mais ce n'est pas dans un miroir que vous trouverez la révélation de vous-même. Vous ne pouvez pas vous regarder priant dans un miroir, vous ne pouvez pas vous voir comprenant dans un miroir. Votre vie profonde, celle par laquelle vous vous transformez vous-même, c'est une vie qui s'accomplit dans un regard vers l'autre.
Dès que le regard revient vers soi, tout l'émerveillement reflue et devient impossible. Quand on s'émerveille, c'est qu'on ne se regarde pas. Quand on prie, c'est qu'on est tourné vers un autre ; quand on aime vraiment, c'est qu'on est enraciné dans l'intimité d'un être aimé. Il est donc absolument impossible de se voir dans un miroir autrement que comme une caricature si l'on prétendait y trouver son secret.

La vie profonde échappe à la réflexion du miroir ; elle ne peut se connaître que dans un autre et pour lui. Quand vous vous oubliez parce que vous êtes devant un paysage qui vous ravit, ou devant une oeuvre d'art qui vous coupe le souffle, ou devant une pensée qui vous illumine, ou devant un sourire d'enfant qui vous émeut, vous sentez bien que vous existez, et c'est même à ces moments-là que votre existence prend tout son relief, mais vous le sentez d'autant plus fort que justement l'événement vous détourne de vous-même. C'est parce que vous ne vous regardez pas que vous vous voyez réellement et spirituellement, en regardant l'autre et en vous perdant en lui. C'est cela le miracle de la connaissance authentique. Dans le mouvement de libération où nous sortons de nous-mêmes, où nous sommes suspendus à un autre, nous éprouvons toute la valeur et toute la puissance de notre existence...

Dans ce regard vers l'autre, nous naissons à nous-mêmes.


***


« Je me sens triste ! » dit une vague de l'océan en constatant que les autres vagues étaient plus grandes qu'elle.
« Les vagues sont si grandes, si vigoureuses, et moi je suis si petite, si chétive. »

Une autre vague lui répondit : « Ne sois pas triste. Ton chagrin n'existe que parce
que tu t'attaches à l'apparent, tu ne conçois pas ta véritable nature. »

« Ne suis-je donc pas une vague ? »

« La vague n'est qu'une manifestation transitoire de ta nature. En vérité tu es l'eau. »

« L'eau ? »

« Oui. Si tu comprends clairement que ta nature est l'eau,
tu n'accorderas plus d'importance à ta forme de vague et ton chagrin disparaîtra. »

Avoir à l'esprit que l'humanité fait partie d'un ensemble est important.
Car l'être humain se considère souvent comme le centre des choses
en s'arrogeant des droits particuliers qui n'ont pas de raison d'être.
Ainsi il ne voit que chez son prochain ce qu'il n'a pas, sans voir ce qu'il a déjà,
et se cause les plus inutiles soucis.

