Je m'en vais

 

Soleil en Terre, Poète en vers, solitaire
Juste assez solide pour affronter l'hiver
Il faut que ça rime,  il faut que ça trime 
Comme toi, cher Martin, I have a dream


Mais je n'ai pas vocation à être immortel
Car je touche bien assez souvent le ciel
Vous donnez à lire du plaisir, de l'émotion
Vous éclairez, vous poussez à la réflexion

Ouvrant des portes ouvertes le plus souvent
Pas forcément celle du paradis, mort-vivant
Préférant passer par la fenêtre, fol amant
Car je ne sais pas à quoi l'enfer s'attend 

Etre authentique sera déjà bien suffisant
Partager ma folie et être un brin insolent
Artiste, cet étrange état d'âme d'écorché
Art triste, face à la croix rouge, autant plier
 
Peignant champ de colza sous ciel d'orage
Nom d'un premier tableau ou d'un paysage
J'entends toujours le chant de ce rossignol
Même si on lui a coupé les ailes en plein vol

Je véhicule en moi d'étranges contrées
Peu me suivront dans mes rêves oubliés
Encore moins comprendront le tourbillon
Où je tournoie, d'échecs en folles passions

Je ne poserai jamais ma valise de vagabond
Car je garde cette flamme en moi, sublimation
Et même si parfois, je suis cassé, je reste entier
Mes rêves sont plus forts que les limites imposées

Je voudrais réenchanter un monde trop terne
Où notre insatiable curiosité est en berne
Adosser à mes paradoxes, mes contradictions
Je m'en vais par les chemins de la déraison



Valise 1

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×