Articles de luober

Le jongleur

Par Le 2022-01-25

A tous mes amours volés
En mille éclats inavoués 
Au crime de baise Majesté

A tous mes écrits envolés
Sur mille feuilles raturées 
Ce qui dessert mes vérités

Au fracas d'une âme tourmentée
Par autant d'échecs répétés
Entre la reine et le cavalier

Au bruit des vagues ensablées
Se brisant en perles mouillées
Sur une grève à généraliser

Jongler entre la Lune et le Soleil
Où chaque jour à nul autre pareil
Est baigné d'amertume ou de miel

Dans le grand spectacle qui défile
En équilibre incertain sur le fil
D'une vie au bonheur si volatile


Jongleur2
 

Le goût du métal

Par Le 2022-01-24

A Toi que la vie anime : as-tu pris des vitamines ?
A faire tant de ronds dans l’eau, tel Roland de Roncevaux
Pas toutes les épées se valent, de quoi briser Durandal
Toi qui vis par intérim, Toi qui as une petite mine 
Qu’elle soit d’or, de médicament, ce n’est pas à l’échelle du temps
Celui qui reste avant de forger, les maillons de ta destinée 

T’as pas perdu l’odorat - Oui, ça sent bien le caca
Derrière ces années létales - Sens-tu le goût du métal ?

La pandémie bien globale, comme à l’époque médiévale
La loi dictée par l’officine, depuis le virus de la Chine
Et au son des docteurs Peste, disant le vrai et le reste
Envahissant nos écrans, chaque jour se contredisant
La vie au rythme des doses, presque jusqu’à l’overdose
Une mauvaise histoire sans fin, où le politique nous contraint

A coup de conseil des sinistres - Et la peur pour seul registre
Sens-tu le parfum de scandale - Et le goût froid du métal ?

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T’as pas perdu l’odorat - Oui, ça sent bien le caca
Derrière ces années létales - Sens-tu le goût du métal ?

Le prix de la Liberté, qui divise la société
Les rois de la pharmacie, nous prenant pour abrutis  
Et ça raconte des salades, c’est l’hôpital le plus malade   
Quand sera-t-on immunisé, contre la politique de santé 
Que demain ils vont brader, à des fonds hyper blindés
Détenant le monde entier, tout est déshumanisé  

On pâtit de leurs actions - Celles en bourse, obligations
Le parfum de révolution - Goût de métal, libération

 
Metal
 

La fille sauvage

Par Le 2022-01-24

La fille sauvage aux yeux d'émeraude
Des mystères de la forêt s'accommode
Elle flâne parmi les chênes et les ormes
Et s'éloigne du monde des hommes
Là, parmi tous les petits êtres enchantés
Dans son élément, elle est dans le vrai


Fille

Tout ce qui m’entraîne

Par Le 2022-01-10

Tout ce qui m’entraîne, jour après jour 
L’appel des sirènes qui nous rendra sourd
Le vent dans la plaine et tous ses murmures
Libère nos chaînes, guéri nos blessures

Et derrière la haine que porte certains 
Il y a toute la peine de nos lendemains
Vois ce qui m’entraîne et tiens-moi la main
Libère nos chaînes, ouvre le chemin

Tout ce qui m’entraîne et me rend plus fort 
Même si mon cœur saigne, et fait des efforts
Tout ce que l’on traîne, comme coup du sort 
Même si on se démène, dans nos corps à corps

Tout ce qui m’entraîne, un nouvel amour 
Le seul oxygène après lequel on court
Le temps qui s’égrène vers notre futur
Un peu schizophrène, nous portons armures


Ancre
 

Automne dans les bois

Par Le 2021-11-18

Juste à la lisière de la grande forêt
Une cabane en rondins est posée
Ici, on est loin de tout, on pourrait se sentir isolé
Mais, pas plus que le reste du monde, désormais
Seul les prés restent verts aux abords de la saison hiémale
Quand la nature prend ses couleurs fauves et automnales
Au sol tombé, l'épais tapis végétal brunit doucement
Comme les troncs des arbres, ces vieux revenants
Le jaune, le beige, l'orange, le brun et l'ambre
Sont les couleurs qu'on voit depuis la chambre
Sur le mince ruisseau qui coule juste à côté
De frêles esquifs se sont délicatement posés

Tels de bien fragiles vaisseaux végétaux
Les feuilles se laissent emporter au gré de l'eau
Ici, la barque du temps passé glisse très lentement
Et, avec elle, la nostalgie dans le murmure du vent


Automne

Mounette

Par Le 2021-11-08

 

Arrivée un jour de nulle part, à présent y retournant
Jolie boule de poil parmi nous depuis près de dix ans
Tu avais élu domicile dans notre bien modeste logis
Avec un petit jardin, fais tien, et qui t'aura suffit   
Un nom, tu n'en avais pas, tu fus "Mounette" pour moi
Depuis mon enfance, tu ne fus que mon troisième chat
Chaque fois triste à vos départs sur la barque de Râ  
Et moi jurant pourtant que l'on ne m'y reprendrai pas 
Mais, la Source sait bien ce qu'elle pousse vers nous
Pour apaiser nos vies, créer de l'harmonie et du doux  
Voilà quelques jours sans toi et tu nous manques déjà
Comme ces marques d'attentions que l'on avait pour toi
Se lever à pas d'heure pour te faire sortir ou entrer
Te massant longuement le ventre, caresse que tu adorais 
Ces câlins réclamés seulement quand tu le souhaitais
Les boudant lorsque sans ton accord, on les exigeait 
Restant longtemps sans bouger avec toi sur les genoux 
Griffes arrimées pour tenir la position jusqu'au bout
Ton si doux miaulement d'insistance pour avoir la pâté
Quand, esclaves complices, tu nous sommais d'accélérer    
Tes jours et tes nuits passés, enroulée au pied du lit
On entend souvent dire que les chats auraient neuf vies
Tu en as passé une presque entière avec nous, par ici
Partageant aussi tous tes mystères et toute ta magie
Telle Bastet, tête de chat sur un corps de femme
Tu accompagnes parfois les longs voyages de mon âme  
Ton souvenir hantera mes rêves en ton félin paradis   
Merci de nous avoir choisis, même si tu es repartie


Chat mounette
 

 

 

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