Sagesse Zen

***

"Bien que cela puisse donner cette impression, votre âme n’est pas séparée de vous. En vérité, elle est votre véritable existence. Nous sommes tout simplement l’ombre de tout ce que nous sommes et il est si facile d’oublier qui nous sommes, d’où nous venons et ce que nous pouvons être. Parfois, nous avons juste besoin d’un petit rappel. Vous êtes exactement où vous êtes censé être. Peu importe les circonstances, peu importe le trajet que vous avez emprunté pour en arriver là où vous êtes en ce moment présent. Les choix, les résultats, les chemins que vous avez pu prendre et ne pas prendre. Votre âme veut que vous sachiez que tout arrive pour une raison, et rien ne se passe par hasard. Ayez confiance, tout va bien se passer. L’estime de soi est mesurée par vous, et vous seul. Si vous cherchez constamment en dehors de vous l’approbation et la validation, vous ne serez jamais heureux. Nous sommes tous différents et nous percevons tous les choses de différentes manières, mais votre réputation n’est pas quelque chose que vous pouvez vraiment contrôler. Votre réputation n’est pas vraiment entre vos mains, alors arrêtez d’essayer de satisfaire tout le monde autour de vous et commencez à vous plaire. Débarrassez-vous de vos peurs. Il y a seulement deux vérités dans tout l’univers, la première est l’amour et la seconde est la peur. Dans une égale opposition l’une de l’autre. Pour rester dans un état d’amour vrai et pur, l’essence de l’existence et de la vie elle-même, on ne doit pas être dirigé par la peur. Lorsque les temps sont durs, changez votre façon de voir les choses. Toutes les émotions d’inquiétude, les conflits, la culpabilité, les regrets et la tristesse viennent du fait que vous ne vivez pas dans le moment présent. C’est seulement en vivant pleinement l’instant présent que nous pouvons modifier notre point de vue et comprendre que les incidents de la vie sur une grande échelle sont mineurs. Ne vous attardez pas sur le passé et ne rêvez pas de l’avenir. Trouvez votre passion et agissez. Le prochain moment de votre vie n’est pas plus important que l’instant présent. Réalisez aujourd’hui votre rêve de demain, et comprenez que vos actions passées étaient destinées à vous aider à apprendre et évoluer. Alors laissez-les partir, laissez-les être et appréciez tout ce que vous avez en ce moment. Le moment présent est le seul qui vous soit promis. À partir de maintenant, votre vie pourrait s’arrêter en un instant. Au lieu de vous préoccuper des moments à venir ou de perdre le sommeil à cause des moments passés, aimez et vivez vraiment l’instant présent. Ce n’est que temporaire. Si vous êtes dans un mauvais endroit, ce n’est que temporaire. Si vous êtes dans un bon endroit, c’est probablement aussi temporaire. Les choses ne durent pas dans la vie. L’univers est en constante évolution et nous aussi. Tout dans cet instant est éphémère. Ne vous y habituez pas. Vous avez ce qu’il faut. Tout ce dont vous avez besoin est déjà en vous. Apprenez à vous connaître, à vous asseoir avec vous-même et à vous comprendre. Tout ce dont vous avez besoin, votre force, le courage, la compassion et l’amour, tout existe à l’intérieur. Vous avez le choix, prenez ce dont vous avez besoin et faites-le ressortir dans le monde. Et toutes les compétences, tous les talents, et toute la motivation dont vous avez besoin pour réussir sont déjà en vous. Vous devez croire en vous et faire votre maximum pour arriver là où vous voulez être. Vous avez déjà tous les outils nécessaires. Vous n’avez pas besoin de changer. Si vous voulez changer, changez ! Mais comprenez que vous n’avez pas réellement besoin de changer quelque chose chez vous. Vous êtes assez bien et assez intelligent comme vous êtes. Ne laissez personne vous dire que vous devez changez qui vous êtes. Acceptez votre destin. Comprenez que vous ne pouvez pas contrôler la moindre petite chose dans la vie. Relâchez le contrôle. N’essayez pas de tout commander autour de vous. Laissez l’univers faire ce qu’il va faire. Lorsque vous arrêterez d’essayer de tout contrôler, vous irez tellement mieux. Relâchez votre besoin de contrôle. Penser que vous pouvez avoir le contrôle sur les résultats de votre vie est une illusion créée par vous-même. Nous ne connaissons pas ce que l’avenir nous réserve et nous ne pouvons pas percevoir et comprendre les conséquences de chaque action et réaction, nous devons donc aimer sans attachement, et vivre sans attente et sans jugement. Acceptez : En vous mettant dans un état d’acceptation, de l’acceptation de tout ce qui est bon et mauvais. Vous vous libérerez de votre besoin de contrôle, vous vous libérerez de vos peurs et vous relâcherez vos attentes afin de pouvoir vivre dans le moment présent. Sans l’acceptation, rien ne peut prospérer. Il s’agit de la vraie prière, ne pas demander ce que vous voulez, les désirs de votre cœur, mais accepter toutes les bénédictions de la vie et être reconnaissant pour tout en retour. Un cycle d’amour qui continue à grandir. Souvenez-vous d’où vous venez. Lorsque vous connaissez le début, vous connaîtrez la fin. Lorsque nous comprenons que notre conscience est éternelle, nous comprenons qu’en réalité nous sommes de l’énergie. Une énergie, une âme, une conscience qui évolue, apprend et grandit constamment. Chaque incarnation apporte de nouvelles leçons, et de nouvelles expériences. Nous provenons de l’énergie et nous redeviendrons énergie. Rappelez-vous que vous n’êtes pas seul. Vous n’êtes jamais seul. Il y aura toujours quelqu’un pour vous. Et même si vous êtes coincé sur une île déserte, il y aura toujours vous. On dit qu’Albert Einstein croyait qu’il y avait effectivement une réalité alternative ou un autre monde, au-delà de notre propre vision. Étant donné que les yeux physiques étaient seulement capables de visualiser le spectre 3D dans un nombre limité de couleurs. Ce qui est au-delà du voile de notre physique est l’énergie. L’immense énergie, parfois, vous pouvez la ressentir, d’autres fois, vous pouvez ramasser de légères irrégularités. Nous ne sommes jamais vraiment seuls. Vous êtes toujours entouré par l’invisible, et si vous choisissez d’appeler, croyez-moi, vous pourriez être surpris par la réponse."

