Billets de luober

Je pars à Doxe



J'ai aimé cette vie qui m'a tant donné
Sans toutefois vraiment tout me livrer
Et quand  mon heure viendra à sonner
Je la quitterai pourtant sans un regret
J'aurai mis des années à en faire le tour
Le tour du monde et le tour de l'amour
Mais peut-on aller au bout sans détours
Au bout de soi, de ses nuits, de ses jours
Au bout de ses choix, de ses rêves parfois
Trouver son chemin et y tracer sa voie
Y laisser quelques petits cailloux lisses
Pour un Petit Poucet, pour toi, mon fils

J'ai aimé cette vie qui m'a emprisonné
Sans toutefois vraiment me délivrer
J'ai scié des barreaux pour m'échapper
Des conventions et des fausses vérités
Et je pars à Doxe en voyage d'affaire
Jeu, participe passé, été comme hiver
Je n'ai pas voulu me laisser enfermer
Voire, tout simplement, être étiqueté
On peut croquer la pomme avec élégance
Tout en ne se fiant pas aux "appâts rances"

En poisson et anguille qui se faufilent
Pour aimer sans se découvrir d'un fil
Loin des jugements de certains hommes
On ne se fait pas en un jour comme Rome
 
J'ai aimé cette vie et certaines femmes
J'ai touché le feu affolé, touché la flamme
J'ai été beau dans leurs yeux ou leur coeur
J'ai tant combattu pour vaincre mes peurs
Et si la chandelle de l'amour parfois vacille
La Liberté reste toujours la plus belle fille
Je pars à Doxe les bras chargés de présent
Et je laisse mon passé au fond de l'océan
Je n'ai pas cherché à être homme parfait
Mais simplement à être moi, à être vrai
Et mon âme quand elle se sera envolée
Ne revendiquera que cette authenticité



Pomme orange
 











 

Aristo gratte



Les ducs à Sion sont en apprentis sages
Quand les marquis noient les céréales
Tandis que parfois les vies comptent 
Mais sont faussées du fait du Prince
Monseigneur ouvrant toutes les portes
Avec une cuiller en argent dans la bouche
A la place de la plèbe et des basses couches
Qui meurent dans le ruisseau de Voltaire
Là-bas, ronds ou carrés, je te fais chevalier
L'aristo gratte le peuple et péquenots blessent



Aristo
    

J'avais des rêves...



J'avais des rêves pour nous deux
Chacun les siens et c'est tant mieux
J'avais des rêves à l'infini
Mais déjà s'approche la nuit

On ne vit souvent qu'un bout de nous-même
Car toutes nos peurs étouffent nos "Je t'aime"
Mais dans tout ce que nous avons accompli
Il y a du divin, du sublime qui nous ravit

On met du temps à exister
On met du temps à être vrai
J'avais des rêves à transformer

On met du temps à échapper
A tous les obstacles rencontrés 
J'avais des rêves à emporter



Reve



  

Mai doute, Mai envie



Aimer est là dans mon coeur qui prend froid
Et Mai est là avec ses brins d'espoir ou de joie
Certains défilent en chantant, émus, gais
D'autres défient le temps avec leur sablier
Le monde bavard s'agite tout autour de moi
Je reste hagard sur le quai du cinquième mois
Juste derrière, Mai doute, Mai envie, 
Va s'ouvrir la route au bout de la nuit
En cette moitié de printemps, où le bonheur
Sous forme de blanches clochettes prend fleur
Je me sens peu en harmonie avec la foule qui crie
Mon âme veut rester libre et insoumise, entropie



Muguet

Les hommes



Les Hommes sont mauvais
Les Hommes sont bien pire
Qu'animal vivant dans nos forêts
Quand entre eux ils se déchirent

Les Hommes sont la nuit et les obscurantismes
Ils sont l'intolérance, la peur et le racisme

Les Hommes sont cruels
Dans tous leurs délires
Ils sont emplis de fiel
Ils colportent leur ire

Les Hommes sont aveugles à la divine lumière
Ils avancent dans l'ombre oubliant leurs prières

Oui les Hommes sentent le sang
Bien plus que que les vampires
Ils sèment la mort à tout moment
Si violents qu'on ne peut les décrire

Les Hommes sont le feu, les Hommes sont la guerre
Ils crachent sur leurs frères et malmènent la Terre

Et derrière toute cette folie qui divise le monde
Il y a pourtant des Hommes qui nous réconcilient
Avec l'espèce, en véhiculant tant de bonnes ondes 
Portant l'espérance car ils sont pleins d'empathie 


Et même si l'on trouve souvent qu'elle est longue la nuit
Ne jamais désespérer de l'Homme car la Femme est en lui




Mal



  

Etat de l'Art



Quand on parle d'art, il nous vient à l'esprit
​Sans nul doute, quelques noms de pays
Si Autriche, Allemagne et ex-pays prussiens
Nous ont donné beaucoup de grands musiciens
Bach, Mozart, Beethoven et Wagner
Dont on fredonne encore tous les airs
Tant de peintres et sculpteurs furent eux, italiens 
De Vinci, Michel-Ange, Véronèse ou Le Bernin
L'Espagne sur la toile n'est pas dans l'oubli
De Goya, Velasquez, Goya, Picasso et Dali
De Rembrandt jusqu'à Vermeer, le pays de la tulipe en a aussi founi
Des hollandais volants, tel Van Gogh et Mondrian venus jusqu'à Paris
Puisque nous parlions à l'instant de la ville reine de notre chère France
Elle s'inscrit en lettres capitales au pays des écrivains avec abondance
De Du Bellay à Ronsard, de Lamartine à Baudelaire, que de Stances
De Corneille à Racine, De Molière à Courteline, que de pièces jouées
Chaque siècle porte des dizaines d'oeuvres passées à la postérité 
La liste des gens de plumes de l'hexagone est une liste à la Prévert
Où se cotoient tant de grands noms écrivant en prose ou en vers
Des auteurs de contes ou de fables de Perrault à La Fontaine
Des grands maîtres du roman tenant tout le devant de la scène
Balzac, Stendhal, Hugo, Flaubert, Dumas, Verne, Zola, Proust et Camus
Maupassant, Chateaubriand, Gautier, noms dont aucun n'est inconnu 
Siècles, styles et courants littéraires se cotoient et les mots sont en fête
De Montaigne à Mauriac, de Gide à Sartre, et d'Appolinaire à Colette
De Rimbaud à Verlaine, de Mallarmé à Pagnol, de Diderot à Aragon
Voilà un pays ayant vu naître tant de talents porteurs de nos émotions



Auteurs

    

 

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