Sacrifice



 

Sur l'autel de passe de la vie, j'ai sacrifié tant de choses
Je n'en aurais gardé que mes mots, ma poésie et ma prose
A la lumière incertaine et troublante de tout nouveaux jours
Comme le linge sale et souillé que l'on met dans le tambour
Laver, hériter dans ma bouche, et si dure à dire sans doute
Prostré et blessé sur ma couche, juste laisser tomber la croûte
Peindre demain l'impressionnant tableau de ma Renaissance
M'ouvrir à des senteurs nouvelles, m'enivrer de leurs essences
Ainsi soit-il, au nom d'impairs, du sacrifice et du sain d'esprit
Et mon corps, si loin déjà, si loin de moi, avait renoncé à la vie
Que me veulent ces gens qui m'agressent à longueur de journée
Ils ne sont plus que des voix lointaines dans mon rêve d'éternité
Je sais que demain, dans un jour, une semaine, je serai moi
Quoiqu'il m'en coûte, peu importe la route, enfin devenir roi



Sacrifice

 

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