***

Bien faire ce que l'on fait
Martin Luther King

De toutes parts, nous sommes appelés à travailler sans repos afin d'exceller dans notre carrière. Tout le monde n'est pas fait pour un travail spécialisé ; moins encore parviennent aux hauteurs du génie dans les arts et les sciences ; beaucoup sont appelés à être travailleurs dans les usines, les champs et les rues.
Mais il n'y a pas de travail insignifiant. Tout travail qui aide l'humanité a de la dignité et de l'importance. Il doit donc être entrepris avec une perfection qui ne recule pas devant la peine. Celui qui est appelé à être balayeur de rues doit balayer comme Michel-Ange peignait ou comme Beethoven composait, ou comme Shakespeare écrivait. Il doit balayer les rues si parfaitement que les hôtes des cieux et de la terre s'arrêteront pour dire : "Ici vécut un grand balayeur de rues qui fit bien son travail."

C'est ce que voulait dire Douglas Mallock quand il écrivait : "Si tu ne peux être pin au sommet du coteau, Sois broussaille dans la vallée. Mais sois la meilleure petite broussaille au bord du ruisseau. Sois buisson, si tu ne peux être arbre.
Si tu ne peux être route, sois sentier ; Si tu ne peux être soleil, sois étoile ;
Ce n'est point par la taille que tu vaincras ; Sois le meilleur, quoi que tu sois."

Examinez-vous sérieusement afin de découvrir ce pour quoi vous êtes faits, et alors donnez-vous avec passion à son exécution. Ce programme clair conduit à la réalisation de soi dans la longueur d'une vie d'homme.

 

***
 

Histoire d'un homme insatisfait de sa compagne...
A méditer
 
 
Avant, il aimait beaucoup sa compagne, Puis avec le temps ses sentiments ont baissé.
Il reconnait que la fille n'a pas changé, elle est restée la même comme à leur début,
Elle a gardé sa même gentillesse, sa même droiture, sa même passion...
« Elle est magnifique, mais je n'y arrive plus... Mon cœur a du mal à lui donner de l'affection... Je ne comprends pas pourquoi »
 
Ce jeune homme était sincère avec lui-même,
Il est parti en parler à un ami de son père, Car il était gêné d'en parler à son papa...
L'ami de son père était quelqu'un d'ouvert et bon vivant,
Quand il est arrivé, il l'a trouvé en train d'arroser son jardin,
 
Le jeune homme lui dit :« J'ai ce problème avec ma compagne...Je n'arrive plus à lui donner de l'affection...
Avant je l'aimais énormément, mais maintenant, je n'y arrive plus...
Elle commence à sentir que je m'éloigne, et c'est une fille formidable »
 
L'ami de son père a gardé le silence un instant, puis lui demanda :
« Est-ce que tu connais beaucoup de filles ? »
 
Le jeune lui répondit :
« Oui, mais c'est juste de l'amitié »
 
L'homme lui demanda :
« Quand tu leur envoies des textos ou des messages sur facebook, ça ne dépasse jamais la ligne rouge ? »
 
