La peur du noir


Inexorablement, les étoiles filantes traversent la nuit sous les yeux du temps.
Quelque part suspendu dans l'éternité, ton étoile attend.
Tu vois s'éteindre une à une les pâles lueurs de la vie.
Spectateur impuissant, tu contemples leur chute sans répit.
Lorsqu'à l'hiver de ta vie, ton ciel de gros nuages s'obscurçit,
tu implores la clémence de l'éternel pour repousser encore le long sommeil.
Mais la Camarde n'attend pas. Elle va te suivre pas à pas
et la Faucheuse levant le bras te fera passer de vie à trépas.

Tu partiras seul et sans bagages pour ce long et grand voyage.
Que la mort te cueille dans l'insouciance sur la route des vacances
ou se penche sur toi sans appel au plus profond de ton sommeil.
Qu'elle t'arrache à ta jeunesse ou dans les tréfonds de la vieillesse,
Qu'elle soit pour toi le terme de la vie ou une première étape dans l'infini,
elle ne fait pas de différences et nous invite tous dans sa danse.
Que tu la considères avec méfiance ou bien comme une délivrance,
c'est une rude et noble dame qui délivre de sa prison ton âme.
Elle te conduit au portes de la Vérité mais tu hésites avant d'entrer,
galant hypocrite au sein de ton drame, tu lui dis : "Après vous madame..."


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Version musicale de "La peur du noir"

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