Le blog poétique de LUOBER

Retrouvez ici, poèmes, articles et passions culturelles de votre héros,
ainsi que toute la petite histoire de la trilogie et autres anecdotes.

Tirer les runes

(chanson)

 

Quand de l'île aux moines jusqu'à Saint-Malo
On entend chanter tous les matelots
Quand bière et chouchen coulent à flots
Toutes tes excuses ont bon dos

Quand tu me dis que c'est la faute aux lutins
Que tu croises souvent sur ton chemin
De tous tes retards, oui, y'en à marre
Je savais bien que t'étais un fêtard
De tous mes mecs, y'a pas eu pire
Je vais te foutre sur la gueule un menhir
De tous ceux à qui j'ai fait des crêpes
T'es le seul à qui je jetterai des guêpes

Tu tires pas que les runes, Bières, blondes ou brunes
Je vais te mettre à l'eau, à la rigueur au sirop
Tu tires pas que les runes, Belles, blondes ou brunes
Je vais te couper les burnes, et t'enterrer dans les dunes

Dans les forêts de notre vieille Bretagne
Tu traînes la Marie que tu raccompagnes
Et tu voudrais alors que je dise Amen
Quand tu la sautes derrière le dolmen

Dois-je te mettre un homard dans le calbut'
ou annuler ton abonnement aux putes ?
Je sais plus quoi faire de toi marin
De l'Ille et vilaine, tu es le vilain
De tous mes mecs, y'a pas eu pire
Je vais te foutre sur la gueule un menhir
De tous ceux à qui j'ai fait des crêpes
T'es le seul à qui je jetterai des guêpes

Tu tires pas que les runes, Bières, blondes ou brunes
Je vais te mettre à l'eau, à la rigueur au sirop
Tu tires pas que les runes, Belles, blondes ou brunes
Je vais te couper les burnes, et t'enterrer dans les dunes

Les discrets

 

Ils font peu de vagues, peu de bruit
Mais, tout comme vous, ils ont une vie
Sans fracas, sans débordement avéré
On les croise parfois, les discrets

Certains vivent au sein de nos familles
D'autres dans la solitude de nos villes
Ne passant pas à la radio, ni à la télé
Ils gomment leur relief, leurs aspérités

Tout dans leur vie reflète la modération
Ils sont mesurés même dans leurs passions
Êtres introvertis et empreints de timidité
Pourtant en eux, brille un univers entier

Leur ciel est empli des mêmes nuages
Mais ils n'en font pas tout un fromage 
Leurs enfants sont aussi réservés qu'eux
Rasant les murs de peur d'être ennuyeux 

Enfin, ils meurent en hiver, un jour pluvieux
Sans qu'on sache s'ils ont vraiment été heureux
Souvent bons, bienveillants et surtout généreux
Ils partent alors comme ils ont vécu, silencieux



Discret

Celui ou celle que vous êtes




Être en équilibre sur le fil ténu de la toile
Proie ou prédateur, selon ce que l'on dévoile
Nous sommes tous mis au défi de tenir la barre
Embarcation incertaine ayant rompu ses amarres
Qu'on appelle la vie et qui nous en fait baver
En pauvres escargots à la lourde carapace fêlée
Se traînant parfois telles des limaces fatiguées 
Coquille de gastéropode ou de noix qui dérive
On use alors nos mots ainsi que notre salive
Le chemin à suivre est très long à s'éclairer 
Pour cela, il faut tant d'épreuves à traverser
Et comprendre un jour que vous devez mener une quête
Pour devenir celui ou celle, tout au fond, que vous êtes




Escargot

Mi-figue mi-raisin



Bien souvent mi-figue, mi-raisin
La vie n'est jamais carton plein
Trop souvent mi-fugue, mi-raison
Dans toutes nos mauvaises saisons
Que l'on voudrait pourtant fuir
Où l'on se dit qu'il faut partir
Quand le travail nous travaille
Que notre mental parfois déraille
Quand les nuits ne sont pas câlines
Et que la base reste très alcaline
On devient alors acide été comme hiver
Dans ces longues traversées du désert
Néanmoins la vie reste belle à vivre
Sous le soleil ou même dans le givre 
Mais quand la mort affamée, inéluctable 
Fait, peu à peu, du vide à notre table
Il faut trouver en nous toute la force
Pour que la pompe de la vie se réamorce
Et dans la douleur ou dans l'absence
Dans le bruit ou dans le grand silence
Restons dans l'acceptation et la gratitude
Nos vies futures dépendent de notre attitude
Et tous les fruits que nous récolterons demain
Seront doux au palais qu'ils soient figues ou raisins




17063359

Ce dé passé



Nous passons, repassons, ressassons le passé
Sans faire de plis sur la planche à trépasser
Devoir soulever le couvercle avec panache
Pour voir sous le ver, plancher des vaches,
Creusant profondément notre chair qu'il arrache
Mais notre âme est légère comme plume d'Apache
Et le temps invisible s'écoule tandis qu'on s'écroule
Le dépressif s'enfonce et puis disparaît dans la foule
Le dépassé par les événements, le dé pipé bien souvent
Se dépasser pour pouvoir jouer un rôle au présent
Dans l'informe Nation bombardée d'informations
Les six faces s'effacent, tout n'est qu'une illusion



Des

 

 

Je porterai...



Je porterai la Terre, je porterai le temps
Sur mes frêles épaules qui n'ont plus vingt ans
Je porterai les ombres qui traînent dans le vent
Le souvenir des âmes qui sont du même sang
Et sur la foi retrouvée, loin de mes égarements
Je saurai reconnaître ces voix et leur doux chant
L'appel des "six reines" et de tous les rois d'Itaque
Qui sauront me guider et diriger ma barque
Et sur mes voiles légères poussées par le zéphyr
J'écrirai sans regret les lettres du mot partir
Tel Atlas, je porterai le poids d'une vie de labeur
Qui m'aura appris de chaque jour, de chaque pleur
Je porterai la plume légère et  je garderai la trace
Des souvenirs joyeux que jamais rien n'efface
J'emporterai quelques rêves dans mon éternité
Je ne suis pas homme à fuir mes responsabilités
De cet oeil de la conscience qui fut si cher à Hugo
Je regarderai le ciel du fond de mon tombeau  






Terre

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