Le jeune lui dit « Parfois on se dit des paroles gentilles, mais rien d'irrespectueux »
L'homme lui répondit « Ce qui t'arrive, arrive aussi à beaucoup de personnes fiancées ou mariées »
 
Le jeune lui demanda : « Et quelle est la solution ? »
 
L'homme lui répondit : « Pourquoi tu ne viendrais pas arroser le jardin avec moi? »
Le jeune lui répondit « En réalité, je suis venu vous parler de mes problèmes, ce n'est pas vraiment le moment... »
 
L'homme insista : « Prend juste ce tuyau d'arrosage »
Puis, il ouvrit le robinet, Le jeune ne comprenait pas... Mais cet homme avait une idée derrière la tête.
 
Pendant que le jeune arrosait le jardin, il est venu faire un trou dans le tuyau...
Puis il a fait un deuxième trou...Puis une plus grande ouverture. Et une autre...
Puis, il lui a demandé : « Comment va l'eau de ton côté ? »
 
Le jeune lui a répondu : « Il y en a de moins en moins... Le débit faiblit »
L'homme lui a dit : « C'est normal, car j'ai fait des trous dans le tuyau »
Quelqu'un a compris son idée ?
À cause des trous, l'eau fuit dans tous les sens, alors au bout du tuyau, il n’y en a plus beaucoup qui arrive...
Le jeune jeta le tuyau en disant : « C'est bon j'ai compris »
 
Et vous, avez-vous aussi compris ?
Parfois on fait la même chose avec nos sentiments. On fait des trous dans nos sentiments...
Alors au lieu que l'amour et l'affection partent dans une seule direction,
et pour la seule personne qui est censée recevoir nos nobles sentiments...
 
On fait beaucoup de trous. Parfois par des rencontres, parfois au téléphone, parfois par sms,
parfois avec les collègues au travail, parfois avec les camarades de classe,
Le résultat au bout d'un moment est que le débit des sentiments faiblit pour la personne avec qui on est en couple...
 
C'est vrai que ce sont des trous minuscules... Des choses qu'on ne croit pas très graves... Mais le résultat est là.
C'est une idée pratique n'est ce pas ?
A tous les jeunes,
A tous les gens accompagnés,
A toutes les personnes mariées,
A tous ceux qui sont fiancés,
A ceux qui vont bientôt se marier...
 
Ne faites pas de trous dans la capacité de votre cœur à donner de l'affection,
Dirigez-le dans une seule direction.
Et à ce moment vous n'aurez pas les mêmes problèmes que chez le jeune homme de l'histoire.
Au contraire vous trouverez que l'eau ou les sentiments vont dans la bonne direction.
Et à ce moment c'est sûr que tu auras un sourire d'espoir pour toi et ta femme, ta fiancé ou ta compagne.

 

***

"Ai-je offert la paix aujourd'hui ? Est ce que j'ai apporté un sourire au visage de quelqu'un ?
Est ce que j'ai dit des mots de guérisons ? Ai-je laissé aller ma colère et mon ressentiment ?
Est ce que j'ai pardonné ? Est ce que j'ai aimé ? Ce sont de vraies questions.
Je dois faire confiance que le peu d'amour que je sème maintenant
portera beaucoup de fruits, ici dans ce monde et la vie à venir"



***

"Il y a un moment où tu dois arrêter de traverser des océans pour des personnes
qui ne sauteraient même pas par dessus une flaque d'eau pour toi."

***

"J'aime écouter non pas les mots, j'aime écouter les regards,
les gestes. J'aime écouter l'âme des gens."


***

"Je ne résous pas mes problèmes, Je résous mes pensées. Alors, mes problèmes se résolvent."

 

***


"Le fantastique est un genre littéraire que l'on peut décrire 
comme l’intrusion du surnaturel dans le cadre réaliste d’un récit, 
autrement dit l’apparition de faits inexpliqués mais 
théoriquement explicables dans un contexte connu du lecteur, 
ressemblant au merveilleux mais différent tout de même..."
Wikipedia


gal-caligr-01.jpg
"Un bon récit d'horreur vous atteindra au centre même 

de VOTRE vie et trouvera la porte secrète de la pièce 
que vous croyiez être le seul à connaître."
Stephen King
ecrivain-07-stephen-king.jpg


"Un livre doit être la hache qui fend la mer gelée en nous" 
Kafka
eb-34.jpg


 


"Aussi longtemps que des phares de la pensée humaine 
prétendront au monopole de la lumière, il ne saurait y  
avoir que des successions d'éclairs de lumière et de ténèbres, 
de foi et de désillusion, d'excès dans la croyance 
et dans la démystification, de fanatisme et de retrait, 
de croisades sanguinaires suivies d'une haine du mot même de foi, 
de dévouement total puis de nausée totale, 
le genre d'amoralisme 
qui vient d'une morale trop rigide, 
puis à nouveau le genre de morale rigide 
qui procède d'un excès d'amoralisme."  
Romain Gary 
eb-41.jpg



 "Le réel est apparence ; 
et autre chose existe, 
qui n'est pas apparence 
et ne s'appelle pas toujours Dieu."
André Malraux
malraux.jpg

 

 "Tous les hommes ont un secret attrait pour les ruines. 
Ce sentiment tient à la fragilité de notre nature, 
à une conformité secrète entre ces monuments détruits 
et la rapidité de notre existence."

François René de Chateaubriand.
ecrivain-00-chateaubriand.jpg



"Est-ce que je crois aux fantômes? Non, mais j'en ai peur."
Marie de Vichy-Chamrond, marquise du Deffand
chamrond.jpg


"Dans une poignée de sable de la route, j'ai mis un rayon de soleil qui brille, 
un murmure du vent qui se lève, une goutte du ruisseau qui passe 
et un frisson de mon âme, pour pétrir les choses dont on fait les histoires." 
Jean Ray
ray.jpg

 

 

"Tous les hommes par nature désirent savoir" 
Aristote
aristote.jpg


 

"L'insolite est inséparable de l'amour, 
il préside à sa révélation..."
André Breton
breton.jpg



"Croyez-vous aux fantômes? Pour ma part, je n'aime pas ce 
monde-là où règne ce que certains nomment notre corps astral."
Julien Green
green.jpg



"Ne sommes-nous pas, comme le fond des mers, 
peuplés de monstres insolites ?"
Henri Bosco
bosco.jpg


"Quand on ne croit plus au Paradis, 
on commence à croire au spiritisme."

"Les livres nous obligent à perdre notre temps 
d'une manière intelligente."

Mircea Eliade
eliade.jpg



"Une maison n'est jamais tranquille dans l'obscurité 
pour ceux qui écoutent intensément. Les fantômes ont 
été créés quand le premier homme s'éveilla dans la nuit."

Sir James Matthew Barrie
barrie.jpg

 


"Ah! que la vie serait belle et notre misère supportable, 
si nous nous contentions des maux réels sans prêter l'oreille 
aux fantômes et aux monstres de notre esprit."
André Gide
gide.jpg


 

"La science, la morale, l'histoire se passent très bien de Dieu. 
Ce sont les hommes qui ne s'en passent pas."
Jean d'Ormesson
ormesson-1.jpg


"Puis les temps sont venus les tombes se sont ouvertes 
Les fantômes des Esclaves toujours frémissants 
Se sont dressés en criant "SUS AUX TUDESQUES" 
Nous l'armée invisible aux cris éblouissants."
Guillaume Apollinaire
apollinaire.jpg



« On a peur, on s'imagine avoir peur. 
La peur est une fantasmagorie du démon. »
Georges Bernanos
eb-6.jpg





eb-44.jpg
 

LE POETE ET LE FANTOME (Jules Massenet)

Le poète :   Qui donc es-tu, forme légère
                   Que devant moi je vois toujours ?
Le fantôme : Je n'appartiens plus à la terre.
                     Je suis l'ombre de tes amours.
                     Ils sont bien morts les anciens charmes.
                     Et je ris du temps où j'aimais.
Le fantôme : Je suis le spectre de tes larmes,
                     Rappelle-toi quand tu pleurais.
Le poète :   Oui, j'ai souffert de durs martyres :  
                   L'oubli seul a séché mes yeux.
Le fantôme : Je suis l'âme de tes sourires :
                     Rappelle-toi les jours heureux.
Le poète :   J'ai dû rêver toutes ces choses,    
                   Ce vain songe s'en est allé...
Le fantôme : Oseras-tu nier les roses
                      Parce qu'avril s'est envolé?
Le poète :   Fantôme ailé de ma maîtresse,
                   Reprends ton vol et laisse-moi !
Le fantôme : Je suis l'âme de ta jeunesse,
                     Rappelle-toi, rappelle-toi...
Le poète :  Ainsi, jadis, en ma demeure,
                  L'amour descendit du ciel bleu !
Le fantôme : Si vite qu'en ait passé l'heure,
                     Tu fus aimé, rends grâce à Dieu !
Le poète :   Oh !  ma jeunesse,  êtes-vous morte...
Le poète :   Fantôme ailé de ma maîtresse,
                   Où sont les jours où l'on s'aimait?  
Le fantôme : Je suis celui qui les rapporte,
                     Reviens vers moi : Dieu le permet.
Le poète :   O, Fantôme qui me réclame,
                   D'où donc peux-tu me revenir?
Le fantôme: J'ai ma demeure dans ton âme.
                    Ami, je suis le souvenir...

 

tablette.jpg

 

Anatole LE BRAZ (1859-1926) Le Pâtre de la nuit

 

 De qui surveillait-il les troupeaux ? On ne sait.
 Mais, chaque soir, à l'heure où le soleil baissait,  
Sur le Roc-Trévézel on le voyait paraître,  
Debout, dans l'attitude immobile d'un prêtre
 
En oraison devant l'Esprit de ce haut-lieu...  
Le couchant s'éteignait dans le firmament bleu  
Et les ombres des monts, en nappes déroulées  
Du front chauve des cairns au sein vert des vallées,  
S'épandaient comme un fleuve aux larges eaux, 
sans bruit  Que buvait cette mer de ténèbres - la nuit.
 

Alors, tandis qu'épars sur les gazons des pentes
Erraient les boucs lascifs et les chèvres grimpantes,  
Lui, l'homme, il entonnait, pour se sentir moins seul,  
Quelque chant qu'un aïeul apprit à son aïeul.  
L'air en était si pur, si fervent et si tendre  
Que les tourbiers du Yeun s'attardaient à l'entendre,  
Heureux de respirer dans l'espace muet  
Le peu de songe humain qu'il y perpétuait.
 

 Or, un soir, la complainte à peine commencée  
Suspendit tout d'un coup son vol, l'aile cassée  
Un silence panique enveloppa les cieux ;  
Ressaisis par la peur primitive, anxieux  
De cet abîme noir, sans vie et sans haleine,  
Ce fut en vain que les chemineurs de la plaine  
Réclamèrent aux monts les accents du chanteur.  
Il se tenait toujours debout sur la hauteur,  
Mais l'âme indifférente aux êtres comme aux choses.
Et sa voix gisait morte entre ses lèvres closes.
 

 On raconta plus tard que, rêveur éveillé,  
La nuit, ô pâtre élu, t'avait émerveillé  
En laissant à tes yeux choir ses ultimes voiles...  
Tu fus celui qui, le premier, vit les étoiles  
Décrocher des arceaux du ciel leurs lampes d'or  
Et dans l'éther béant monter, monter encor,  
Sans fin, - tel un cortège innombrable de vierges  
Allant à quelque autel d'en-haut vouer leurs cierges  
Par delà des azurs insoupçonnés d'en bas.  
Une immense harmonie accompagnait leurs pas,  
Selon les lois d'un rythme inconnu de la terre...  
Ainsi te fut, dit-on, révélé le mystère  
Dont nul autre avant toi n'avait été troublé :  
Le vide universel s'était soudain peuplé,  
Les mondes en chantant traversaient l'étendue.
 Et, devant leur chanson, la tienne s'était tue.

 

 

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×